Vécu d’entrepreneur, la vente directe: Analyse et anecdotes #1

Je vous l’ai expliqué, j’ai exercé non seulement en ligne, en B2B, mais aussi en vente directe.

De mon expérience de la vente directe, et donc les conseils que je pourrais donner à ce sujet à tout chef d’entreprise qui envisage de se lancer dans cette voie de distribution très particulière, voici:

La vente directe est souvent uniquement composé d’un réseau de VDI féminins, et ceci n’est pas forcément positif en soi. Car si comme moi vous êtes femme chef d’entreprise, gérer un réseau de femmes, n’est pas une mince affaire. Si vous avez manqué cet article, je vous invite à le lire pour mieux comprendre la suite de mon analyse et de mes anecdotes.

Tout commence avec le recrutement. En vente directe vous recrutez du « tout venant », des personnes ayant besoin d’arrondir leur fin de mois, des personnes sans emploi, des personnes ayant été coupées du milieu du travail depuis des années donc absolument plus dans le bain ni le jargon professionnel, des personnes en difficultés quelles soient personnelles et/ou financières, et  surtout des NON-PROFESSIONNELLES DE LA VENTE. C’est donc pour vous, chef d’entreprise à la tête de ce qui va devenir au fil du temps votre réseau, un réel casse-tête chinois que de vous lancer dans la vente directe car vous allez devoir passer de la notion d’économie, à la notion de social.

Car oui, en gérant des VDI, vous ne pouvez pas employer les mêmes termes que ceux que vous employez avec vos partenaires sinon elles ne comprennent pas une once de ce que vous tentez de leur expliquer. Vous devez employer des termes clairs, simples, accessibles à tous, et surtout être à l’écoute des « aventures ou mésaventures de chacune » donc faire dans le social, ce qui, je vous l’accorde, n’est pas notre vocation, et encore moins la partie la plus agréable d’iceberg.

En plus de donner dans le social, vous devez donner dans le management  (donc l’économie) dosé savamment car si management à la « cool », vos VDI vont faire ce qu’elles veulent et votre CA ne décollera pas, et si management plus « strict », vos VDI feront certes faire plus de CA mais vont vous détester. Compliqué n’est-ce pas?

vente_directe

Le souci majeur également en vente directe est le TURN-OVER de vos VDI. Même si vous êtes franc et honnête dès le départ en les aidant dans leur démarrage, en les suivant régulièrement mais en leur exposant qu’il faut qu’elles soient construites, patientes car « Paris ne s’est pas fait en un jour », persévérantes, régulières dans leur prospection, relances, suivis etc etc, elles se démotivent très vite car n’écoutent pas ce que vous leur avez prodigué comme conseils. Elles ne savent pas être construites (attention je ne parle pas de TOUTES les VDI, mais d’une bonne majorité), organisées, persévérantes et patientes, régulières. Elles veulent tout tout de suite mais nous savons tous, chefs d’entreprise, que rien ne peut être acquis en un claquement de doigt ou juste parce que NOUS avons décidé que c’était maintenant que l’argent allait rentrer dans nos caisses. Et ça, ne le comprenant pas, les conduit à rapidement arrêter leur activité d’où un TURN-OVER important en vente directe.

L’un des autres soucis en vente directe est que comme à la base les VDI ne sont pas des professionnelles, même si vous les formez, leur donnez tous les outils pour faire un suivi construit avec un tableau tout prêt à juste lire et remplir, elles ne lisent pas ce tableau, ne le suivent pas, et oublient très vite leur formation. Même si vous faites régulièrement des mises au point soit individuelles ou collégiales, sur certaines techniques de force de vente, les barrières « virtuelles » qu’elles se mettent à tort, la notion d’envie et de motivation, vous avez très rapidement l’impression de brasser du vent.

Je me souviens de mes principaux conseils et donc des thèmes récurrents que j’abordais avec mon réseau pour entretenir leur envie, leur motivation, la développer même, et en voici une petite liste non exhaustive:

La notion de « cher »: La plupart avaient cette barrière du « oui mais ma cliente va trouver ça cher ». Moi de leur expliquer que la notion de cher est une notion intrinsèque propre à chacun de nous liée à: notre vécu, c’est à dire le milieu dans lequel nous avons été élevés étant enfant + notre vie actuelle c’est à dire notre niveau de vie, notre pouvoir d’achat maintenant que nous sommes adultes. Aussi ce n’était pas à elles de faire la question et la réponse du « cher » ou « pas cher ».

L’objection, savoir y répondre, ou ne pas y répondre: Un client peut toujours objecter l’un de vos arguments de vente. Parfois il faut répondre à cette objection en fonction de celle-ci avec des arguments renforcés mais sans faire pour autant de « forcing », parfois, répondre de suite à cette objection renforce celle-ci et de ce fait se retourne contre vous pour aboutir à une « non-vente ». Il faut donc apprendre à maîtriser avec patience et au fur et à mesure de ses expériences, les objections clients qui au final sont très souvent les mêmes.

La timidité, la peur du téléphone: Je me suis aperçue, lorsque j’avais des remontées du terrain, que beaucoup de mes VDI avaient 2 soucis majeurs: le premier étant la PEUR de prospecter et qu’on leur réponde un « NON », et le second, la peur de relancer surtout par téléphone pour les mêmes raisons du « NON », peur de déranger son interlocuteur. En gros, elles avaient PEUR de leurs prospects, et peur de leur téléphone. 

Or, un « NON », surtout par téléphone n’a jamais tué personne à ce que je sache et des « NON », j’en ai moi-même essuyé quelques-uns et même moi aussi dit quelques, voir beaucoup de « NON ». Mais si on ne prospecte pas, si on ne relance pas en faisant de l’e-mailing, une petite visite si votre client est près de chez vous, du phoning, le résultat incontournable de ceci est: VOUS NE VENDEZ RIEN et on vous oublie. Et j’ai réellement eu à me battre avec leur peur pendant toute la période durant laquelle j’ai dirigé mon réseau. Pourtant, moi aussi j’avais des peurs (pas les mêmes certes), je ne suis pas surhumaine ni dépourvue de sentiments, mais une peur peut se vaincre, à condition de le vouloir et d’y travailler.

