Après le dépôt de bilan, bilan d’ex-chef d’entreprise #Analyse

L’année 2014 va bientôt s’achever et depuis plusieurs jours, lorsque je réfléchis à cette année écoulée, je me dis que je reviens réellement de parmi les morts et c’est peu de le dire… En effet, une étude récente a soulevé un taux que j’estime plus qu’alarmant, celui d’un suicide de dirigeant d’entreprise tous les 2 jours et pourtant, cette étude ne fait pas la « UNE » des informations télévisées, quelle triste constatation…

Depuis une année, j’aurai enchaîné souffrance de chef d’entreprise, dépôt de bilan, mésaventures avec le RSI qui m’aura remercié de mes bons et loyaux services de dirigeant pendant 5 années par une régularisation de mes cotisations de l’an passé (et pas une petite régularisation!), continuité de mes désagréables correspondances avec la DGCCRF, et enfin, une dépression sévère qui aura bien failli me coûter la vie. Purée que c’est tout de même étrange de parvenir enfin à regarder en arrière et de se dire que l’on a été comme dans un film de Quentin Tarentino bien barré du cerveau sans que l’on ai rien demandé et que ce film est, je l’espère de tout coeur, enfin terminé. Il le sera réellement lorsque mon échéancier de régularisation de cotisations N-1 RSI sera bouclé, et que mon dossier avec cette chère inspectrice (saloperie serait plus adapté) de la DGCCRF sera clos une bonne fois pour toutes…

Que de points de suspensions dans ces quelques lignes précédentes, cela en dit long sur ma perplexité vis à vis de 2014 écoulé, et sur cette alarmante situation qui touche de plein fouet les chefs d’entreprise actuels.

Il est une question tout de même qui me taraude: Pourquoi de plus en plus de chefs d’entreprise finissent-ils par se faire sauter la tête? Et surtout pourquoi personne ne fait rien pour endiguer cette montée en puissance de suicides? Bonnes questions auxquelles j’ai la réponse pour la première mais pour lesquelles je n’ai pas la réponse pour la seconde.

Evidemment que les chefs d’entreprise français sont de plus destinés à finir entre 4 planches après avoir tiré leur révérence volontairement lorsque l’on voit ce que le Pingouin a planté comme MERDE en France! Bien que Manuel Valls prône que son gouvernement « is Pro Business », il faut juste ouvrir les yeux sur le fait que NON, le gouvernement Valls/Pingouin est juste « Pro Dépôt de Bilan et Pro Liquidation Judiciaire des entreprises françaises » en raison des multiples freins, non-sens, incompétences diverses et variées des services administratifs avec le RSI en tête de ces incompétences, des taxes et sur-taxes, bref, d’un tout qui provoque un tourbillon extrêmement nocif pour tout chef d’entreprise qui se respecte.

Il est quasi improbable qu’un être humain ne finisse pas par disjoncter totalement lorsque l’on supporte ce que supportent les chefs d’entreprise actuels! Pour ma part, entre l’extrême fatigue des heures passées à m’acharner au travail (heures impossibles à chiffrer), les soucis liés aux charges et diverses taxes à payer, les soucis liés à motiver mes troupes, les soucis liés au parasitisme des administrations qui vous font tourner en rond et dépenser du temps et de l’argent à vous justifier, la perspective de la perte de ma société puis la perte de celle-ci, si je suis encore vivante, c’est non pas grâce à une cellule de crise mise en place par le gouvernement pour soutenir les chefs d’entreprise en souffrance et en détresse totale (oh non, le gouvernement n’aura rien fait pour m’éviter le burn-out ni l’envie de ne plus jamais me réveiller pour fuir mon monde devenu un enfer de chef d’entreprise puis d’ex-chef d’entreprise), c’est grâce au soutien de mes proches qui ne m’ont pas lâché une seule journée ou même demi-journée toute seule sachant que si je me retrouvais sans personne pour veiller sur moi et me surveiller, c’était certain, je me serais fait sauter la tête.

