Un bon patron/ manager, c’est quoi finalement? #Conseils

Être un bon manager, qu’est-ce que ça peut bien représenter si l’on prend le temps de se poser la question? Car c’est bien connu, on ne peut pas plaire à tout le monde, de surcroît si l’on manage une équipe hétéroclite composée d’hommes et de femmes, de différentes cultures, croyances et pire encore si l’on est un manager FEMME qui gère des femmes.

De piètres managers/ patrons, j’en ai croisé et bien qu’à cette époque je n’avais pas encore l’expérience d’être moi-même chef d’entreprise, je voyais déjà ce qui n’allait pas dans leur façon de manager.

Il est une règle d’or que bien des managers oublient: « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse »! Comment voulez-vous que votre équipe vous suive si vous leur manquez de respect au quotidien par exemple? C’est cause perdue. Pour rassembler et fédérer une équipe, pour obtenir de chacun des membres de celle-ci le meilleur de soi-même, en tant que manager/ chef d’entreprise, vous vous devez de faire preuve d‘intelligence émotionnelle.

intelligence émotionnelle du chef d'entreprise manager

INTELLIGENCE EMOTIONNELLE – Mon point de vue, mes conseils

L’intelligence émotionnelle si l’on veut résumer avec très peu de mots cette notion, est la capacité à détecter les émotions (pas les sentiments) de votre entourage professionnel ainsi qu’à interpréter vos propres émotions pour pouvoir obtenir de ces émotions issues des 2 parties, l’optimisation professionnelle.

Auquel cas ma phrase ne soit pas d’une clarté évidente, je veux dire par là qu’un bon manager sait maîtriser ses émotions, les interpréter, capter celles de ses collaborateurs et même anticiper celles-ci pour atteindre un but: ce qu’il y a de meilleur pour l’entreprise.

J’ai eu un patron qui, à titre d’exemple, me disait bonjour un matin sur deux selon son humeur, ne savait absolument pas canaliser ses émotions car il pouvait piquer des colères noires pour trois fois rien, et dénigrait, dès qu’il en avait l’occasion, certains de ses employés dès qu’ils avaient le dos tournés, mais en ma présence. Comment voulez-vous que de mon côté, j’éprouve l’envie de m’investir pour ce patron irrespectueux, colérique, et méprisant? Impossible!

Un bon manager sait également interpréter les expressions non-verbales de ses collaborateurs afin d’en faire sa force pour comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux-ci et donc anticiper tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de son équipe, au bon message qu’il souhaite faire passer, bref, au bon résultat de son entreprise.

En gros, si vous voulez bien manager votre équipe, vous devez rentrer dans la tête de chacun des membres de cette équipe, vous devez observer rapidement et analyser tout aussi rapidement toutes les expressions non-verbales (donc les postures, tics, rictus, expressions du visage, mouvements particuliers de la tête dans un contexte précis, ou des mains etc etc…) de chacun des membres de cette équipe pour faire de cette combinaison émotionnelle, caractérielle donc psychologique et de postures donc d’attitudes corporelles, votre ciment vers le succès. Cependant, vous ne devez pas vous oublier vous même dans ce schéma. Aussi, prenez le temps de vous analyser vous-même afin de montrer l’exemple et que de ce bon exemple en ressorte un effet positif de mimétisme.

Soyez à l’écoute, posez cependant vos règles sinon ce sera la porte ouverte à toutes les fenêtres, soyez psychologue, soyez altruiste tout en ne perdant pas votre objectif car vous n’êtes pas manager ou chef d’entreprise pour faire dans le social ou la psychologie/psychothérapie, NON, votre objectif est tout autre: il est purement économique.

Hurler sur vos collaborateurs n’apportera rien de bon si ce n’est de soulager votre propre colère. J’ai hurlé parfois lorsque j’étais chef d’entreprise car j’ai du mal à garder mon sang-froid face à la connerie humaine à l’état pur. Mais à y réfléchir, n’aurai-je pas plutôt mieux fait de prendre le temps de canaliser mes émotions soit l’agacement, puis l’agacement devenu colère, et donc le volcanisme de ma réaction dont je connaissais les conséquences et d’ailleurs dont les conséquences m’arrangeaient sur l’instant T? Je ne sais pas, car parfois il est très dur de garder son sang-froid face à la pure connerie. Désolée pour cette expression de « pure connerie » mais la vente directe met vos nerfs à rude épreuve, croyez-moi….

