Tout fier, Pôle Emploi propose 210.055 offres d’emploi.. Oui mais il y a petit hic!

Tout est dans le titre, à ce jour où j’écris, Pôle Emploi affiche fièrement ses 210.055 offres d’emploi. Bien! Mais NON PAS BIEN! Si vous faites un simple calcul: en Août 2014 les chiffres parlaient d’eux-même, il y avait plus de 3.413.300 demandeurs d’emploi soit 1 emploi possible pour 16 personnes environ. Et encore, selon les corps de métiers, vous n’êtes pas 16 sur la même offre car il y a des offres tellement spécialisées qui requièrent un réel savoir-faire, une réelle formation très particulière, que sur ces offres-ci, vous êtes moins de 16, mais pour les plus généralistes, il ne faut pas se leurrer, c’est la foire au CV, la jungle!

** Rien qu’à regarder ce diagramme, on en a presque envie de pleurer, se rouler par terre, quitter la France aussi pourquoi pas? **

chomage en France

► Pas d’emploi, POURQUOI?

Pourquoi n’y-a-t-il pas d’emploi d’ailleurs? Bonne question non?

Il n’y a pas d’emploi car il y a quasi autant de créations d’entreprise que de fermetures. Il n’y a pas d’emploi car (et j’en ai fait le triste test), vous répondez à une annonce et dans les minutes qui suivent vous recevez un mail comme quoi NON, on ne retient pas votre candidature…. Heu comment font-ils pour étudier une candidature quasi en mail auto-reply? ► FAUSSE ANNONCE d’emploi donc pas d’emploi dans le cas présent.

Il n’y a pas d’emploi car dorénavant, il faut pile rentrer dans le moule du poste proposé, qu’il soit en intérim, CDD, CDI (là on relève du miracle!). Trop qualifié pour le poste: recalé! Pas assez qualifié pour le poste: recalé aussi! Vous habitez trop loin, avant même que l’on vous laisse vous expliquer que non, cela n’est pas grave que de faire un certain trajet pour aller travailler car vous VOULEZ TRAVAILLER: recalé une fois de plus!

Il n’y a pas d’emploi car le système français assomme les sociétés de charges sur salaires, aussi comment embaucher alors que vous peinez déjà à payer URSSAF, CFE, TVA, RSI, et autres taxes diverses et variées?! Tant qu’un salarié ne coûtera pas quasi le double de son salaire à son employeur en raison des charges patronales, il n’y aura pas d’emploi.

Tant que le système de consommation demeurera aussi plat qu’il l’est déjà depuis un bon laps de temps, il n’y aura pas d’emploi, il y aura même de plus en plus de fermetures donc de licenciements…

Tant que le Pingouin ne se bougera pas réellement les neurones pour parer à ce marasme économique, il n’y aura pas d’emploi. Bref, de nos jours, avoir un emploi revient quasi à être privilégié et même s’il est « merdique », il faut s’y accrocher comme une moule à son rocher, c’est triste mais vrai. Ensuite, créer un emploi pour un chef d’entreprise/ société, revient à prendre des risques, il ne faut pas l’oublier! Je parle en connaissance de cause.

Vous êtes chef d’entreprise, vous embauchez un ou plusieurs salarié(e)s, ceci implique que vous vous devez de faire monter votre CA pour pouvoir payer les salaires de vos employé(e)s car vous êtes responsables d’eux (et une responsabilité/ un souci de chef d’entreprise de plus!). Par ailleurs, la mentalité française fait que, on ne sait pourquoi, le salarié a beaucoup plus tendance à avoir recours à l’arrêt maladie que l’indépendant. Le trou de la Sécu donc CPAM ça vous parle? Car paradoxalement le RSI n’est pas du tout déficitaire lui: logique, un indépendant, même malade, continue d’aller travailler.

Créer un ou des emplois pour un chef d’entreprise revient donc à s’exposer à certains risques fondés: le risque de voir ses charges exploser, le risque de ne pas pouvoir payer ses salariés comme il l’avait prévu lors de/des embauches selon l’évolution de son activité, le risque de devoir affronter de l’absentéisme, pire encore s’il y a un CE et/ou un syndicat: affronter de la grogne, de la résistance à une prise de décision et de mesures, une grève (Pas vrai Air France? 😀 ). Et comme le contexte économique dans lequel les sociétés françaises évoluent actuellement, la prise de risque n’est guère à l’ordre du jour, au contraire, tous les chefs d’entreprise que je côtoie font très attention à leurs charges et tentent tous de les réduire au plus bas, donc qui dit réduction des charges fixes dit pas d’embauche.