suicide des patrons

Si j’avais à adresser quelques lignes à tous les chefs d’entreprise, dirigeants de société en France qui se battent comme des lions pour survivre, sauvegarder leurs emplois, éviter la faillite coûte que coûte, voici ce que j’écrirais:

« Chefs d’entreprise et dirigeants de France, tenez-bon car vous êtes le coeur de l’économie bien que votre gouvernement n’ait de cesse de toujours vous appuyer sur la tête. Vous êtes le cerveau de ce corps appelé EMPLOIS, et sans cerveau, le corps ne devient qu’enveloppe dépourvue de toute réaction et action. Certes vous êtes le dindon de la farce, la vache à lait de l’Etat, le souffre douleur des administrations comme le SIE, le RSI (qui me dégoûte encore plus depuis que j’ai regardé l’émission sur ces centres d’appels qui traitent les dirigeants comme de la merde), l’URSSAF et j’en passe. Cependant sans vous l’Etat français ne se résume qu’à être un blaireau monumental qui distribue des aides à ceux qui n’en n’ont pas forcément besoin. Fédérez-vous pour ne plus subir tant de pressions, contraintes, incohérences et aspirer à retrouver une économie et une consommation dignes de ce nom! Fédérez-vous pour rendre la monnaie de sa pièce au RSI qui vous pourrit la vie et vous réclame sans cesse des appels à cotisations et/ou régularisations de cotisations tout droit sorties du chapeau tel un mauvais tour de magie. Dites stop au Pingouin avant 2017 pour que la France cesse de s’enfoncer et vous avec. Bref, puisque vous êtes le cerveau de ce corps appelé EMPLOIS, faites travailler ce cerveau en vous unissant car seuls chacun dans notre coin nous ne pouvons et vous ne pouvez pas faire grand-chose. Courage et surtout ne vous laissez jamais aspirer par le tourbillon d’un burn-out car ce tourbillon est bien trop dangereux et dévastateur! Soyez fiers de vous et de vos accomplis, vous le pouvez et vous le méritez. Je souhaite à tous, encore un beau chemin sur les routes de l’entrepreneuriat et de la direction, ainsi qu’une longue vie pérenne à vos entreprises. »

Petite dédicace aparté également aux parasites des réseaux sociaux qui sont tout aussi nocifs pour nous, chefs d’entreprise: Que Facebook décline tant, que vous vous sentiez à votre tour enfin bien seuls et que votre fausse toute puissance sur la toile cesse enfin pour que vos tristes petites vies de peureux minables reviennent à ce qu’elles auraient toujours dû être sans ce Facebook parasite (d’ailleurs qu’elle idée saugrenue de baptiser des personnes dans nos contacts des « amis », un ami ce n’est pas un inconnu ou presque derrière son clavier). A vous parasites Facebookiens et bloguesques, je ne vous souhaite pas tout le meilleur pour l’année 2015 à venir dès demain, loin de là, je vous dédaigne telle une crotte de chien que l’on évite sur le trottoir pour ne pas salir ses Louboutin (bien que je n’en aie pas).

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De chef d’entreprise en souffrance à employée à la bougeotte guérie!

Mon dernier article sur ce blog date maintenant d’il y a plus d’un mois en arrière, et j’y exposais que: « ça y est, j’avais trouvé un emploi ».

Je devais également ne revenir ici que pour y faire l’article de la fin, mais au final, (certes, je vais enfin finir par cracher le morceau sur celles qui auront fait de ma vie de chef d’entreprise, un enfer sur Terre) je préfère reprendre de temps à autres ce que j’ai à dire lorsque je ne travaille pas. Eh oui, aujourd’hui je suis en RTT (Le fameux Repose-Toi-Toutletemps que je détestais tant quand j’étais à mon compte!). Non loin que j’aime aujourd’hui ce système de RTT car je préfère travailler plus pour gagner plus (tant que le Pingouin sera au pouvoir, c’est juste une utopie grandiose mais bon, l’espoir fait vivre!), mais c’est ainsi, mon rythme est obligatoirement ponctué de temps de repos et de surcroît aujourd’hui car un changement s’opère déjà.