Patience, persévérance, envie, motivation: J’ai rabâché ces 4 mots moult fois à ne plus en avoir de salive, mais ceci a, après réflexion faite, eu peu de portée sur le long terme. En gros, ça rentrait par une oreille pour sortir par l’autre (si ça rentrait d’ailleurs). Dans la vente directe, la réussite est liée à 80% de motivation et d’envie, et 20% de maîtrise des techniques de force de vente. Donc, si nous faisons abstraction de ces derniers 20% que je leur apportais régulièrement, il restait tout de même 80% basiques à la portée de tous pour que la réussite soit au rendez-vous. Certaines ont réussi à mes côtés, mais peu, environ 10% de mon réseau. D’ailleurs, c’est un peu pareil dans chaque réseau de vente directe, vous avez 10% de VDI motivées et efficaces et 90% de VDI qui baissent vite les bras et vous obligent ainsi à recruter sans cesse, inviter vos VDI à coopter, vous avez donc un turn-over conséquent et c’est au bout d’un moment: lassant.

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ANECDOTES DE VDI: Un livre de « perles »

Je pourrais écrire un livre de toutes les perles et anecdotes liées à mon réseau mais pour ne pas faire trop dans le détail, j’ai sélectionné 8 exemples:

1/ Mes VDI avaient toutes une présence sur Facebook dans le cadre de leur activité (profil dit « pro »). Je leur avais demandé de mettre une vraie photo d’elles en photo de profil car comment inspirer confiance, donner envie de contacter une vendeuse si l’on ne sait pas au final à qui nous allons avoir à faire. Certaines ont de suite accepté en comprenant parfaitement le pourquoi de ma demande, d’autres se sont braquées et ont fait plus que de la résistance en prétextant diverses affabulations de type: « Je ne veux pas montrer mon visage sur Facebook car mon ex-mari pourrait me reconnaître » / « Je n’ai pas de photo de moi » (mais bien sûr, et sur son profil personnel, oh bizarre, là elle en a) / « Je ne comprends pas en quoi ça gêne si je mets une photo autre que moi » (j’en déduis qu’elle n’a rien compris à mon fil d’Ariane précédemment expliqué) etc etc…

J’ai donc eu droit à des photos de profil avec le vrai visage de mes VDI, mais j’ai aussi eu droit à BUGS BUNNY et ses copains Looney Tunes!!!, Un prénom écrit en VERLAN (là on frise le wesh wesh qui discrédite tout un réseau), bref, de quoi devenir chèvre. Tant et si bien qu’un jour, fatiguée de ne pas arriver à obtenir une harmonie dans ces photos et donc l’application de ma demande pourtant si basique, que j’ai, en guise de « ras le bol », moi aussi changé ma photo de profil tant que je n’obtiendrais pas une harmonisation totale de ma requête. Je sais, peu de chefs d’entreprise auraient agit ainsi, mais est-ce parce que je suis rebelle, est-ce parce que par moments je suis tel un volcan, une bombe à retardement, ou était-ce déjà les signes annonciateurs de mon épuisement, voici ce que j’étais donc devenue en guise de profil (à prendre au 200ème degré):

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2/ Comme dans beaucoup de réseaux de vente directe ayant des VDI mandataires, mes VDI étaient prélevées du montant de leurs commandes X jours après la date d’expédition de celle-ci, puis ensuite les premiers jours du mois suivant le mois échu, elles recevaient toutes un virement global de leurs commissions dues. Le souci avec les prélèvements, c’est que j’avais très souvent des rejets. Qu’avaient-elles fait des règlements de leurs clientes pour que leur prélèvement soit rejeté, mystère et boule de gomme… Mais le « lol » était tout de même ceci: suite à mon courriel pour informer la/les VDI en rejet de prélèvement(s), je recevais ce type de réponse ► « Désolée oui je sais, mais je ne sais pas pourquoi d’ailleurs car j’ai l’argent sur mon compte! – – – avec signature de bas de courriel: envoyé depuis mon I-PAD »

Heu, je crois que là la folie a commencé à me guetter car moi qui avais un simple Blackberry qui bugait sans arrêt, mes VDI en rejet avaient un I-PAD! Non mais allo quoi, un I-PAD! (Nabila cette fois-ci c’est de mon corps qu’il faut sortir!)

3/ J’ai eu une période durant laquelle, étant tellement surchargée de travail, j’avais découpé mon réseau en zones et établi un avenant à leur contrat à certaines de mes VDI pour répondre à ma place aux questions des VDI qui étaient sur leur zone. Un beau jour, j’ai reçu une question de l’une de mes VDI et n’ayant pas le temps d’y répondre, j’ai transmis cette question par mail à la VDI chargée de répondre à ma place aux VDI de sa zone. Et bien que s’est-il passé en retour, j’ai reçu un second mail de cette VDI questionneuse pour quasi m’insulter car je n’avais pas pris le temps de lui répondre en personne! Mais qui, dans une entreprise NORMALE avec des SALARIES NORMAUX se permettrait une telle réaction et réflexion? ► PERSONNE! …. Et là, vous nagez en plein délire cosmique de la vente directe….

 

4/ La suite au prochain article.

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2014 ou l’hécatombe des entrepreneurs, article à coeur ouvert

Maintenant que je me suis enfin débarrassée par écrit sur ce blog de mes fléaux incarnés: PassWord, La Blogosphère ce Dallas impitoyable, et la DGCCRF et ses Inspectrices inhumaines serial-killers tristement cautionnées par l’Etat, j’ai besoin de faire un article PAUSE pour évacuer la tristesse qui me remplit car je continue de voir à quel point c’est l’hécatombe au sein de mes contacts professionnels.