Tout ce que je sais, c’est que malgré mes quelques pertes de sang-froid donc mes colères, je pense avoir cette capacité, et de surcroît encore plus maintenant que j’ai pris le temps de me remettre longuement en question et de faire une introspection posée de ce que je suis, à maîtriser une certaine intelligence émotionnelle. Ceci étant, ce n’est pas pour autant que j’ai quelconque perspective de manager prochainement.

intelligence émotionnelle

Pour résumer cet article avec des mots forts simplistes mais percutants: Evitez de vous comporter comme un gros con si vous voulez que l’on vous suive et que chacun collabore à la réussite de votre société ou de celle que vous managez.

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Vécu d’entrepreneur: la vente directe, Analyse et anecdotes #2

Dans mon article précédent je vous dressais une petite liste des perles de VDI de mon réseau et comme je me suis arrêtée à la perle n°3, sur un total de 8, voici donc la suite avec pour démarrer cet article, la jolie perle n°4.

4/ En vente directe, le ba-ba pour récompenser les efforts fournis par vos VDI, abstraction faite de leur payer leurs commissions, vous mettez en place, que ce soit chaque mois, chaque trimestre, des incentives/ challenges, qui s’ajoutent aux commissions dues, afin d’augmenter leur motivation mais aussi pour leur montrer que vous les considérez. C’était donc mon cas. Je mettais en place des incentives avec divers cadeaux, récompenses à gagner, en sus de leurs commissions. Il m’est même arriver pour booster mon réseau encore plus que je souhaitais le booster, de mettre en place des « sur-challenges » soit une récompense supplémentaire cumulable avec l’incentive du mois.

Un jour, alors que j’avais décidé, pour motiver les troupes à leur maximum, de mettre en place un sur-challenge avec des produits de mes gammes à gagner en sus du challenge en cours, l’une de mes VDI, pourtant fraîchement recrutée, a remporté haut la main ce « sur-challenge ». Je lui ai donc fait parvenir ses produits gagnés afin qu’elle reçoive au plus vite ce pour quoi elle avait fait du très bon travail et ainsi lui témoigner toute ma considération.

Savez-vous ce que j’ai eu en retour? Un mail se plaignant qu’elle avait bien reçu ses cadeaux MAIS qu’elle aurait voulu les choisir (OR, il était stipulé dans le libellé de mon sur-challenge que les produits à gagner seraient sélectionnés en interne et non par la VDI gagnante) et que puisque c’était comme ça, elle ne serait presque plus active. (Je tempère les propos car ils vous rendraient aveugles).

vdi cadeau pas satisfaite

5/ Lorsque j’offrais un produit qui n’était pas prévu au programme à une VDI car j’estimais qu’elle avait réellement progressé et/ou fait de gros efforts, c’est très rare que l’on m’ait dit: MERCI. A croire que malheureusement, dès que vous êtes chef d’entreprise, quoique vous fassiez, quoique vous offriez, c’est un dû et comme vous êtes chef d’entreprise, par définition vous passez pour celui/celle qui est bourré d’argent, qui s’engraisse sur le dos de ceux qui travaillent pour vous (ça non, c’est l’inverse, c’est l’Etat qui s’engraisse sur nous chefs d’entreprise, nous il nous reste juste des miettes, tels de vrais Jacquouilles), bref, vous êtes (pardonnez-moi par avance pour cette expression) l’enfoiré(e) de service. Je reviendrai d’ailleurs dans un prochain article sur la perception qu’autrui a de nous, chefs d’entreprise.

6/ Je veux bien reconnaître que j’ai un âge certain donc que je ne suis pas au top du langage « djeuns », mais j’ai régulièrement été obligée de demander à mes VDI qui m’écrivaient par mail de… TRADUIRE ce qu’elles avaient bien voulu m’écrire. D’ailleurs, abstraction faite que je n’y comprenais rien, ce qui me choquait était le manque de respect que d’écrire ainsi à son patron, car même si en vente directe il n’y a pas de notion de subordination, j’étais tout de même au final leur patronne.