Bien que je sois une femme, donc que je sois passée par la maternité, créer un emploi / un poste occupé par une femme, c’est également s’exposer à un congé maternité, pire encore un congé maternité anticipé avec un arrêt pour grossesse pathologique et succédé par un congé parental = le MUST HAVE du chef d’entreprise qui embauche: « Et voilà, il va falloir que je recrute pour remplacer mon employée et surtout que cette remplaçante soit au plus vite opérationnelle ».

Tout cela mène donc bien à un cercle vicieux, et c’est peu de le dire qu’il est très vicieux ce cercle, car nous sommes réellement en train de tous tourner en rond sans que personne ne nous apporte la solution, que l’on soit chef d’entreprise ou demandeur d’emploi. Donc on fait quoi? On attend 2017 sans nos dents?

On se met auto-entrepreneur histoire de se créer son propre emploi (et on survit tant bien que mal avant de mettre la clé sous la porte au bout de maximum 18 mois?)

Chefs d’entreprise, tentez d’embaucher des salariés en cessant de payer vos charges patronales => là vous allez vous faire taper sur les doigts par notre cher Etat français racketteur!

♪ Travailler c’est trop dur (car pas d’emploi), et voler c’est pas beau. D’mander la charité, c’est quéqu’ chose j’peux pas faire (dit la chanson) ♪♫

rasta surprise

LA SOLUTION: Ne pas travailler, ne pas voler, ne pas faire la charité, mais se lancer dans la RASTA SURPRISE, WHY NOT? (I’m joking, vous serez bien gentils Services des Stupéfiants de prendre cette phrase au 2ème degré ok, j’ai assez d’ennuis au quotidien, merci bien, vous êtes bien aimables!)

 Rendez-vous sur Hellocoton !

 

Publicités

Made in, non sens de chef d’entreprise

Pendant que Mr Arnaud Montebourg part en guerre pour la promotion absolue du « MADE IN FRANCE » (quoique vu qu’il n’est plus Ministre de l’Economie car remplacé par Mr Maceron, il va plutôt maintenant partir sur les bancs de touche maintenant et ce n’est pas grande perte) , moi j’ai une question essentielle qui me vient en tête et que j’adorerais lui poser:

► « Comment vendre un produit Made in France à prix public TTC convenable donc concurrentiel par rapport au même produit Made in ailleurs? expliquez-moi svp. »

En effet, il y a un énorme NON SENS entre le fait de prôner: « ACHETEZ FRANCAIS », tandis que le français lui, veut acheter PAS CHER, donc DU PRIX (vive le pouvoir d’achat à ras les pâquerettes).

LA THEORIE DU « ON TOURNE EN ROND »: 

Si nous fabriquons français, compte tenu du coup des salaires français et des charges sur ces salaires, compte tenu qu’un français ne travaille que 35h par semaine, qu’il prend des RTT, et que lorsqu’il ne prend pas de RTT et ne travaille pas 35h, se met volontiers en grève, arrêt maladie pour un bobo au doigt, ou travaille à la vitesse d’un escargot (rendement est un mot que visiblement les français ne connaissent pas), un escargot qui râle sans arrêt sinon il n’est pas un vrai français car le français ADORE RÂLER pour tout et même rien, comment faire pour obtenir, une fois cette liste précédente évoquée, un produit compétitif en terme de prix de vente public constaté? C’est juste mission IMPOSSIBLE!

Pour vendre du MADE IN FRANCE à prix compétitif, il faudrait avoir un coût de masse salariale plus faible, des charges sur ces salaires plus bas, des travailleurs plus engagés avec moins d’absentéisme, moins de RTT et + de 35h de travail par semaine pour une rendement efficace (vive le trou de la Sécurité Sociale: CPAM pas RSI car nous, chefs d’entreprise, évitons au maximum tout arrêt même si nous sommes malades comme des chiens car nous n’avons pas le choix que de travailler, travailler et encore travailler pour payer……… le RSI: mais que c’est drôle et pitoyable en même temps!). Tant que nous, chefs d’entreprise auront des charges sur salaire aussi élevées, nous ne pourrons pas produire du MADE IN FRANCE compétitif!