Que je parle avec des chefs de grosses sociétés, des chefs de TPE, de PME, avec des artisans, avec certains de mes anciens partenaires et prestataires, j’entends toujours la même triste phrase: « ça va mal, même très mal, on n’a jamais connu ça. » Même les associations fonctionnant grâce aux financements divers des Conseils Régionaux, Départementaux etc etc …pleurent que le gâteau se rétrécit d’année en année et que les budgets alloués sont de plus en plus serrés.

Il est un Pingouin qui avait dit en 2012: « Le changement c’est maintenant! » Pour sûr oui, il y en a eu depuis 2012 du changement, mais pas dans le bon sens…

La France plonge, les entreprises souffrent, ferment, les chefs d’entreprise que je continue de côtoyer sont de plus en plus dépités, désabusés, usés, et tout ceci m’attriste et me révolte à la fois. Que faut-il donc faire pour que ce plongeon vers une  France version crise grecque cesse, s’endigue? Faut-il continuer à faire gonfler le nombre de signatures de la pétition pour la démission de Mr Qui ne Sert à Rien, nombre déjà supérieur à 30.000 signatures, pour enfin sortir, ne serait-ce qu’un peu, la tête de l’eau?

Hollande-Demission-

Faut-il fermer nos frontières pour que les logements sociaux financés en grande partie par les Conseils Régionaux, les Communes donc nous, contribuables, puissent être attribués aux français plutôt qu’à des Roms? Faut-il faire des coupes claires dans cette Europe des 28 qui compte malheureusement trop de pays qui tirent l’Europe des 12 vers le bas? Je n’ai pas la réponse. Mais je m’inquiète. Je m’insurge contre ce « nouveau monde du changement » qui n’est qu’une vaste fumisterie et qui nous tire tous: foyers, chefs d’entreprise, salariés, libéraux, vers un gouffre sans pareil.

Lorsque j’entends certains grands, très grands et très capables chefs d’entreprise me dire qu’ils ne savent pas comment ils vont faire pour sauvegarder leur propre emploi et celui de leurs salariés, comment moi, moi qui ne suis qu’une ex-chef d’entreprise de taille TPE pourrais-je trouver LA solution à ce marasme sans précédent?

Tout ce que je sais, c’est qu’il faut très vite réagir et trouver de la compétence incarnée ►

nicolas_sarkozy

Je passe du coq à l’âne, mais comme je viens d’évoquer plus haut dans cet article mes anciens partenaires et prestataires, même s’ils le savent car je leur ai dit avant que je ne cesse mon activité, je voudrais dire publiquement qu’en 5 ans, j’en ai croisé des pourritures, OUI VOUS AVEZ BIEN LU: DES VRAIES POURRITURES HUMAINES, enfin plutôt inhumaines, mais j’ai malgré tout, eu le privilège de faire de très belles rencontres avec une fidélité de partenariat sans faille pendant ces 5 années.

Qui figure parmi mes « MERCI à vous et vous me manquez, mes anciens partenaires et prestataires »?

-> Mon collaborateur comptable qui est juste une perle rare pour sa compétence, sa disponibilité, son empathie, sa gentillesse, son amour pour le travail bien fait.

-> Mes webmasters pour leur compétence aussi, leur disponibilité également, pour les moments de rire que nous avons partagé, pour leurs conseils prodigués alors que je n’étais qu’une novice du web 2.0.

-> Mon transitaire, enfin mes transitaires car j’ai eu plusieurs interlocuteurs et tous autant qu’ils sont, ont toujours été à la hauteur de la complexité du travail qui leur est confié.

-> Mon tout premier banquier qui m’a dit « OUI » lorsque j’ai créé ma société et m’a accordé mon si petit prêt de 6.000€.

-> Certains de mes pairs de la vente directe qui n’auront jamais été avares de leurs conseils, soutient, suivi, encouragements.

-> 2 femmes de coeur qui étaient au sein de mon réseau de VDI et qui ont su voir en moi la personne que je suis et non une machine chef d’entreprise.

Comme ceci me contrarie, j’en oublie très certainement, aussi mes profondes excuses à ceux que je ne cite pas..

merci

A contrario, qui figure parmi mes « Vaya con Dios, vous ne méritez pas que je daigne regarder en arrière vous concernant »?

-> En toute logique mes fléaux incarnés: PassWord, R2D2, les blogs parasites de Facebook, la DGCCRF, tout organisme d’administration d’Etat qui m’aura sucé jusqu’à la moelle comme le RSI, le Trésor Public et j’en passe, et enfin, quasi toutes mes VDI qui auront toutes plus ou moins fait comme dans la chanson de Mr Dutronc: « Retourné leur veste » en me crachant dessus à la moindre occasion.

-> Mon dernier banquier, cette girouette sans courage, sans panache, qui se sera dégonflé tel un ballon de baudruche lorsque je lui ai dit de vive voix et entre 4 yeux ce que je pensais de lui. Peu glorieux pour un grand gaillard d’environ 1.85m et 90kg que de devenir une vraie petite souris face à une frêle femme chef d’entreprise d’1.65m les jours de grand vent et 45 kg.

J’avais besoin d’écrire ma tristesse, mon inquiétude concernant l’hécatombe que je vois se dérouler sous mes yeux, j’avais besoin de remercier publiquement ceux qui m’auront accompagnée jusqu’au bout dans mon aventure d’entrepreneur, et j’avais besoin aussi de dédier cette photo ci-dessous à ceux que je veux oublier à tout jamais:

fléaux d'entrepreneur

Si vous m’avez lue, ici, sur cet article et que vous avez adhéré à mes propos, MERCI à vous aussi.