Pour éviter de partir dans tous les sens, je reprends le titre de mon article qui en dit long sur ce qui va suivre. En effet, après un peu plus d’un mois de travail, et bien je change déjà de travail! Comme quoi, la vie est drôlement faite, moi qui peinais depuis des mois à trouver un emploi, voici qu’après un mois en poste, j’ai eu une opportunité plus intéressante qui me fait déjà avoir la bougeotte.

Ce que je retiens de ce mois en tant qu’employée, abstraction faite que, je dois l’avouer, j’ai réellement eu du mal sans pour autant le montrer à me positionner en tant qu’employée dans ma tête d’ex-chef d’entreprise, est que je suis guérie de ce mal-être qui me rongeais depuis des mois. Oui, ce mois passé dans un nouveau contexte, avec son bref lot de positif et de négatif, aura permis à mon caractère naturel de refaire surface soit de redevenir positive, battante, observatrice, et confiante.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à continuer mon chemin vers la récupération totale de mes pleines capacités mais je n’en suis pas loin. Ce qui me donne envie de reprendre l’écriture sur ce blog, et d’en profiter pour faire plaisir à un ami qui aurait bien besoin que quelqu’un se dévoue à écrire sur la toile la mésaventure qui lui est récemment arrivée professionnellement: La mésaventure de l’immersion chez Amazon, ce géant américain du web, qui traite ses employés comme on traite des boeufs dans un abattoir.

chemin d'ex chef d'entreprise devenue employée

 

Amazon, un univers impitoyable à la limite de la légalité

La suite au prochain article.

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De chef d’entreprise à employée: JOIE!

Dans mon article précédent je vous faisais part de mes 3 décisions: celle de ne revenir sur ce blog que lorsque j’aurai trouvé un emploi, celle d’y faire l’article de la fin pour enfin me débarrasser de tous les non-dits qui auront fait de ma vie un enfer de chef d’entreprise puis d’ex-chef d’entreprise en grande souffrance morale et physique, et enfin, celle de ne plus conseiller qui que ce soit concernant l’entrepreneuriat étant donné que tout le monde s’en tape bien que j’aie pu vivre un enfer.

Me revoilà donc car décision n°1: CHECK! J’ai trouvé un emploi! Forcément je ne dirai ni lequel, ni où, ni quoi ni qu’est-ce car je veux avant tout dorénavant tourner la page et encore plus me préserver qu’avant. La seule ironie du sort que je puisse tout de même vous partager à ce sujet, est que nous étions beaucoup à avoir postulé pour ce poste et que si j’ai été prise plutôt qu’une autre personne est……… certes le fait de correspondre en terme de compétences mais d’avoir été moi aussi chef d’entreprise. Ahhhhhhhhh que ça fait du bien de se dire qu’en plus de trouver du travail, je l’ai décroché car j’ai eu le courage de moi-même diriger une société (ça change de la plupart des recruteurs qui ne voulaient pas de moi en raison de cette expérience professionnelle sur mon CV car de suite relayée au rang des potentielles employées ingérables puisqu’ayant moi-même géré).

Je vais donc passer du statut de femme chef d’entreprise, puis ex-chef d’entreprise en souffrance et pauvre laissée pour compte qui envoyait au moins 5 à 6 CV par jour depuis des mois, à celui d’employée. Et comme je n’ai pas d’égo, je m’en contrefiche comme de l’an 40 de ne plus être « à la tête de » mais « derrière le ». L’essentiel est que je puisse enfin sortir la tête de l’eau financièrement, retrouver l’envie de sourire, de rire, et de me reconstruire au travers d’un emploi car je l’ai souvent dit: « Le travail est salvateur de beaucoup de maux ».