Exemple: « Slt (mon prénom), dsl de te répondre ke mnt ms j’avais pls de pc et mon tel été en panne mais tkt je m’occupe de sa dès ke je px. En + ma BM été à l’hopital pr un pb de santé aussi c pa de ma faute. A +. signé X (qui aurait besoin d’un Bescherelle -> ça c’est moi qui le pense et le rajoute). ► Si vous avez tout compris à cette phrase dénuée d’orthographe, de vrais mots, de conjugaison: BRAVO vous pouvez vous lancer dans la vente directe mais prévoyez un abonnement chez Afflelou avant par précaution!

langage sms

7/ Pour continuer dans la lignée du 6/, je ne comptais plus les mails ne commençant ni par « BONJOUR », ne finissant pas non plus par une formule de politesse ou ne serait-ce que « A BIENTÔT », bref, les mails de « ni bonjour, ni merde ni mange » comme il se dit en langage familier. Là encore, il semblerait qu’en plus d’être un râleur, le français soit un mal élevé.

8/ Le super message vocal du répondeur ► Parfois, tentant de joindre l’une de mes VDI, je tombais sur leur répondeur. Je leur avais pourtant toutes expliqué qu’elles se devaient d’avoir une messagerie de répondeur dégageant sérieux, professionnalisme afin d’inspirer la confiance et surtout représenter correctement la société qu’elle représentait soit la mienne. J’aurais mieux fait d’aller faire pipi dans la mer, au moins, non seulement j’aurais vu la mer, mais cela m’aurait évité de perdre du temps car voici ce sur quoi je suis régulièrement tombée en guise de messagerie vocale (censée donner une image professionnelle) ► « Salut vous êtes sur le portable de X (avec les enfants qui hurlent la mort derrière en fond sonore), chuis pas là pour le moment alors rappelez plus tard ». Pire encore, j’ai eu droit aux messageries « blagues » téléchargées de type: (sur une musique à fracasser les tympans) « Yo, chuis là mais j’ai pas envie d’te répondre ducon, alors j’te rappelerai quand j’aurai envie! A + gros naze (rires). Et là, je vous garantis que vous avez envie de 2 choses: passer à travers le téléphone pour étrangler votre interlocuteur auteur de cette messagerie OU aller vous jeter à la mer.

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Vécu d’entrepreneur: RSI et Pôle Emploi, analyse et anecdotes

La suite au prochain article.
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Vécu d’entrepreneur, la vente directe: Analyse et anecdotes #1

Je vous l’ai expliqué, j’ai exercé non seulement en ligne, en B2B, mais aussi en vente directe.

De mon expérience de la vente directe, et donc les conseils que je pourrais donner à ce sujet à tout chef d’entreprise qui envisage de se lancer dans cette voie de distribution très particulière, voici:

La vente directe est souvent uniquement composé d’un réseau de VDI féminins, et ceci n’est pas forcément positif en soi. Car si comme moi vous êtes femme chef d’entreprise, gérer un réseau de femmes, n’est pas une mince affaire. Si vous avez manqué cet article, je vous invite à le lire pour mieux comprendre la suite de mon analyse et de mes anecdotes.

Tout commence avec le recrutement. En vente directe vous recrutez du « tout venant », des personnes ayant besoin d’arrondir leur fin de mois, des personnes sans emploi, des personnes ayant été coupées du milieu du travail depuis des années donc absolument plus dans le bain ni le jargon professionnel, des personnes en difficultés quelles soient personnelles et/ou financières, et  surtout des NON-PROFESSIONNELLES DE LA VENTE. C’est donc pour vous, chef d’entreprise à la tête de ce qui va devenir au fil du temps votre réseau, un réel casse-tête chinois que de vous lancer dans la vente directe car vous allez devoir passer de la notion d’économie, à la notion de social.

Car oui, en gérant des VDI, vous ne pouvez pas employer les mêmes termes que ceux que vous employez avec vos partenaires sinon elles ne comprennent pas une once de ce que vous tentez de leur expliquer. Vous devez employer des termes clairs, simples, accessibles à tous, et surtout être à l’écoute des « aventures ou mésaventures de chacune » donc faire dans le social, ce qui, je vous l’accorde, n’est pas notre vocation, et encore moins la partie la plus agréable d’iceberg.