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Etre femme chef d’entreprise: vécu, analyse

Je me suis longtemps demandé pourquoi j’ai dû vivre un tel cauchemar en tant que chef d’entreprise et j’ai fait une analyse, après moult nuits blanches, moult tortures d’esprits car l’on peut dans le cas présent réellement parler de torture d’esprit, de souffrance morale avérée, celle que beaucoup de chefs d’entreprise connaissent mais n’avouent pas car en tant que « dirigeant », nous estimons qu’il est de notre devoir de ne pas flancher et surtout ne jamais montrer le désarrois dans lequel nous sommes souvent plongés.

De cette analyse durant laquelle je me suis posée beaucoup de questions, de pourquoi, durant laquelle je me suis même profondément remise en question afin de tenter de savoir à quoi tout cet acharnement pour lequel je n’avais aucune autre histoire comparative à ma connaissance pouvait-il être dû, je pense avoir trouvé la réponse.

Il y avait au final deux réponses possibles à cet acharnement contre moi de la part de certaines VDI, des Inspectrices de la DGCCRF, des blogueuses sur Facebook:

REPONSE 1/: Mon caractère bien trempé dans le cadre du travail car oui je suis certes une femme de caractère depuis mon plus jeune âge, mais pourtant une femme  à la sensibilité à fleur de peau, presque une femme enfant une fois le rideau du travail baissé, donc une femme forte professionnellement mais fragile personnellement, avec un gros coeur qui m’a déjà porté préjudice et qui j’imagine, continuera de le faire dans le futur. Cette facette de mon caractère, celle de la femme sensible, fragile, pleine d’émotions, personne hormis mon entourage proche ne la connait car je ne la montre pas par pudeur. Ceci étant, je me souviens que lors d’une réunion avec certaines VDI de mon réseau, l’une d’elles avait dit de moi, et bien entendu en ma présence, que j’étais: « Une main de fer dans un gant de velours avec un gros coeur ». Elle avait vu juste.

REPONSE 2/: Le fait d’être une FEMME tout simplement.

Après mure réflexion, j’ai compris qu’être femme chef d’entreprise, une femme qui dirige seule sa propre barque et qui réussit à la piloter, la porter vers son développement, sa réussite tout simplement, une femme qui dirige d’autres femmes et ce, en nombre, une femme qui ne cache pas que tout se passe bien pour son entreprise sur les réseaux sociaux car si tout se passait bien, c’était un dû, le fruit de mes longues heures de travail acharnées, aussi je n’avais pas volé le peu que j’avais et la relative réussite que j’avais atteint, aboutit comme résultat à DERANGER. ► C’est donc le 2/ la réponse à mes nombreux POURQUOI.

Oui, je dérangeais car je réussissais, je dérangeais car j’arrivais à mener de front (pourtant à quel prix et quels sacrifices!) ma société et ma vie de mère. En France, la mentalité pourrie fait quel’on ne loue pas votre réussite, bien au contraire, on la déteste tandis que l’on se délecte de vos échecs. Triste petite mentalité et petitesse d’esprit. Mais j’oubliais, aux dernières Présidentielles plus de la moitié des français ont voté PS et son Illustrissime candidat: reflet de l’illustrissime petitesse d’esprit d’une grande partie de la population ici, bien que, (comme quoi le vent tourne), ce pauvre Illustrissime qui sait tout mais ne sait rien, ait aujourd’hui une cote de popularité plus bas que Vingt Mille Lieux sous les Mers. Vous l’aurez compris, je n’ai pas voté PS, et ceci ne me pose aucun souci que d’afficher publiquement que je suis une pro-Sarkozy.

femme chef d'entreprise

Je pense tristement que lorsque l’on est une FEMME chef d’entreprise, quel que soit le comportement que l’on adopte, nous avons malheureusement systématiquement une étiquette collée dans le dos d’office et selon ce comportement, cette étiquette nous conduit droit vers les ennuis, les obstacles, les soucis, voir pire encore.

2 POSSIBILITES au travers de mon cas et de mon vécu ►

1/ Vous êtes trop gentille, trop pour le « laisser faire », trop empathique => On vous prend pour la »truffe de service » et non seulement vous n’obtenez rien de vos VDI qui partent dans tous les sens, donc autant ne pas avoir de réseau puisque celui-ci va à moyen terme vous entraîner vers le bas, vers le chute de votre CA donc celle de votre entreprise. Vous êtes trop gentille, aimable, amicale presque avec les blogueuses, elles profitent de vous bien qu’elles prétendent toutes le contraire, et vous vous retrouvez à donner, donner, offrir, donner et offrir encore ce qui aboutit aussi à moyen terme à « bouffer la grenouille » en expression familière.

2/ Vous durcissez votre management afin d’avoir un réseau professionnel et non pas composé de « poules qui caquettent en se noyant dans un vert d’eau », tout en pourtant restant au plus disponible et à l’écoute, vous devenez la Sorcière de Salem. Vous tenez tête aux blogueuses qui parfois, et même souvent, franchissent les limites de la correction, de la familiarité, du sans-gêne, et surtout se servent de leur blog non pas comme d’un outil d’expression, de lecture pour les internautes, mais comme d’une ARME, vous devenez la femme à abattre.

Dans les 2 cas en ce qui me concerne, comme j’ai essayé le 1/ et le 2/, vous êtes coincée et ne pouvez qu’aller droit dans les ennuis, plongée seule au milieu d’un gigantesque panier de crabes.

Si de surcroît vous devez faire la désagréable connaissance d’Inspectrices de la DGCCRF donc encore une fois une relation de femme à femme(s), vous êtes cuite.

A contrario, même s’il est plus dur de faire sa place en tant que femme chef d’entreprise pour être reconnue par ses pairs masculins, une fois cette reconnaissance acquise, les HOMMES au moins, se réjouissent de votre parcours, de votre évolution, vous prodiguent même volontiers des conseils.