anaud Montebourg Made in France

La THEORIE du « blaireau and Co consommateur » et son illogique:

Le consommateur français adore se vanter n’acheter que du Made in France, ou tout au moins le prétend. Et il veut bien entendu acheter du made in France mais au prix du Made in Bangladesh ou Pakistan. (Là nous avons un sérieux problème technique!). En gros le français veut le beurre, l’argent du beurre, le c** de la crémière qui va avec, et comme il achète DU PRIX, il attend aussi en « bonus », une réduction sur le prix affiché: tout à fait, avec plaisir, et un billet de 100 en paquet cadeau aussi?

Si vous ne vendez pas du Made in France, on crie au loup: « bouhhhhhhhhhhhhhhhh pas bien, c’est made in X, Y, ou Sahara fait par les touaregs, bouhhhhhhhhhhh pas bien! »

A l’inverse, le français a un smartphone Samsung (Coréen), Iphone (fabriqué en Chine), un téléviseur Sony (Japon), un canapé en cuir acheté chez Conforama (Chine ou Roumanie), des vêtements pour ses enfants achetés chez Orchestra ou Kiabi (Là nous avons le choix: Bangladesh, Pakistan, Chine, Inde, Côte d’Ivoire etc etc…) => CQFD, le français qui prône tant le MADE IN FRANCE est entouré de produits PAS MADE IN FRANCE!

made in

► Parlons MARGE:

Si nous, chefs d’entreprise voulons marger, compte tenu de ma liste énumérée ci-avant des charges, coûts des salaires, problèmes liés à l’absentéisme etc etc, nous devons à contre-coeur délocaliser nos productions. Ce n’est pas le sourire jusqu’aux oreilles que nous choisissons de faire fabriquer HORS FRANCE (surtout sachant qu’une fois nos marchandises arrivées dans notre pays, les adorables douaniers nous attendent avec presque la Kalachnikov à la main, pour éplucher tous nos documents d’import, nos factures commerciales, nos codes HS (code d’Harmonisation des Marchandises appliqué par tous les pays dans le monde entier), inspecter nos marchandises, mettre nos container à quai parce qu’ils l’ont décidé ou qu’ils sont juste de mauvais poil et ont besoin de facturer de la mise à quai pour alimenter les caisses de l’Etat. C’est donc la mort dans l’âme que nous délocalisons pour juste espérer MARGER tout en espérant de ne pas trop se faire pourrir la vie par les douaniers.

La marge est, et vous le savez chefs d’entreprise, le nerf de la guerre. Tout comme ce qui compte au final n’est pas tant le chiffre d’affaires réalisé mais le résultat net de votre exercice comptable. Si je raisonne bien, mieux vaut faire 250.000€ HT de CA et avoir un résultat net de 30.000€ que de faire 4.000.000€ HT de CA et finir avec un petit 12.000€ de résultat net, vous en conviendrez. Mais n’oublions pas qu’il faut aussi un juste dosage de ce résultat net pour n’être imposé en IS quà 15% plutôt qu’à 33%: là aussi vous devez faire faire une gymnastique de singe savant à votre comptable pour éviter le méga coup de massue de l’Etat.

Fabriquer du made in France pour ne marger ne serait-ce qu’à 1.75 voir 2 les jours de grand vent, ou revendre des produits made in France pour ces mêmes marges ridicules, revient à se tirer une balle dans le pied car une fois vos charges, taxes, TVA et autres moult impôts et frais fixes payés, il ne vous reste RIEN voir pire encore vous êtes en NEGATIF.

Aussi, qui a la solution magique de nous permettre de ne plus délocaliser nos productions, de nous permettre de faire du Made in France qui nous dégagera une marge confortable et permettra au consommateur d’acheter du Made in France à prix compétitif est volontiers invité à me donner sa formule par mail.

marge commerciale

 

Vécu d’entrepreneur: analyses et anecdotes de vente directe

La suite au prochain article.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Chefs d’entreprise: taxes, taxes, et encore des taxes

En tant que chef d’entreprise ou ex-chef d’entreprise, vous connaissez fort bien, même trop bien ce dont je veux parler avec le mot TAXES.