En plus de donner dans le social, vous devez donner dans le management  (donc l’économie) dosé savamment car si management à la « cool », vos VDI vont faire ce qu’elles veulent et votre CA ne décollera pas, et si management plus « strict », vos VDI feront certes faire plus de CA mais vont vous détester. Compliqué n’est-ce pas?

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Le souci majeur également en vente directe est le TURN-OVER de vos VDI. Même si vous êtes franc et honnête dès le départ en les aidant dans leur démarrage, en les suivant régulièrement mais en leur exposant qu’il faut qu’elles soient construites, patientes car « Paris ne s’est pas fait en un jour », persévérantes, régulières dans leur prospection, relances, suivis etc etc, elles se démotivent très vite car n’écoutent pas ce que vous leur avez prodigué comme conseils. Elles ne savent pas être construites (attention je ne parle pas de TOUTES les VDI, mais d’une bonne majorité), organisées, persévérantes et patientes, régulières. Elles veulent tout tout de suite mais nous savons tous, chefs d’entreprise, que rien ne peut être acquis en un claquement de doigt ou juste parce que NOUS avons décidé que c’était maintenant que l’argent allait rentrer dans nos caisses. Et ça, ne le comprenant pas, les conduit à rapidement arrêter leur activité d’où un TURN-OVER important en vente directe.

L’un des autres soucis en vente directe est que comme à la base les VDI ne sont pas des professionnelles, même si vous les formez, leur donnez tous les outils pour faire un suivi construit avec un tableau tout prêt à juste lire et remplir, elles ne lisent pas ce tableau, ne le suivent pas, et oublient très vite leur formation. Même si vous faites régulièrement des mises au point soit individuelles ou collégiales, sur certaines techniques de force de vente, les barrières « virtuelles » qu’elles se mettent à tort, la notion d’envie et de motivation, vous avez très rapidement l’impression de brasser du vent.

Je me souviens de mes principaux conseils et donc des thèmes récurrents que j’abordais avec mon réseau pour entretenir leur envie, leur motivation, la développer même, et en voici une petite liste non exhaustive:

La notion de « cher »: La plupart avaient cette barrière du « oui mais ma cliente va trouver ça cher ». Moi de leur expliquer que la notion de cher est une notion intrinsèque propre à chacun de nous liée à: notre vécu, c’est à dire le milieu dans lequel nous avons été élevés étant enfant + notre vie actuelle c’est à dire notre niveau de vie, notre pouvoir d’achat maintenant que nous sommes adultes. Aussi ce n’était pas à elles de faire la question et la réponse du « cher » ou « pas cher ».

L’objection, savoir y répondre, ou ne pas y répondre: Un client peut toujours objecter l’un de vos arguments de vente. Parfois il faut répondre à cette objection en fonction de celle-ci avec des arguments renforcés mais sans faire pour autant de « forcing », parfois, répondre de suite à cette objection renforce celle-ci et de ce fait se retourne contre vous pour aboutir à une « non-vente ». Il faut donc apprendre à maîtriser avec patience et au fur et à mesure de ses expériences, les objections clients qui au final sont très souvent les mêmes.

La timidité, la peur du téléphone: Je me suis aperçue, lorsque j’avais des remontées du terrain, que beaucoup de mes VDI avaient 2 soucis majeurs: le premier étant la PEUR de prospecter et qu’on leur réponde un « NON », et le second, la peur de relancer surtout par téléphone pour les mêmes raisons du « NON », peur de déranger son interlocuteur. En gros, elles avaient PEUR de leurs prospects, et peur de leur téléphone. 

Or, un « NON », surtout par téléphone n’a jamais tué personne à ce que je sache et des « NON », j’en ai moi-même essuyé quelques-uns et même moi aussi dit quelques, voir beaucoup de « NON ». Mais si on ne prospecte pas, si on ne relance pas en faisant de l’e-mailing, une petite visite si votre client est près de chez vous, du phoning, le résultat incontournable de ceci est: VOUS NE VENDEZ RIEN et on vous oublie. Et j’ai réellement eu à me battre avec leur peur pendant toute la période durant laquelle j’ai dirigé mon réseau. Pourtant, moi aussi j’avais des peurs (pas les mêmes certes), je ne suis pas surhumaine ni dépourvue de sentiments, mais une peur peut se vaincre, à condition de le vouloir et d’y travailler.