► Moralité: Femmes chefs d’entreprise, tant qu’à vous arracher les cheveux, optez pour un comportement de management plus strict si vous gérez de l’humain féminin, sinon vous serez mangée toute crue si vous êtes trop gentille et trop accessible (L’être humain confondant systématiquement gentillesse et faiblesse malheureusement). N’hésitez pas à vous entourer d’hommes, au moins vous éviterez les querelles de basse-cour, les jalousies, les coups bas. A pire, vous risquez juste que l’on tente d’en vouloir à votre petite culotte, mais comme dit le proverbe: « L’Homme propose, la Femme dispose », donc en cela, vous ne risquez pas grand chose si vous savez dire oui ou non selon ce que VOUS voulez.

Je vous ai donc déjà courtement présenté deux de mes fléaux incarnés à l’origine du début de mon cauchemar d’entrepreneur dans mes 2 articles précédents, fléaux que j’ai baptisés respectivement PassWord pour cette VDI machiavélique, et R2D2 pour cette Facebookienne mythomane. Il est temps de vous présenter courtement sous forme d’exemples 2 autres fléaux incarnés: Les blogueuses hyènes qui se sont acharnées sur moi (quoiqu’il y a eu aussi des blogueurs hommes: pauvre d’eux, devenir si petits en se croyant si puissants), et les Inspectrices de la DGCCRF qui en ont fait de même et tel des poux de rentrée scolaire, continuent de me pourrir la vie encore au jour d’aujourd’hui.

blogosphère

Mon cauchemar d’entrepreneur: la Blogosphère, ce Dallas #1

La suite au prochain article.

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Cauchemar d’entreprise: vérité, analyse, fléaux #2 – les Facebookiens et leur haine

Dans mon article précédent je vous expliquais que mon cauchemar a commencé en raison d’un noyau de mon réseau de VDI, et aussi en raison de Facebookiens remplis de rage et de haine.

Après vous avoir dans les grandes lignes fait une brève introduction de mon fléau de VDI incarnée par l’une d’elles en particulier, soit comme je l’ai baptisée pour vous, pour plus de facilité à suivre la suite de mes péripéties: PassWord, il est temps d’aborder l’acharnement soudain qui s’est abattu sur moi tel un Tsunami sur Facebook.

En même temps que je devais faire face à cette sorte de mutinerie organisée et menée par un noyau de VDI au sein de mon réseau de vente directe, et surtout résoudre rapidement cette mutinerie, toujours par le biais de l’une de mes VDI (quel poème me direz-vous dites donc les VDI), c’est donc sur Facebook que le pugilat a commencé. Une personne très proche de cette autre VDI (celle-ci de VDI, ne vaut même pas la peine que je me creuse la tête à lui donner un nom car tellement peu intéressante), ayant d’ailleurs la réputation d’être une « faiseuse d’histoire », a commencé à venir m’importuner en postant des commentaires et même des publications salasses sur ma page d’entreprise donc lisibles de tous.

Voyant que je ne réagissais pas afin de ne surtout pas lui accorder quelconque intérêt étant donné le genre de personnage (petite vie, petite dans sa tête, pas petite en hauteur mais bien moins petite en largeur, concouriste invétérée mais se prétend licenciée en Droit /oui à y réfléchir il existe une licence qui récompense ceux qui arrivent enfin à reconnaître le côté DROIT du GAUCHE: Congratulations/ , etc etc..: trop large pour faire le tour du propriétaire), de publications salasses, les publications et commentaires ont abouti à des menaces et le tout, suivi chaque jour par ses « copinautes » histoire de se donner du courage à plusieurs. Par pudeur, bien que j’aie encore tout dans mes vieux dossier, je ne vous montrerai pas de quoi je parle mais croyez bien qu’à la lecture de ce type de phrases, vous êtes comme soudainement pris d’un mélange de gastro-entérite aigüe et d’envie de prendre votre véhicule pour lui faire avaler son clavier, son pc en entier, et surtout, aussi forte que cette dame soit en corpulence et moi aussi frêle (attention je ne juge aucunement la corpulence humaine, je ne parle dans le cas présent que de cette personne), lui faire le coup du trottoir à la « American History X » (Si vous n’avez aucune idée du coup du trottoir en question, Youtube et Google images sont vos amis).

Pour apporter une touche de mon humour sarcastique et cynique à cet article, j’ai décidé d’appeler cette Facebookienne: R2D2 (Pourquoi R2D2? car elle s’exprime dans un langage qui, malgré le fait que je sois de langue française, ce R2D2-ci, « moi pas toujours comprendre » ses phrases tronquées et écorchées, témoins de sa grande culture générale).

la haine sur facebook

Cette R2D2 est une Facebook addict qui se fait systématiquement supporter et encourager par ses copinautes hyènes facebookiennes: des particuliers, mais bien entendu aussi des blogs (on y revient aussi rapidement, au final, aux blogs!), des singes savants ne sachant au final rien si ce n’est que de tenter de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas car si l’on se penche sur leur profil creux comme une huître, soit ils ne vivent que pour participer à des concours, soit ils sont hyper connectés junkies facebookés = en gros ils ne travaillent pas EUX. Pire encore s’ils travaillent, ce qui est le cas de certaines, je pense que leur employeur serait ravi de savoir que leurs salariées emploient leur temps de travail à polluer la vie d’entrepreneurs sur Facebook au lieu de s’acquitter des tâches pour lesquelles elles sont rémunérées.