Maintenant j’espère de tout coeur que ma période d’essai sera concluante et qu’ainsi je serai définitivement l’employée qui donne entière satisfaction à sa Direction. Et loin de moi l’envie d’être une sournoise Calife à la place du Calife, tout ce que je veux est garder ce job le plus longtemps possible et mettre mes compétences et connaissances entièrement au profit de mon employeur et de son équipe, soit mes nouveaux collègues de travail.

joie

Ce qui m’amène donc à ma décision N°2: l’article de la fin…. Ahah, bonne colle, que contiendra-t-il cet article? Les pseudos des blogueuses hyènes et facebookiens moulesques qui m’auront pourri la vie? Le nom de mon inspectrice de la DGCCRF histoire qu’un gentil clown aille l’attendre à la sortie du bureau une hache en plastique à la main pour lui faire « chier de peur dans son froc »? (oui oui je sais c’est extrêmement vulgaire, mais comment employer des termes polis envers une personne aussi pourrie?), le vrai pseudo de PassWord sur Facebook (quoique bof, pas super passionnant étant donné que cette dame est la championne des faux profils mais bon, on y voit quand même bien sa tête lorsqu’on fouille un peu), ou son nom, idem pour R2D2? Peut-être que mon article contiendra aussi sa dose de soude décapante à propos de certains tabous comme celui de ne pas prendre suffisamment en compte la souffrance des chefs d’entreprise, la souffrance des VRAIS demandeurs d’emploi etc etc… Ouch, quoiqu’il en soit, je vais prendre TOUT MON TEMPS lorsque je serai en week-end pour réfléchir à cet article pour qu’il soit un vrai feu d’artifice de soude caustique.

Concernant ma décision N°3 soit celle de ne plus conseiller ni chef ni futur chef d’entreprise, il n’y a rien à ajouter, que chacun se débrouille, car au final, tout ce que j’aurai appris en tant que chef d’entreprise, je l’aurai appris seule ou avec très très peu d’aide et de soutien. Les seuls soutiens que je ne veux jamais oublier:

1/ Celui de mon collaborateur comptable qui, comprenant que je voulais comprendre ce qu’il faisait avec ma comptabilité, m’expliquait avec patience les rouages comptables pour que j’y sois plus familière car il est certains termes et certaines opérations comptables plus que complexes à intégrer.

2/ Celui de mes webmasters qui m’auront indiqué comment maîtriser le SEO (référencement).

3/ Celui de mes interlocuteurs chargés de mes transactions d’import- export qui m’auront tous autant qu’ils sont, aidé à améliorer mes connaissances en cette matière.

En attendant THE article de la fin, merci à vous qui m’aurez lue jusqu’à présent. Et merde à celles (et éventuellement ceux) que j’ai vu lire UN article plus que les autres en une seule journée (hé oui, j’ai gardé les mêmes habitudes à consulter les statistiques comme au bon vieux temps) suite à ma photo postée de dos dans mon article précédent: l’article parlant de la blogosphère ce Dallas impitoyable. Si vous m’avez reconnue, vous-autres à qui je dis merde, je m’en fiche: I’M HAPPY CUZ I HAVE A JOB!* (*Je suis heureuse car j’ai un travail!) et surtout, serrez les fesses, car je me marre par avance de ce que j’écrirai dans… on verra quand 😀

victoire 1

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Lorsqu’une ex-chef d’entreprise murmure à l’oreille des chevaux

Je ne cache pas que je suis très « Brigitte Bardot » et que j’aime beaucoup les animaux. Je regrette d’ailleurs au plus haut point de ne pas avoir fait des études me permettant d’exercer un métier en rapport avec les animaux, comme vétérinaire, même si je pense que j’aurais eu énormément de mal avec l’euthanasie.

Pourquoi est-ce que j’aime les animaux? ► Car un animal n’étant pas doté de pensée, s’il vous accepte, il vous sera toujours loyal et fidèle, tandis qu’avec un humain, c’est tout autre chose… Et en règle générale, l’humain m’a beaucoup déçue.