Lorsque l’on se lance dans l’entrepreneuriat, même si nous savons à l’avance que nous allons avoir des charges diverses et variées ainsi que des taxes à payer, nous sommes loin d’imaginer que nous n’allons au final ne faire que ça: PAYER DES TAXES! Nous en payons d’ailleurs tellement que nous croulons sous les taxes que notre cher Etat français adore nous imposer.

Tout commence avec la création de votre entreprise pour laquelle vous devez payer le CFE (Centre de Formalité des Entreprises), le GTC (Greffe du Tribunal de Commerce) et arrive très vite, mais alors trèèèèèèèèèèèèèèèèèès vite, votre premier appel à cotisations RSI. Ce premier appel est d’ailleurs comme le double effet Kiss Cool, car souvent basé sur un forfait, donc par définition d’un montant exorbitant alors que vous n’avez même pas encore pu rentrer le moindre € de chiffre d’affaires. A votre comptable de leur écrire (et hop une 1ère lettre recommandée une!) pour leur signifier que par A + B vous ne devez pas cette somme basée sur le sens du vent, mais bien sur la rémunération gérant fixée d’après les annexes à vos statuts.

Le plus drôle, c’est que vous devez aussi payer une annonce qui ne sert à rien mais qui coûte relativement cher, pour faire savoir que ça y est, vous avez créé votre entreprise. Annonce dont le prix varie selon sa parution dans l’un des magazines faisant partie d’une liste imposée.

TAXES

Le décor des taxes est donc posé dès le début de votre parcours d’entrepreneur… Pour résumer la suite de ce décor qui va bien entendu s’étoffer, voici l’ambiance dans laquelle vous allez jongler entre ces diverses taxes et charges:

Le pire avec ces fameuses taxes est lorsque vous arrêtez votre société: car si j’additionne tout ce que j’ai payé en tampons divers (Près de 400€ un coup de tampon au SIE tout de même! A ce prix là il est en or leur tampon j’espère!) et frais d’enregistrement d’Assemblée Générale pour signaler ma dissolution, cessation d’activité,dépôt des comptes annuels et de liquidation, parution d’une première annonce de cessation puis une seconde pour la liquidation, sans oublier bien entendu l’IS sur l’exercice comptable clôturé (dont je tairai le montant par pudeur) et bien même sans cet IS, j’ai payé la modique somme de 1000€ rien qu’en tampons et frais d’enregistrements! Et comme dans la pub de cet opérateur téléphonique, ce n’est pas fini! Une fois votre société liquidée, vous recevez un dernier appel RSI appelé « appel de régularisation » et cette régularisation vous met définitivement K.O.

► Logique me direz-vous de payer autant lorsque l’on liquide sa société car généralement si on la liquide c’est que ça va mal donc que les comptes vont mal et que votre trésorerie ressemble au désert de Gobi, mais non, vous payez quand même!

Si vous ajoutez l’IS, puis une prise éventuelle de dividendes qui, si est inférieure à 10% du montant de votre capital social vous donnez 15% de ces dividendes pris au RSI, mais si ces dividendes sont supérieurs à 10% du montant de votre capital, non seulement vous payez 15% de RSI dessus mais en plus de ces 15% donnés gracieusement au RSI alors que vous les avez déjà grassement entretenus avec vos appels à cotisations trimestriels, vous payez également 40% de plus au RSI sur toute prise de dividendes supérieurs au montant de votre capital social!  BRAVO L’ETAT FRANCAIS, vous avez trouvé le moyen de nous plumer comme des poulets avec une très grande finesse d’esprit! Pour le coup, ça mérite une médaille je pense, la médaille du MEILLEUR MAC DE TOUS LES TEMPS!

L'Etat et ses taxes, les frères qui rapent tout

Mais il faut selon cet Etat français encourager l’entrepreneuriat car c’est tellement louable pour eux et valorisant que d’afficher de jolies statistiques prouvant sur le papier qu’il y a eu x% d’augmentation de créations d’entreprise telle année. D’ailleurs cela dit en passant, l’année 2013 a explosé les records de fermetures de sociétés depuis la crise de 2008: Merci l’Etat, merci son dirigeant sans envergure que même Mme Merkel ne daigne bien souvent pas regarder tant il semble lui paraître transparent.

Sauf que ces X% cachent la souffrance vécue par une chef d’entreprise surtaxé, mais là on ne fait pas de statistiques sur ce sujet: c’est TABOU!