R2D2 a donc commencé par du très désagréable par écrit, mais, constatant que, loin d’être née de la dernière pluie du web 2.0, oh tristesse pour elle, j’avais comme solution radicale pour mettre fin à ce parasitisme,  fini par devoir faire le nécessaire pour que, bien qu’elle s’acharne à poster avec divers faux profils, ma communauté ne voit pas ses horreurs, et là encore mal m’en a pris car cela n’aura fait que renforcer sa véhémence, allant jusqu’à avoir le culot extrême de m’appeler un soir à 19h alors que je venais tout juste de stopper ma journée, entourée de mes enfants, pour m’insulter et me menacer de milles choses diverses et variées, les plus farfelues mais néanmoins très perturbantes pour l’être humain que je suis.

Fatiguée de ceci, de ces menaces, de ne pouvoir travailler TRANQUILLEMENT, j’ai donc décidé d’aller porter plainte contre R2D2 et cette seconde VDI au nom aussi inutile que le fait d’enfiler ses chaussettes, avec à l’appui, tous les écrits de ces deux personnes ayant subi un peu trop longtemps les températures froides de leur région ou éventuellement pris la foudre.

Et là, NON-SENS de la JUSTICE FRANCAISE et preuve encore du CAUTIONNEMENT DE FACEBOOK aux dérives en public: cette plainte n’a même pas abouti. Enfin, si, elle a abouti à me faire passer des jours, des nuits entières à me ronger les sangs, mais ça, qui s’en souciait puisque visiblement j’étais la femme à abattre, plutôt la machine à abattre car pour agir de la sorte, ces personnes citées ci-avant n’ont même pas songé une seule seconde que j’étais juste un être humain, une maman, une femme comme tout le monde, à la seule différence près c’est que moi j’avais eu le courage de monter une entreprise, la volonté de la faire se développer. D’ailleurs, si j’étais un homme, en langage familier et je vous demande de bien vouloir excuser la phrase qui va suivre, je résumerais qu’à leur différence, MOI j’avais des coui**es, y compris pour me retrouver le nez en face du leur (mais pas elles si bien cachées derrière leur écran de poltronnes parasites).

la justice française est bancale - non sens

Je me suis d’ailleurs longtemps gratté la tête en me demandant bien POURQUOI cette HAINE, POURQUOI cette détermination à m’exterminer, POURQUOI tout court?

Après réflexion, mais une très longue réflexion, je pense avoir saisi le pourquoi, même si je n’en suis pas certaine à 100% ► Ceci m’a conduit vers l’ANALYSE de la perception d’une femme chef d’entreprise.

 

Cauchemar d’entrepreneur et d’entreprise #3: Analyse de la femme chef d’entreprise 

La suite au prochain article.

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Cauchemar d’entreprise: vérité, analyse, fléaux #1

« Quand il faut y aller il faut y aller », aussi c’est avec cet article que le bal du récit de mon cauchemar d’entrepreneur s’ouvre.

Comme je l’expliquais précédemment, après une très courte pause d’été en famille, à la rentrée de l’année 4 de mon entreprise, je ne sais plus exactement ni comment ni pourquoi, car il y aura eu tellement d’événements qui se sont depuis enchaînés, mon cauchemar d’entrepreneur a commencé.

Tout ce que je sais c’est que mon cauchemar a commencé en raison d’un noyau de mon réseau de VDI, et aussi en raison de Facebookiens remplis de rage et de haine.

Pour prendre la première raison, soit mon RESEAU de VDI, voici:

J’avais mis en place certains changements quant au fonctionnement interne de mon réseau pour cette rentrée de mon année 4. Malheureusement, ces changements n’ont pas été compris correctement et à leur juste valeur par certaines de mes VDI et pire encore de surcroît, contestés.

Chefs d’entreprise qui souhaitez vous lancer dans la vente directe, surtout si vous êtes une femme: PRENEZ-GARDE, car malheureusement, par vécu, je peux vous affirmer que les VDI ne savent pas rester à leur place: c’est à dire travailler pour votre compte point barre. Il ne viendrait pas à l’idée d’un salarié de contester, de bouder, de tenter de monter une équipe de résistance contestatrice contre les directives fixées en amont car c’est un pur non-sens en soi, mais les VDI, elles, osent, et n’ont pour la plupart aucune notion de hiérarchie, même si je le reconnais, le propre de la vente directe et du statut de VDI est qu’il n’y a pas de subordination hiérarchique entre les deux contractants soit la société de vente directe et le VDI, mais il y a tout de même certaines limites à ne pas franchir. Certaines de mes VDI ne se sont absolument pas gênées pour franchir ces limites justement.

Je me suis donc retrouvée (au lieu de me focaliser sur une rentrée réussie, avec un réseau motivé et envieux de réussir sa rentrée aussi) avec un réseau dans le chaos presque du jour au lendemain, et ce à cause de certains éléments nocifs et polluant l’équilibre de mon réseau. Ma seule solution dans le cas présent était de trouver rapidement comment endiguer la propagation des effets nocifs de ces quelques VDI sur le reste de mon réseau. J’ai donc fait ce que tout chef d’entreprise aurait fait à ma place: rompu certains contrats à effet immédiat.

Mal m’en a pris bien que je fusse dans mes droits et que comme je viens de l’écrire, n’importe quel chef d’entreprise aurait agit tout comme je l’ai fait car laisser agir des éléments nocifs revient à cautionner la propre perte de son entreprise, or, ceci est tout simplement impensable.

chaos dans l'entreprise

Pourquoi dis-je « mal m’en a pris »? ► Car l‘une de mes VDI, sans que je soupçonne à quel point elle pouvait être vil, tordue (car il faut réellement être tordue et psychopathe pour faire ce qu’elle a fait), a entrepris en faisant de la rupture de son contrat une affaire personnelle avec vengeance à la clé sous la forme déterminée de « faire couler » ma société comme seul et unique but- si j’écris ceci c’est que je le sais pour avoir eu le nécessaire entre les mains et sous les yeux pour en avoir la triste connaissance – (rompre un contrat de VDI n’est la fin du monde pour personne voyons! Rompre un contrat statut cadre en CDI, je l’admets, là oui, c’est encore tout autre chose. Mais rompre le contrat d’une VDI qui a dû gagner à peine 20€ par mois de commissions avec son activité de VDI, ce n’est pas lui ôter le pain de la bouche ni de celle de ses enfants, il faut être réaliste!).