Pourquoi ce titre? ► Parce que c’est moi sur cette photo, et là je parle à ce cheval et j’ai presque plus de choses à lui dire qu’à un humain et au moins, se laissant caresser, me faisant même un câlin, je sais que lui, cheval qu’il est, ne me mordra pas car s’il avait dû le faire, il l’aurait déjà fait depuis le temps où je suis à ses côtés.

équithérapie

Qu’est-ce que l’ex-chef d’entreprise saltimbanque que je suis aujourd’hui pourrait bien avoir à murmurer à l’oreille des chevaux? ► Beaucoup de choses mais au final que l’on peut résumer en peu de phrases:

« Que Dieu ou Dame Nature ou même le Père Noël fasse que cet article soit vu et lu, que de ce fait l’ensemble de mes articles précédents soient lus aussi et que grâce à l’opération du Saint Esprit ou celui de ma grand-mère, mes murmures à ce cheval soient entendus! Ma décision est prise et au final j’en prends 3.

La première est: de ne plus venir sur ce blog tant que je n’aurai pas trouvé un emploi car je n’ai plus envie de repenser que j’ai pu être chef d’entreprise étant donné que c’est essentiellement en raison de cette expérience professionnelle que je fais fuir les recruteurs, partant du principe que je ne serai pas gérable (foutaise mais bon, on ne me laisse même pas une chance de prouver le contraire).

La seconde est: de revenir sur ce blog pour faire l’article de la fin lorsque j’en prendrai le temps et l’aurai décidé parce que pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai accompli quelque chose qui m’a prouvé que JE POUVAIS ENCORE DECIDER.

La troisième et dernière est: de ne plus donner de conseils aux chefs d’entreprise ou futurs chefs d’entreprise car au final l’humain s’en fout bien comme de l’an 40 de ce que vous pouvez dire, faire ou devenir. Je pense donc dorénavant comme un humain soit à MOI ET MOI SEULE. J’envisage même de faire une grève de la faim pour tenter d’attirer l’attention sur le fait que cela fait des mois que je tente de refaire surface après tout ce que l’on m’aura fait traverser et que malgré tout cela, tout le monde s’en tamponne! Donc pourquoi ne pas faire une grève de la faim après tout? Personnellement, ceci m’est facile. Par contre vu que je suis déjà épaisse comme un stylo, il ne faudra pas trop tarder à être réactifs vous, de l’autre côté de l’écran, sinon, la personne aux capacités et compétences avérées que je suis sera très rapidement un vulgaire tas d’os. De surcroît, malgré tout le temps que j’aurai pris pour me remettre en question et m’analyser, je retiens encore et encore toujours la même chose: I WIN! (JE gagne!) Aussi que l’on me prouve que je peux perdre en prêtant attention à mon histoire et me sortant de la situation précaire dans laquelle je suis: J’ATTENDS, je vous ATTENDS. »

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Un bon patron/ manager, c’est quoi finalement? #Conseils

Être un bon manager, qu’est-ce que ça peut bien représenter si l’on prend le temps de se poser la question? Car c’est bien connu, on ne peut pas plaire à tout le monde, de surcroît si l’on manage une équipe hétéroclite composée d’hommes et de femmes, de différentes cultures, croyances et pire encore si l’on est un manager FEMME qui gère des femmes.

De piètres managers/ patrons, j’en ai croisé et bien qu’à cette époque je n’avais pas encore l’expérience d’être moi-même chef d’entreprise, je voyais déjà ce qui n’allait pas dans leur façon de manager.