Patience, persévérance, envie, motivation: J’ai rabâché ces 4 mots moult fois à ne plus en avoir de salive, mais ceci a, après réflexion faite, eu peu de portée sur le long terme. En gros, ça rentrait par une oreille pour sortir par l’autre (si ça rentrait d’ailleurs). Dans la vente directe, la réussite est liée à 80% de motivation et d’envie, et 20% de maîtrise des techniques de force de vente. Donc, si nous faisons abstraction de ces derniers 20% que je leur apportais régulièrement, il restait tout de même 80% basiques à la portée de tous pour que la réussite soit au rendez-vous. Certaines ont réussi à mes côtés, mais peu, environ 10% de mon réseau. D’ailleurs, c’est un peu pareil dans chaque réseau de vente directe, vous avez 10% de VDI motivées et efficaces et 90% de VDI qui baissent vite les bras et vous obligent ainsi à recruter sans cesse, inviter vos VDI à coopter, vous avez donc un turn-over conséquent et c’est au bout d’un moment: lassant.

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ANECDOTES DE VDI: Un livre de « perles »

Je pourrais écrire un livre de toutes les perles et anecdotes liées à mon réseau mais pour ne pas faire trop dans le détail, j’ai sélectionné 8 exemples:

1/ Mes VDI avaient toutes une présence sur Facebook dans le cadre de leur activité (profil dit « pro »). Je leur avais demandé de mettre une vraie photo d’elles en photo de profil car comment inspirer confiance, donner envie de contacter une vendeuse si l’on ne sait pas au final à qui nous allons avoir à faire. Certaines ont de suite accepté en comprenant parfaitement le pourquoi de ma demande, d’autres se sont braquées et ont fait plus que de la résistance en prétextant diverses affabulations de type: « Je ne veux pas montrer mon visage sur Facebook car mon ex-mari pourrait me reconnaître » / « Je n’ai pas de photo de moi » (mais bien sûr, et sur son profil personnel, oh bizarre, là elle en a) / « Je ne comprends pas en quoi ça gêne si je mets une photo autre que moi » (j’en déduis qu’elle n’a rien compris à mon fil d’Ariane précédemment expliqué) etc etc…

J’ai donc eu droit à des photos de profil avec le vrai visage de mes VDI, mais j’ai aussi eu droit à BUGS BUNNY et ses copains Looney Tunes!!!, Un prénom écrit en VERLAN (là on frise le wesh wesh qui discrédite tout un réseau), bref, de quoi devenir chèvre. Tant et si bien qu’un jour, fatiguée de ne pas arriver à obtenir une harmonie dans ces photos et donc l’application de ma demande pourtant si basique, que j’ai, en guise de « ras le bol », moi aussi changé ma photo de profil tant que je n’obtiendrais pas une harmonisation totale de ma requête. Je sais, peu de chefs d’entreprise auraient agit ainsi, mais est-ce parce que je suis rebelle, est-ce parce que par moments je suis tel un volcan, une bombe à retardement, ou était-ce déjà les signes annonciateurs de mon épuisement, voici ce que j’étais donc devenue en guise de profil (à prendre au 200ème degré):

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2/ Comme dans beaucoup de réseaux de vente directe ayant des VDI mandataires, mes VDI étaient prélevées du montant de leurs commandes X jours après la date d’expédition de celle-ci, puis ensuite les premiers jours du mois suivant le mois échu, elles recevaient toutes un virement global de leurs commissions dues. Le souci avec les prélèvements, c’est que j’avais très souvent des rejets. Qu’avaient-elles fait des règlements de leurs clientes pour que leur prélèvement soit rejeté, mystère et boule de gomme… Mais le « lol » était tout de même ceci: suite à mon courriel pour informer la/les VDI en rejet de prélèvement(s), je recevais ce type de réponse ► « Désolée oui je sais, mais je ne sais pas pourquoi d’ailleurs car j’ai l’argent sur mon compte! – – – avec signature de bas de courriel: envoyé depuis mon I-PAD »

Heu, je crois que là la folie a commencé à me guetter car moi qui avais un simple Blackberry qui bugait sans arrêt, mes VDI en rejet avaient un I-PAD! Non mais allo quoi, un I-PAD! (Nabila cette fois-ci c’est de mon corps qu’il faut sortir!)