Pour plus de facilité à comprendre mes prochains articles, appelons cette VDI faisant partie intégrante (avec d’autres fléaux bien entendu) de mon cauchemar: PassWord. Pourquoi PassWord? Parce que► EXERCICE MENTAL DEVINETTE:

Mon tout est à traduire du français à l’anglais

Mon premier obtenu en français est la contraction des 2 premiers mots de mon tout traduit

Mon second obtenu lui aussi en français se termine donc avec un « e » en sa fin si l’on veut l’orthographier correctement

Mon tout est sur les réseaux sociaux

Qui trouve est invité à me donner sa réponse par mail.

psychopathe PassWord

Mais qu’a donc fait cette « PassWord » pour me pourrir la vie à votre avis?

Fort simple à condition d’avoir l’esprit vérolé, elle a joué sur 3 domaines principaux:

1/ Fait cadeau de tous mes documents internes réseau et donc CONFIDENTIELS CONTRACTUELLEMENT à l’un de mes concurrents ce qui fait que quelques petites semaines après cette rentrée chaotique, j’ai eu le plaisir déplaisir de découvrir que mon concurrent direct se lançait dans la vente directe. Intriguée par cette soudaine nouvelle orientation, j’ai effectué quelques recherches pour mieux connaître cette nouvelle position de mon concurrent et là surprise en parcourant ses supports: j’ai pu lire mot à mot tous mes supports internes confidentiels avec juste quelques phrases de modifiées de temps à autres histoire de faire joli  ►moins crétin plutôt, avec bien entendu son entête à la place de la mienne, les mêmes taux de commissionnement, fonctionnement de cooptation etc etc.. bref, ce concurrent avait eu en main tout sur quoi j’avais travaillé pendant des mois pour préparer le lancement de ma société en vente directe et ce sur un plateau d’argent, sans avoir d’efforts à faire ni se creuser la tête. Je doute que, si vous êtes déjà dans l’entrepreneuriat, et s’il vous arrivait la même chose, vous preniez ce type de violation de clause de confidentialité à la légère et surtout avec le sourire, vous en conviendrez.

2/ Entrepris de faire un triste descriptif de ma société, des mes produits et de ma personne à une administration adorée par nous, chefs d’entreprise: la DGCCRF. (Là aussi si je l’écris c’est que j’ai eu le nécessaire entre les mains et sous les yeux pour en avoir la triste confirmation, car il est évident que la DGCCRF vous prenant pour un gros jambon, vous expose toujours que si l’on vous contrôle, c’est bien entendu dans le cadre d’une étude nationale: « Tout à fait Thierry, et la marmotte? »)

3/ Travaillé dans l’ombre des mois entiers à contacter mes VDI en activité, ou ayant cessé celle-ci, voir même certains de mes fournisseurs pour décrier ma société, mes produits et ma personne et faire passer le tout pour le Diable Incarné à qui voulait bien lui prêter oreille ou lecture par messages privés sur Facebook (drôle comme on y revient à ce réseau social tout de même!).

RESULTATS ►

Des 1/ + 2/ et 3/, il en est résulté que:

Mon concurrent direct de l’époque étant un incapable notoire, n’a jamais réussi faire quelconque concurrence à ma société car il n’aura pas su avoir ne serait-ce plus que 4 VDI en même temps.

J’ai donc eu le privilège de faire étroite connaissance avec la DGCCRF et ses adorables Inspectrices (je reviendrai plusieurs fois sur ces dames car comment ne pas revenir sur elles étant donné que même après la mort de mon entreprise, elles continuent à faire de ma vie dépouillée de tout: un CAUCHEMAR…).

J’ai perdu des VDI en me demandant bien comment cela se pouvait-il faire car tout semblait bien se passer dans leur activité à mes côtés.

Et pour finir par la cerise sur le gâteau, j’ai commencé à avoir tous les symptômes avant-coureurs de ce que j’ai aujourd’hui sans que je ne le sache: perte totale de sommeil, perte de poids, soucis de santé divers et variés avec une récurrence parasitant mon travail, etc etc… = BURN-OUT, dépression, dépression MAJEURE.

 

Cauchemar d’entreprise: vérité, analyse, fléaux #2

La suite au prochain article avec les Facebookiens ayant ouvert le bal de mon cauchemar d’entrepreneur.

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En route vers l’année 3 de l’entreprise #2 – Année 3

Comme je l’exposais précédemment, j’avais donc après réflexion et analyse de mon chiffre d’affaires issu du B2B, décidé d’ajouter la seule voie de distribution qui me manquait: la vente directe. Je connaissais certaines bases de vente directe mais il fallait que je le reconnaisse, j’avais aussi beaucoup de lacunes pour suffisamment maîtriser le sujet et enfin partir à la recherche de mes futures VDI (vendeur à domicile indépendant).

J’ai donc continué à exploiter mes 2 voies de distribution tout en préparant mon lancement en vente directe pendant plusieurs mois pour qu’au moment de mes premiers recrutements, je sois parfaitement opérationnelle. Ne se lance pas dans la vente directe qui veut et qui a vu de la lumière et veut entrer par curiosité, c’est un secteur très particulier, un réel métier.