Voici une liste non exhaustive des taxes basiques que nous, chefs d’entreprise, hormis celles de constitution et dissolution devons régulièrement payer:

RSI + URSSAF + CFE (ex Taxe professionnelle mais qui ne sert à rien, tout au moins pour nous chefs d’entreprise)+ IS + TVA + selon votre activité Taxe Transports + frais d’enregistrement de toute modification de votre structure (modification de vos statuts, de votre capital social etc etc…) et bien entendu étant donné que nous sommes des citoyens, nous payons aussi des Impôts sur le Revenu. ► Et après on s’étonne que nous, chefs d’entreprise perdons le sommeil, devenons des chevaliers du Lexomil, faisons volontiers le soir venu, ami ami avec un petit verre de Jack Daniel’s, avons des cernes sous les yeux de la taille de la valise d’un touriste japonais en visite de 3 semaines à Paris, et qu’au bout d’un moment, n’en pouvant plus, finissons par non seulement ne plus partir en vacances car il faut payer le RSI, mais de toute façon on ne peut plus partir car nous sommes épuisés moralement et physiquement, au bord si ce n’est en plein dedans, du BURN-OUT.

A contrario, vous qui conduisez les yeux hagards votre petite voiture citadine, vous croisez régulièrement de splendides voitures allemandes flambantes, avec à leur volant des jeunes hommes tout juste âgés d’une vingtaine d’années, qui vivent dans des logements sociaux, le tout aux frais de la princesse, mais visiblement, eux, ils ont le sourire puisqu’ils roulent fenêtre ouverte, musique à fond, tout en sachant bien qu’ils n’ont pas de N° Siret EUX car on ne délivre pas de N° Siret pour une activité de type BIC: vente de sucre en poudre compacté en boulette! Finalement, qui a raison, vous dans votre voiture poubelle ou eux avec leurs gros moteurs et leur sucre en poudre ou/et savonnette?

Et là, dans ce genre de moments, je suis certaine que vous, chefs d’entreprise du présent ou du passé vous vous êtes tous au moins une fois dit: « Mais qu’est ce que j’ai fait de me mettre dans mon activité actuelle et à mon compte, j’aurais mieux fait de me lancer dans la vente d’herbes aromatiques aux feuilles si particulières, au moins je saurais pourquoi je ne dors que d’un oeil! »

cannabis

Vécu d’entrepreneur et entreprise: vérités, analyse, incohérences.

La suite au prochain article: « Le non-sens du Made in »

Rendez-vous sur Hellocoton !

En route vers l’année 3 de l’entreprise #1

Avant de vous parler de ma démarche pour ajouter une 3ème voie de distribution à mon entreprise soit la vente directe, j’aimerais aborder une première analyse et quelques premiers fléaux de chefs d’entreprise.

En tant que chef de TPE/PME (ex chef puisque l’on m’a tout pris), j’aimerais témoigner sur ce que nous, à la tête de TPE/PME, pouvons ressentir, vivre ou au contraire ne pas vivre.

Lorsque l’on est seul aux commandes d’une entreprise, ou société à dimension humaine, je pense que vous serez d’accord avec moi si vous êtes, soit passé par ce statut, soit dans ce cas actuellement, nous devons braver beaucoup d’obstacles et ceci n’est pas toujours ni facile, ni sans conséquences et physiques et psychologiques.

ANALYSE ET FLEAUX ► en tant que chef de TPE, voici ce que j’ai à vous partager:

1/ Lorsque l’on n’a aucun associé, aucun soutient extérieur pour nous aider à prendre nos décisions, nous avons bien souvent au bout d’un certain temps un fort sentiment d’isolement, de surcroît en exerçant à distance (e-commerce) et non pas en boutique physique car au moins en boutique physique vous côtoyez du monde au quotidien (les commerçants de votre rue, vos clients, les passants visiteurs..)

2/ Lorsque l’on est chef de TPE surtout, nous sommes multi-tâches, multi-casquettes……. MOULTIPASS (cf le 5éme Elément de Luc Besson si vous ne comprenez pas ce que je veux dire). Si de surcroît vous avez plusieurs voies de distribution comme c’était mon cas, il vous faut non seulement gérer votre e-commerce avec tout ce que cela implique, mais aussi vos comptes clients professionnels. En gros vous êtes partout en même temps, le premier et le dernier maillon de la chaîne à la fois, et vous menez une vie de fou.