3/ J’ai eu une période durant laquelle, étant tellement surchargée de travail, j’avais découpé mon réseau en zones et établi un avenant à leur contrat à certaines de mes VDI pour répondre à ma place aux questions des VDI qui étaient sur leur zone. Un beau jour, j’ai reçu une question de l’une de mes VDI et n’ayant pas le temps d’y répondre, j’ai transmis cette question par mail à la VDI chargée de répondre à ma place aux VDI de sa zone. Et bien que s’est-il passé en retour, j’ai reçu un second mail de cette VDI questionneuse pour quasi m’insulter car je n’avais pas pris le temps de lui répondre en personne! Mais qui, dans une entreprise NORMALE avec des SALARIES NORMAUX se permettrait une telle réaction et réflexion? ► PERSONNE! …. Et là, vous nagez en plein délire cosmique de la vente directe….

 

4/ La suite au prochain article.

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En route vers l’année 3 de l’entreprise #2 – Année 3

Comme je l’exposais précédemment, j’avais donc après réflexion et analyse de mon chiffre d’affaires issu du B2B, décidé d’ajouter la seule voie de distribution qui me manquait: la vente directe. Je connaissais certaines bases de vente directe mais il fallait que je le reconnaisse, j’avais aussi beaucoup de lacunes pour suffisamment maîtriser le sujet et enfin partir à la recherche de mes futures VDI (vendeur à domicile indépendant).

J’ai donc continué à exploiter mes 2 voies de distribution tout en préparant mon lancement en vente directe pendant plusieurs mois pour qu’au moment de mes premiers recrutements, je sois parfaitement opérationnelle. Ne se lance pas dans la vente directe qui veut et qui a vu de la lumière et veut entrer par curiosité, c’est un secteur très particulier, un réel métier.

Au bout de quelques mois, avec l’aide de professionnels de la vente directe adhérents de la FVD en terme de conseils qu’ils m’auront prodigués, tout était prêt: les documents internes pour mes futures VDI, mon programme de recrutement, de formations, les documents qui allaient être les supports administratifs de mes VDI pour leurs commandes etc etc…

Parallèlement, j’avais à la fois envie d’un nouveau look pour mon site e-commerce, et surtout j’avais besoin de le faire évoluer en vue de cette nouvelle voie de distribution que j’allais ajouter. Aussi, j’ai fait remanier mon site e-commerce par mes webmasters pour le rendre plus performant, plus agréable pour les internautes, et encore plus « pro » d’aspect bien qu’il soit déjà très carré. L’année 3 de mon entreprise démarra donc par un site e-commerce tout beau tout propre, et le lancement à quelques semaines près de mes premiers appels au recrutement de VDI.

Comme j’avais à l’époque déjà une bonne communauté sur Facebook, mes premiers appels au recrutement furent sur ce réseau social. Et je ne sais encore pourquoi, car la vente directe a bien souvent une image « vieillotte » tandis que la majorité des personnes sur Facebook ont moins de 35 ans, soit donc un profil aux antipodes de la « vieillotterie », cela a fonctionné. En quelques mois à peine, j’avais déjà constitué un bon réseau de vente à domicile de mes produits avec des VDI un peu partout en France.

L’impact sur mon chiffre d’affaires a bien entendu été positif, l’impact sur mon volume de travail aussi par contre, et déjà que je n’avais pas de vie, avec cette troisième voie de distribution, je commençais mes journées à 5h30 du matin avant le lever de mes enfants, et les finissaient à bien souvent 23h voir minuit, juste avec les pauses que toute maman fait si elle n’a pas de mode de garde et ne met pas ses enfants à la cantine: celle du midi, celle de la sortie d’école de fin de journée, et les repas (je vous rassure, je prenais tout de même le temps d’une douche!).

Je crois que cette période, même si épuisante, aura été la période durant laquelle je me suis le plus épanouie à être mon propre employeur, à avoir ma propre barque à mener. Même sur Facebook, l’ambiance au sein de ma communauté était joviale, agréable, ma page/communauté drainait des visites pour mon site e-commerce, et les visites étaient transformées. Facebook m’était donc à la fois utile en terme de CA, de taux de conversion, d’e-réputation, de recrutements, et agréable, plaisant même pour être franche.

vente directe et vdi

Seul petit bémol qui a légèrement plombé (mais pas à s’en pendre non plus) mon épanouissement pendant cette période a été ma décision de passer de l’EI en société car plus intéressant fiscalement. Disons que notre cher RSI ainsi que le SIE ont eu légèrement du mal à comprendre que non, je n’avais pas liquidé mon EI, mais transformé mon EI en société.

