Made in, non sens de chef d’entreprise

Pendant que Mr Arnaud Montebourg part en guerre pour la promotion absolue du « MADE IN FRANCE » (quoique vu qu’il n’est plus Ministre de l’Economie car remplacé par Mr Maceron, il va plutôt maintenant partir sur les bancs de touche maintenant et ce n’est pas grande perte) , moi j’ai une question essentielle qui me vient en tête et que j’adorerais lui poser:

► « Comment vendre un produit Made in France à prix public TTC convenable donc concurrentiel par rapport au même produit Made in ailleurs? expliquez-moi svp. »

En effet, il y a un énorme NON SENS entre le fait de prôner: « ACHETEZ FRANCAIS », tandis que le français lui, veut acheter PAS CHER, donc DU PRIX (vive le pouvoir d’achat à ras les pâquerettes).

LA THEORIE DU « ON TOURNE EN ROND »: 

Si nous fabriquons français, compte tenu du coup des salaires français et des charges sur ces salaires, compte tenu qu’un français ne travaille que 35h par semaine, qu’il prend des RTT, et que lorsqu’il ne prend pas de RTT et ne travaille pas 35h, se met volontiers en grève, arrêt maladie pour un bobo au doigt, ou travaille à la vitesse d’un escargot (rendement est un mot que visiblement les français ne connaissent pas), un escargot qui râle sans arrêt sinon il n’est pas un vrai français car le français ADORE RÂLER pour tout et même rien, comment faire pour obtenir, une fois cette liste précédente évoquée, un produit compétitif en terme de prix de vente public constaté? C’est juste mission IMPOSSIBLE!

Pour vendre du MADE IN FRANCE à prix compétitif, il faudrait avoir un coût de masse salariale plus faible, des charges sur ces salaires plus bas, des travailleurs plus engagés avec moins d’absentéisme, moins de RTT et + de 35h de travail par semaine pour une rendement efficace (vive le trou de la Sécurité Sociale: CPAM pas RSI car nous, chefs d’entreprise, évitons au maximum tout arrêt même si nous sommes malades comme des chiens car nous n’avons pas le choix que de travailler, travailler et encore travailler pour payer……… le RSI: mais que c’est drôle et pitoyable en même temps!). Tant que nous, chefs d’entreprise auront des charges sur salaire aussi élevées, nous ne pourrons pas produire du MADE IN FRANCE compétitif!

anaud Montebourg Made in France

La THEORIE du « blaireau and Co consommateur » et son illogique:

Le consommateur français adore se vanter n’acheter que du Made in France, ou tout au moins le prétend. Et il veut bien entendu acheter du made in France mais au prix du Made in Bangladesh ou Pakistan. (Là nous avons un sérieux problème technique!). En gros le français veut le beurre, l’argent du beurre, le c** de la crémière qui va avec, et comme il achète DU PRIX, il attend aussi en « bonus », une réduction sur le prix affiché: tout à fait, avec plaisir, et un billet de 100 en paquet cadeau aussi?

Si vous ne vendez pas du Made in France, on crie au loup: « bouhhhhhhhhhhhhhhhh pas bien, c’est made in X, Y, ou Sahara fait par les touaregs, bouhhhhhhhhhhh pas bien! »

A l’inverse, le français a un smartphone Samsung (Coréen), Iphone (fabriqué en Chine), un téléviseur Sony (Japon), un canapé en cuir acheté chez Conforama (Chine ou Roumanie), des vêtements pour ses enfants achetés chez Orchestra ou Kiabi (Là nous avons le choix: Bangladesh, Pakistan, Chine, Inde, Côte d’Ivoire etc etc…) => CQFD, le français qui prône tant le MADE IN FRANCE est entouré de produits PAS MADE IN FRANCE!

made in

► Parlons MARGE:

Si nous, chefs d’entreprise voulons marger, compte tenu de ma liste énumérée ci-avant des charges, coûts des salaires, problèmes liés à l’absentéisme etc etc, nous devons à contre-coeur délocaliser nos productions. Ce n’est pas le sourire jusqu’aux oreilles que nous choisissons de faire fabriquer HORS FRANCE (surtout sachant qu’une fois nos marchandises arrivées dans notre pays, les adorables douaniers nous attendent avec presque la Kalachnikov à la main, pour éplucher tous nos documents d’import, nos factures commerciales, nos codes HS (code d’Harmonisation des Marchandises appliqué par tous les pays dans le monde entier), inspecter nos marchandises, mettre nos container à quai parce qu’ils l’ont décidé ou qu’ils sont juste de mauvais poil et ont besoin de facturer de la mise à quai pour alimenter les caisses de l’Etat. C’est donc la mort dans l’âme que nous délocalisons pour juste espérer MARGER tout en espérant de ne pas trop se faire pourrir la vie par les douaniers.