Il est une règle d’or que bien des managers oublient: « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse »! Comment voulez-vous que votre équipe vous suive si vous leur manquez de respect au quotidien par exemple? C’est cause perdue. Pour rassembler et fédérer une équipe, pour obtenir de chacun des membres de celle-ci le meilleur de soi-même, en tant que manager/ chef d’entreprise, vous vous devez de faire preuve d‘intelligence émotionnelle.

intelligence émotionnelle du chef d'entreprise manager

INTELLIGENCE EMOTIONNELLE – Mon point de vue, mes conseils

L’intelligence émotionnelle si l’on veut résumer avec très peu de mots cette notion, est la capacité à détecter les émotions (pas les sentiments) de votre entourage professionnel ainsi qu’à interpréter vos propres émotions pour pouvoir obtenir de ces émotions issues des 2 parties, l’optimisation professionnelle.

Auquel cas ma phrase ne soit pas d’une clarté évidente, je veux dire par là qu’un bon manager sait maîtriser ses émotions, les interpréter, capter celles de ses collaborateurs et même anticiper celles-ci pour atteindre un but: ce qu’il y a de meilleur pour l’entreprise.

J’ai eu un patron qui, à titre d’exemple, me disait bonjour un matin sur deux selon son humeur, ne savait absolument pas canaliser ses émotions car il pouvait piquer des colères noires pour trois fois rien, et dénigrait, dès qu’il en avait l’occasion, certains de ses employés dès qu’ils avaient le dos tournés, mais en ma présence. Comment voulez-vous que de mon côté, j’éprouve l’envie de m’investir pour ce patron irrespectueux, colérique, et méprisant? Impossible!

Un bon manager sait également interpréter les expressions non-verbales de ses collaborateurs afin d’en faire sa force pour comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux-ci et donc anticiper tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de son équipe, au bon message qu’il souhaite faire passer, bref, au bon résultat de son entreprise.

En gros, si vous voulez bien manager votre équipe, vous devez rentrer dans la tête de chacun des membres de cette équipe, vous devez observer rapidement et analyser tout aussi rapidement toutes les expressions non-verbales (donc les postures, tics, rictus, expressions du visage, mouvements particuliers de la tête dans un contexte précis, ou des mains etc etc…) de chacun des membres de cette équipe pour faire de cette combinaison émotionnelle, caractérielle donc psychologique et de postures donc d’attitudes corporelles, votre ciment vers le succès. Cependant, vous ne devez pas vous oublier vous même dans ce schéma. Aussi, prenez le temps de vous analyser vous-même afin de montrer l’exemple et que de ce bon exemple en ressorte un effet positif de mimétisme.

Soyez à l’écoute, posez cependant vos règles sinon ce sera la porte ouverte à toutes les fenêtres, soyez psychologue, soyez altruiste tout en ne perdant pas votre objectif car vous n’êtes pas manager ou chef d’entreprise pour faire dans le social ou la psychologie/psychothérapie, NON, votre objectif est tout autre: il est purement économique.

Hurler sur vos collaborateurs n’apportera rien de bon si ce n’est de soulager votre propre colère. J’ai hurlé parfois lorsque j’étais chef d’entreprise car j’ai du mal à garder mon sang-froid face à la connerie humaine à l’état pur. Mais à y réfléchir, n’aurai-je pas plutôt mieux fait de prendre le temps de canaliser mes émotions soit l’agacement, puis l’agacement devenu colère, et donc le volcanisme de ma réaction dont je connaissais les conséquences et d’ailleurs dont les conséquences m’arrangeaient sur l’instant T? Je ne sais pas, car parfois il est très dur de garder son sang-froid face à la pure connerie. Désolée pour cette expression de « pure connerie » mais la vente directe met vos nerfs à rude épreuve, croyez-moi….

Tout ce que je sais, c’est que malgré mes quelques pertes de sang-froid donc mes colères, je pense avoir cette capacité, et de surcroît encore plus maintenant que j’ai pris le temps de me remettre longuement en question et de faire une introspection posée de ce que je suis, à maîtriser une certaine intelligence émotionnelle. Ceci étant, ce n’est pas pour autant que j’ai quelconque perspective de manager prochainement.

intelligence émotionnelle

Pour résumer cet article avec des mots forts simplistes mais percutants: Evitez de vous comporter comme un gros con si vous voulez que l’on vous suive et que chacun collabore à la réussite de votre société ou de celle que vous managez.