Mener une vie de fou peut être grisant un moment certes, mais ce moment passé, votre corps, votre esprit vous rappellent à l’ordre et vous commencez à non seulement à être plus qu‘épuisé physiquement, mais aussi psychologiquement. Votre souffrance de chef d’entreprise commence. Votre vie au rythme de fou devient une non-vie, vous êtes un NO LIFE du travail, une vulgaire machine à travailler, un esclave de votre propre activité, prisonnier de votre propre engrenage et vous n’avez ni le temps de vous demander quand ce rythme va-t-il se ralentir pour que vous puissiez enfin souffler un peu, ni les moyens, car plus vous vous développez, plus vous « pompez » si nous imageons la chose, plus on vous pompe. Si vous ne vous sentez pas du tout pompé (ce dont je doute), allez faire un peu de lecture par ici, vous comprendrez très vite que même le mot « être pompé » est FAIBLE.

3/ Lorsque l’on est chef d’entreprise de TPE/PME, notre meilleur ami devient presque notre comptable et ce n’est pas sans raison. C’est parce que volontairement ou involontairement nous sommes amenés à l’appeler plusieurs fois par semaine, parfois même par jour, pour divers courriers administratifs que nous recevons en quantité astronomique.

FLEAU ► LES ADMINISTRATIONS FRANCAISES

Nous, chefs d’entreprise, nous sentons quasi harcelés par ces administrations qui bien souvent, en dehors de ne surtout pas oublier de nous rappeler le paiement de nos diverses taxes, nous adressent des courriers ou appels à cotisation totalement erronés.
Le souci majeur est que c’est à NOUS de prouver que leur courrier n’a pas lieu d’être ou leur calcul est faux sinon on nous applique une gentille majoration forfaitaire de pénalité de 10% de la somme que l’on vous réclame. Non-sens n’est ce pas ?!
Certes, une fois cette majoration appliquée, vous pouvez faire une demande de remise gracieuse de celle-ci, mais comme tout échange avec les administrations françaises se fait par courrier recommandé avec accusé réception (et oui, sinon, ils sont capables de vous dire qu’ils n’ont jamais rien reçu et même en envoyant un beau recommandé, ils arrivent à perdre votre courrier : mais qu’ils sont forts ces gens-là !), cela vous coûte toujours en fin d’année une coquette somme appelée FRAIS DE CHANCELLERIE par votre cabinet comptable, alors que si les administrations françaises faisaient correctement leur travail, ces frais seraient minimes.

Parmi les fléaux administratifs, nous pouvons répertorier notre cher RSI : officiellement Régime Social des Indépendants, officieusement Ramassis de Sangsues et d’Incompétents. Et encore, je suis gentille car le RSI, cette plaie pour tout travailleur indépendant, cette gangrène qui nous ronge à petit feu, n’est qu’un maillon du Gang Criminel Organisé mais malheureusement LEGAL de l’Etat français. (J’aborderai ultérieurement quelques anecdotes et vérités sur mon vécu avec le RSI : ça croustille sous la dent tel un croissant chaud tout juste sorti du four).

Pourquoi Gang Criminel Organisé ? Si vous êtes chef d’entreprise ou l’avez été, vous savez de quoi je parle. Je parle des charges que l’Etat nous impose et toujours crescendo, des taxes qui chaque année augmentent et nouvelles taxes que l’on nous sort du chapeau tel un magicien sort son lapin, tout fier de son tour de magie, de ce racket qu’est la TVA : certes, nous, sociétés, ne sommes que des collecteurs de cette taxe, mais si par malheur le mois X vous faites un chiffre d’affaires de folie avec en contrepartie peu d’achats fournisseurs, vous vous retrouvez rapidement avec un montant de TVA à payer à vous donner envie de vous pendre (ça m’est arrivé d’en pleurer en voyant que je redonnais chaque mois 19.6% puis depuis janvier de cette année 20% de mon chiffre d’affaires durement atteint).