ANECDOCTE RSI ► N’arrivant pas visiblement à comprendre que mon EI était juste devenue société, j’ai été radiée du RSI en tant que personne physique de mon EI (jusque là, RAS, c’est tout à fait normal), mais ne sachant que faire, ils m’ont radiée tout court! Après que mon cabinet comptable leur ait expliqué (toujours en mode lettre recommandée bien entendu!) maintes et maintes fois le pourquoi du comment, un jour j’ai enfin reçu une nouvelle attestation de prise en charge par le RSI, mais petit souci, il n’y avait plus mes enfants dessus: tour de magie du RSI, ils avaient fait disparaître mes enfants!

Mon cabinet comptable a dont repris ses bonnes habitudes d’appels, lettres recommandées au RSI pour que mes enfants soient de nouveau sur ma carte vitale comme ils l’avaient toujours été. Et là, drôlissime mais VRAI, j’ai reçu pas moins de 4 cartes vitales différentes pour obtenir la bonne avec tout le monde dessus. Une fois il en manquait un, celle d’après j’étais de nouveau seule dessus, bref, un réel grand n’importe quoi.

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** Je passe du coq à l’âne en faisant une parenthèse moins drôle cette fois par contre mais toujours concernant le RSIFuturs chefs d’entreprise, sachez que même après l’arrêt de votre société, le RSI continuera à faire du grand n’importe quoi et vous demandera de payer des cotisations trimestrielles et de régularisation non seulement erronées mais en plus de cela d’un montant on ne sait pourquoi, exorbitant! Préparez-vous d’ores et déjà mentalement à cela auquel cas vous cesseriez d’exercer en indépendant et liquideriez votre société, car je n’y étais pas prête et dans l’état où je suis actuellement, le choc est réellement dur à encaisser….**

Après plusieurs mois à jongler avec 3 voies de distribution, constatant encore de manière plus flagrante la baisse de mon chiffre d’affaires provenant du B2B et surtout épuisée physiquement, j’ai dû prendre à nouveau le temps de réfléchir vite et bien sur la position qu’il me fallait prendre pour le bien de ma société. Soit je conservais les 3 voies, mais sachant que j’en avais une qui devenait de plus en plus fragile: B2B, soit je coupais la tête à l’une de ces voies pour me focaliser sur celles qui étaient les plus rentables. J’ai alors décidé que pour la prochaine collection saisonnière de mes produits, je stopperais le B2B et ne conserverais que mon site e-commerce et la vente directe.

L’été passe tranquillement, le réseau par contre est quasi inactif pendant cet été là (mais c’est ainsi en vente directe, il faut juste le savoir et l’anticiper en terme de trésorerie), je prends quelques jours de congés en famille (lorsqu’on est chef d’entreprise, seul aux commandes de son propre bateau, il est fort rare de prendre plus d’une semaine de vacances et si vous êtes dans l’entrepreneuriat de type TPE/PME, vous le savez tout autant que moi) pour me préparer à une rentrée je l’espère à l’époque en trombe, et ce avec une mine un peu moins décrépie par mes heures de travail cumulées tout au long des mois précédents. Et là, malheureusement, je n’arrive même plus à me souvenir comment tout à commencé mais tout ce que je sais c’est que mon cauchemar a commencé.

 

Année 4 de mon ENTREPRISE: le CAUCHEMAR #1

La suite au prochain article.
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Année 1 et 2 de l’entreprise #4

Mon article précédent vous exposait mon expérience dans le B2B avec franchiseurs et franchisés. En B2B, j’ai d’autres témoignages, anecdotes et constatations à vous faire partager.