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Comme un lion en cage!

Moi qui avais l’habitude de faire des journées de folie lorsque j’étais chef d’entreprise, même malade, je travaillais entre 9h à 15h par jour tant j’étais débordée (c’est d’ailleurs ce que l’on appelle du présentéisme acharné et c’est aussi ce qui peut conduire à un épuisement physique et moral, ce danger pour tout chef d’entreprise), maintenant que mes journées sont composées uniquement depuis des mois de réponses à des offres d’emploi sans pourtant arriver à en décrocher un, je tourne comme un lion en cage.

En gros, je n’en peux plus de ne plus sortir de chez moi, je n’en peux plus de ne plus ramener fièrement mon gagne pain et le gagne pain pour mes enfants à la maison, je n’en peux plus de me sentir inutile et de ne rien faire de productif.

Ce matin, je discutais avec l’un des mes anciens pairs chef d’entreprise qui recrute, mais pas du tout pour un poste pour lequel je pourrais être qualifiée car rien à voir avec mes champs de compétences. Il me disait que c’était la première fois que, pour une création de poste qui n’est pas une nouveauté en soi quant à son libellé et au sein de sa société, il recevait autant de CV. Il en a même reçu des improbables tant la distance à parcourir pour son potentiel futur employé est grande entre son lieu d’habitation, et son lieu de travail. C’est un poste généralement occupé par des hommes, et bien il a même reçu des candidatures de femmes. En gros, il m’a confirmé que je n’étais pas au bout de mes peines pour trouver un emploi car lui-même était stupéfait du nombre de personnes se précipitant à envoyer leur CV en si peu de temps que son annonce était visible. Je risque donc de tourner comme un lion en cage un sacré moment encore et je n’en peux plus…

On se croirait dans la pièce « Le Cid » De Corneille« Oh rage oh désespoir! »…. Version 2014 => « Mais quand vais-je donc sortir de cette situation pourrie?! »

C’est très dur comme je l’expliquais dans un précédent article, de perdre son entreprise. C’est une véritable souffrance morale et même physique. Mais je n’imaginais pas que cette souffrance allait perdurer après cette perte, pire encore, être accentuée par le fait de ne pas trouver de travail, ne serait-ce qu’un travail tout simple pour lequel je serais sur-qualifiée…

C’est très dur de passer de la vitesse d’une voiture de course à celle d’un vélo vu que je n’ai rien à faire hormis chercher encore et encore la moindre annonce d’offre d’emploi.

C’est très dur de ne pas avoir de réponse à mes candidatures ou pire encore de lire un NON « malgré mes compétences » (je cite). A cela j’ai envie de dire: « Si je suis compétente, alors POURQUOI NON? »

lion en cage

Bref, c’est très dur tout court et j’ai l’impression qu’après avoir mené un dur combat pour faire vivre et grandir ma société, après avoir décidé, pour ne pas mourir moi-même de l’arrêter, de mener un nouveau combat très dur lui aussi: celui de trouver de quoi arrêter de tourner comme un lion en cage (ce qui d’ailleurs se cumule avec mon combat contre la maladie, mais sur celui-là, j’ai l’impression de progresser un peu même si je reste très très fragile).

J’imagine bien que je suis loin d’être la seule dans ce cas aux vues des fermetures de sociétés et liquidations en tout genre ces derniers mois … malheureuse triste constatation.

A souhaiter que je puisse prochainement avoir moins de temps pour ce blog, cela voudra dire que j’ai enfin arrêté de tourner en rond et que je suis de nouveau le pied à l’étrier du TRAVAIL. A ce sujet, cela fait plusieurs fois que je me pose la question de continuer ou non ce blog même si je ne trouve pas un travail, car j’ai une idée sous-jacente, mais pour le moment je n’en dirai pas plus. Si je l’arrête, il aura un article de fin digne de mon pseudo, il sera extrêmement caustique mais tellement empli de vérités..

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