Au bout de quelques mois, avec l’aide de professionnels de la vente directe adhérents de la FVD en terme de conseils qu’ils m’auront prodigués, tout était prêt: les documents internes pour mes futures VDI, mon programme de recrutement, de formations, les documents qui allaient être les supports administratifs de mes VDI pour leurs commandes etc etc…

Parallèlement, j’avais à la fois envie d’un nouveau look pour mon site e-commerce, et surtout j’avais besoin de le faire évoluer en vue de cette nouvelle voie de distribution que j’allais ajouter. Aussi, j’ai fait remanier mon site e-commerce par mes webmasters pour le rendre plus performant, plus agréable pour les internautes, et encore plus « pro » d’aspect bien qu’il soit déjà très carré. L’année 3 de mon entreprise démarra donc par un site e-commerce tout beau tout propre, et le lancement à quelques semaines près de mes premiers appels au recrutement de VDI.

Comme j’avais à l’époque déjà une bonne communauté sur Facebook, mes premiers appels au recrutement furent sur ce réseau social. Et je ne sais encore pourquoi, car la vente directe a bien souvent une image « vieillotte » tandis que la majorité des personnes sur Facebook ont moins de 35 ans, soit donc un profil aux antipodes de la « vieillotterie », cela a fonctionné. En quelques mois à peine, j’avais déjà constitué un bon réseau de vente à domicile de mes produits avec des VDI un peu partout en France.

L’impact sur mon chiffre d’affaires a bien entendu été positif, l’impact sur mon volume de travail aussi par contre, et déjà que je n’avais pas de vie, avec cette troisième voie de distribution, je commençais mes journées à 5h30 du matin avant le lever de mes enfants, et les finissaient à bien souvent 23h voir minuit, juste avec les pauses que toute maman fait si elle n’a pas de mode de garde et ne met pas ses enfants à la cantine: celle du midi, celle de la sortie d’école de fin de journée, et les repas (je vous rassure, je prenais tout de même le temps d’une douche!).

Je crois que cette période, même si épuisante, aura été la période durant laquelle je me suis le plus épanouie à être mon propre employeur, à avoir ma propre barque à mener. Même sur Facebook, l’ambiance au sein de ma communauté était joviale, agréable, ma page/communauté drainait des visites pour mon site e-commerce, et les visites étaient transformées. Facebook m’était donc à la fois utile en terme de CA, de taux de conversion, d’e-réputation, de recrutements, et agréable, plaisant même pour être franche.

vente directe et vdi

Seul petit bémol qui a légèrement plombé (mais pas à s’en pendre non plus) mon épanouissement pendant cette période a été ma décision de passer de l’EI en société car plus intéressant fiscalement. Disons que notre cher RSI ainsi que le SIE ont eu légèrement du mal à comprendre que non, je n’avais pas liquidé mon EI, mais transformé mon EI en société.

ANECDOCTE RSI ► N’arrivant pas visiblement à comprendre que mon EI était juste devenue société, j’ai été radiée du RSI en tant que personne physique de mon EI (jusque là, RAS, c’est tout à fait normal), mais ne sachant que faire, ils m’ont radiée tout court! Après que mon cabinet comptable leur ait expliqué (toujours en mode lettre recommandée bien entendu!) maintes et maintes fois le pourquoi du comment, un jour j’ai enfin reçu une nouvelle attestation de prise en charge par le RSI, mais petit souci, il n’y avait plus mes enfants dessus: tour de magie du RSI, ils avaient fait disparaître mes enfants!

Mon cabinet comptable a dont repris ses bonnes habitudes d’appels, lettres recommandées au RSI pour que mes enfants soient de nouveau sur ma carte vitale comme ils l’avaient toujours été. Et là, drôlissime mais VRAI, j’ai reçu pas moins de 4 cartes vitales différentes pour obtenir la bonne avec tout le monde dessus. Une fois il en manquait un, celle d’après j’étais de nouveau seule dessus, bref, un réel grand n’importe quoi.

carte-vitale-2_01

** Je passe du coq à l’âne en faisant une parenthèse moins drôle cette fois par contre mais toujours concernant le RSIFuturs chefs d’entreprise, sachez que même après l’arrêt de votre société, le RSI continuera à faire du grand n’importe quoi et vous demandera de payer des cotisations trimestrielles et de régularisation non seulement erronées mais en plus de cela d’un montant on ne sait pourquoi, exorbitant! Préparez-vous d’ores et déjà mentalement à cela auquel cas vous cesseriez d’exercer en indépendant et liquideriez votre société, car je n’y étais pas prête et dans l’état où je suis actuellement, le choc est réellement dur à encaisser….**

Après plusieurs mois à jongler avec 3 voies de distribution, constatant encore de manière plus flagrante la baisse de mon chiffre d’affaires provenant du B2B et surtout épuisée physiquement, j’ai dû prendre à nouveau le temps de réfléchir vite et bien sur la position qu’il me fallait prendre pour le bien de ma société. Soit je conservais les 3 voies, mais sachant que j’en avais une qui devenait de plus en plus fragile: B2B, soit je coupais la tête à l’une de ces voies pour me focaliser sur celles qui étaient les plus rentables. J’ai alors décidé que pour la prochaine collection saisonnière de mes produits, je stopperais le B2B et ne conserverais que mon site e-commerce et la vente directe.

L’été passe tranquillement, le réseau par contre est quasi inactif pendant cet été là (mais c’est ainsi en vente directe, il faut juste le savoir et l’anticiper en terme de trésorerie), je prends quelques jours de congés en famille (lorsqu’on est chef d’entreprise, seul aux commandes de son propre bateau, il est fort rare de prendre plus d’une semaine de vacances et si vous êtes dans l’entrepreneuriat de type TPE/PME, vous le savez tout autant que moi) pour me préparer à une rentrée je l’espère à l’époque en trombe, et ce avec une mine un peu moins décrépie par mes heures de travail cumulées tout au long des mois précédents. Et là, malheureusement, je n’arrive même plus à me souvenir comment tout à commencé mais tout ce que je sais c’est que mon cauchemar a commencé.

 

Année 4 de mon ENTREPRISE: le CAUCHEMAR #1

La suite au prochain article.
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