les entreprises françaises croulent sous les charges et taxes

Je parle aussi des textes de loi, des articles TRUCMUCHE auxquels nous, professionnels devont nous conformer sous peine de sanctions. Je parle aussi de certaines aberrations comme le fait d’allonger le délai de rétractation pour le consommateur qui achète à distance en le passant de 7 jours francs à 14 jours francs ► En gros, vous ne savez pas réellement quel chiffre d’affaires vous allez réaliser en clôturant votre mois puisque tout ce que vous vendez à compter du milieu du mois peut au final faire l’objet d’une rétractation pour remboursement.
C’est bien de protéger les consommateurs, mais qui protège les entrepreneurs ? Que nous a-t-on donné comme avantage en contrepartie de cet allongement ? RIEN. En gros, nous devons nous taire, acquiescer, et faire profil bas en croisant les doigts pour ne pas tomber sur trop de clients faisant valoir ce droit au bout de 14 jours… Un souci de plus pour nous, chefs d’entreprise vendant à distance et même en vente directe.

Dans ce Gang Criminel Organisé, se trouve bien entendu le SIE qui vous attend au virage à la clôture de votre exercice pour vous prendre un maximum d’IS. Là encore vous ressentez un sentiment immense d’injustice car après avoir payé toute une année d’exercice comptable : charges, taxes diverses et variées, TVA, frais de chancellerie en plus de vos honoraires comptables à cause des multiples courriers que vous devez envoyer à ces organismes pour leur signaler qu’ils devraient arrêter de fumer la moquette avant de vous écrire, vous devez payer des impôts société qui sont bien entendu totalement séparés des impôts sur le revenu que vous allez aussi payer. PAYER, PAYER, PAYER, et encore PAYER, ce qui fait de nous, sociétés et entreprises françaises, les vaches à lait de l’Etat, les dindons de la farce, les laissés pour compte d’un système faussement pro-entrepreneurial, des prostituées.

Enfin, n’oublions pas de citer ce qui est notre épée de Damoclès à tous, nous qui sommes chefs d’entreprise : le frère jumeau de ce Gang Criminel Organisé ► Les Cowboys des Administrations Françaises dont les 3 Mousquetaires principaux sont: Fisc, DGCCRF, URSSAF et Inspection du Travail (les 3 Mousquetaires étaient 4 ne l’oublions pas).

Ces Cowboys sociopathes n’ont aucun scrupule à vous pourrir la vie, la santé et c’est LEGAL ! Pourtant, et triste constatation d’ailleurs, nombreux sont les entrepreneurs, artisans, commerçants, dirigeants à s’être suicidé à cause d’un contrôle fiscal, de la DGCCRF, ou contrôle URSSAF, mais PARADOXE, ces cowboys sociopathes ne sont pour autant pas poursuivis et continuent EUX, leur petite vie de fonctionnaire d’Etat grassement payé, avec de nombreux avantages, une cotisation privilégiée pour leur retraite et leurs RTT : « Repose Toi Toutletemps ».

Si je ne divague pas, lorsque l’on provoque la mort d’une personne, sans avoir forcément eu l’intention de la donner, nous sommes poursuivis en justice et jugés pour HOMICIDE INVOLONTAIRE. Et bien qu’on m’explique POURQUOI ces Cowboys des Administrations Françaises ne sont-ils pas passibles de tels jugements ?

Et si grâce à Dieu (ou qui vous voulez), vous ne vous pendez pas à cause de ces Cowboys, dans le meilleur des cas, vous devenez soit ce que Pierre Blanc-Sahnoun (Coach de cadres dirigeant et fondateur et Directeur de White Spirit) appelle: un CHEVALIER DU LEXOMIL (désolée non, vous ne devenez pas un Chevalier du Zodiaque aux super pouvoirs…), soit un chevalier du Lexomil associé à un dépressif profond stade 3 donc en dépression majeure = MOI aujourd’hui… Moi qui lutte au quotidien pour ne pas finir entre quatre planches car je suis mère et mes enfants ont besoin de leur maman.

Les entrepreneurs chevaliers du lexomil

Ce qui m’amène à penser à la chanson de Forent Pagny qui en gros se résume à : « Vous pouvez tout me prendre, mais vous n’aurez pas MA LIBERTE DE PENSER! »  Et au jour d’aujourd’hui, c’est bien tout ce qu’il me reste, c’est pour cela d’ailleurs que je n’ai plus peur de me taire, car qu’allez vous prendre à quelqu’un qui n’a plus rien ?

 

En route vers l’année 3 de mon ENTREPRISE #2
La suite au prochain article.
Rendez-vous sur Hellocoton !