Comme mes produits étaient saisonniers, en fin de saison, j’avais besoin non seulement de vider mes stocks de la saison terminée mais aussi de rentrer de la trésorerie au maximum pour absorber le plus possible celle investie dans les nouvelles collections ► Fléau de base du jeune chef d’entreprise: son BFR (pour les non avertis: Besoin en Fonds de Roulement que nos amis les banques ne financent pas). J’ai donc les 2 premières années eu recours parfois à des annonces sur des plateformes dédiées au déstockage. Et comme dirait la phrase assez familière:« tu peux mais c’est dangereux! »

Dangereux? Pourquoi?Pour votre santé mentale! Parce que sincèrement, entre le « nanard » de service qui, à peine s’être courtement présenté et tout juste vous avoir dit pourquoi il vous appelle, vous demande d’entrée, de baisser votre prix alors que déstockage oblige, celui-ci est déjà plus que très bas, entre celui qui vous a confondu avec un « marchand de tapis », ou celui qui vous fait croire qu’il met une réelle option d’achat puis disparaît dans la nature (tout au moins ne procède pas au virement de votre pro-forma et surtout ne répond plus au téléphone), vous DEVENEZ CHEVRE!

Un conseil si vous avez besoin de vous débarrasser de collections passées: passez par des sites de ventes privées adaptés à vos produits et clientèle cible, au moins vous aurez de réels interlocuteurs en face de vous, pas des guignols (je n’ai rien contre les marionnettes et étant petite j’aimais beaucoup la chanson du même nom de Chantal Goya! – Humour cynique et sarcastique certes -).

B2B

Pour avancer dans la chronologie, à la fin de la seconde année de vie de mon entreprise, j’ai pris le temps d’analyser mon chiffre d’affaires issu du B2B et j’ai pu constater que plus les mois passaient, plus les commandes de mes revendeurs étaient petites et plus ils m’exposaient au téléphone avoir des grosses difficultés de trésorerie. Je les comprenais et les comprends toujours d’ailleurs. Comment voulez-vous, si vous avez à titre d’exemple une boutique de vêtements non franchisée, rivaliser avec toutes ces grosses enseignes du textile qui cassent les prix en permanence (l’anniversaire XY, la semaine de folie, les soldes avant les soldes, les soldes après les soldes etc etc…  et pourquoi pas la Fête du Slip tiens?!) et peuvent communiquer à foison sur tous types de support? C’est presque mission impossible lorsque l’on connaît le coût d’une campagne de simples flyers recto/verso distribués en boîtes à lettres. Pour une grosse enseigne en revanche, ces campagnes représentent des cacahuètes, mais pas pour un indépendant. La bataille est donc inégale. Et au fil des mois j’ai commencé à perdre certains de mes revendeurs car en fermeture définitive. Parallèlement, en même temps, je commençais aussi à voir certains de mes homologues e-commerçants fermer les uns après les autres. A tel point que je me souviens avoir été prise de panique en me disant que la prochaine, ce serait moi… Mais non. J’ai eu l’impression pendant une époque d’être comme le Dernier des Mohicans.

Je suis donc passée par une phase de réflexion et de remise en question afin de ne pas subir le même sort que beaucoup de mes revendeurs et beaucoup de mes pairs e-commerçants.

C’est à ce moment là que j’ai réalisé une chose: nous, chefs d’entreprise de type TPE/PME, nous nous sentons bien seuls parfois, isolés, torturés par les choix à faire avec personne pour nous guider si vous n’avez pas d’associé (ce qui était mon cas). D’ailleurs après coup, j’aurais dû adhérer à des associations telles que CGPME qui est présente dans toutes les régions, avec bien souvent un Pôle Femmes, mais je n’en avais pas le temps car la tête dans le guidon et trop de multi-casquettes à porter.

Quoiqu’il en soit, je n’avais pas le temps de trop m’attarder à m’apitoyer et il fallait que je réfléchisse vite et bien.

De là est sorti une idée issue de cette analyse: il n’existe que 3 voies de distribution: en boutique, en VPC (e-commerce), en vente directe. J’avais déjà la première et la seconde, il ne me manquait que la troisième. C’est ainsi que pour pallier à une baisse éventuelle et notable de mon chiffre d’affaires, et donc une stagnation de ma progression, j’ai décidé de travailler à maîtriser la vente directe et d’ajouter une fois ce sujet maîtrisé cette voie de distribution à mon actif.

 

En route vers l’année 3 de mon ENREPRISE #1

La suite au prochain article.

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