La marge est, et vous le savez chefs d’entreprise, le nerf de la guerre. Tout comme ce qui compte au final n’est pas tant le chiffre d’affaires réalisé mais le résultat net de votre exercice comptable. Si je raisonne bien, mieux vaut faire 250.000€ HT de CA et avoir un résultat net de 30.000€ que de faire 4.000.000€ HT de CA et finir avec un petit 12.000€ de résultat net, vous en conviendrez. Mais n’oublions pas qu’il faut aussi un juste dosage de ce résultat net pour n’être imposé en IS quà 15% plutôt qu’à 33%: là aussi vous devez faire faire une gymnastique de singe savant à votre comptable pour éviter le méga coup de massue de l’Etat.

Fabriquer du made in France pour ne marger ne serait-ce qu’à 1.75 voir 2 les jours de grand vent, ou revendre des produits made in France pour ces mêmes marges ridicules, revient à se tirer une balle dans le pied car une fois vos charges, taxes, TVA et autres moult impôts et frais fixes payés, il ne vous reste RIEN voir pire encore vous êtes en NEGATIF.

Aussi, qui a la solution magique de nous permettre de ne plus délocaliser nos productions, de nous permettre de faire du Made in France qui nous dégagera une marge confortable et permettra au consommateur d’acheter du Made in France à prix compétitif est volontiers invité à me donner sa formule par mail.

marge commerciale

 

Vécu d’entrepreneur: analyses et anecdotes de vente directe

La suite au prochain article.

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Chefs d’entreprise: taxes, taxes, et encore des taxes

En tant que chef d’entreprise ou ex-chef d’entreprise, vous connaissez fort bien, même trop bien ce dont je veux parler avec le mot TAXES.

Lorsque l’on se lance dans l’entrepreneuriat, même si nous savons à l’avance que nous allons avoir des charges diverses et variées ainsi que des taxes à payer, nous sommes loin d’imaginer que nous n’allons au final ne faire que ça: PAYER DES TAXES! Nous en payons d’ailleurs tellement que nous croulons sous les taxes que notre cher Etat français adore nous imposer.

Tout commence avec la création de votre entreprise pour laquelle vous devez payer le CFE (Centre de Formalité des Entreprises), le GTC (Greffe du Tribunal de Commerce) et arrive très vite, mais alors trèèèèèèèèèèèèèèèèèès vite, votre premier appel à cotisations RSI. Ce premier appel est d’ailleurs comme le double effet Kiss Cool, car souvent basé sur un forfait, donc par définition d’un montant exorbitant alors que vous n’avez même pas encore pu rentrer le moindre € de chiffre d’affaires. A votre comptable de leur écrire (et hop une 1ère lettre recommandée une!) pour leur signifier que par A + B vous ne devez pas cette somme basée sur le sens du vent, mais bien sur la rémunération gérant fixée d’après les annexes à vos statuts.

Le plus drôle, c’est que vous devez aussi payer une annonce qui ne sert à rien mais qui coûte relativement cher, pour faire savoir que ça y est, vous avez créé votre entreprise. Annonce dont le prix varie selon sa parution dans l’un des magazines faisant partie d’une liste imposée.

TAXES

Le décor des taxes est donc posé dès le début de votre parcours d’entrepreneur… Pour résumer la suite de ce décor qui va bien entendu s’étoffer, voici l’ambiance dans laquelle vous allez jongler entre ces diverses taxes et charges:

Le pire avec ces fameuses taxes est lorsque vous arrêtez votre société: car si j’additionne tout ce que j’ai payé en tampons divers (Près de 400€ un coup de tampon au SIE tout de même! A ce prix là il est en or leur tampon j’espère!) et frais d’enregistrement d’Assemblée Générale pour signaler ma dissolution, cessation d’activité,dépôt des comptes annuels et de liquidation, parution d’une première annonce de cessation puis une seconde pour la liquidation, sans oublier bien entendu l’IS sur l’exercice comptable clôturé (dont je tairai le montant par pudeur) et bien même sans cet IS, j’ai payé la modique somme de 1000€ rien qu’en tampons et frais d’enregistrements! Et comme dans la pub de cet opérateur téléphonique, ce n’est pas fini! Une fois votre société liquidée, vous recevez un dernier appel RSI appelé « appel de régularisation » et cette régularisation vous met définitivement K.O.

► Logique me direz-vous de payer autant lorsque l’on liquide sa société car généralement si on la liquide c’est que ça va mal donc que les comptes vont mal et que votre trésorerie ressemble au désert de Gobi, mais non, vous payez quand même!

Si vous ajoutez l’IS, puis une prise éventuelle de dividendes qui, si est inférieure à 10% du montant de votre capital social vous donnez 15% de ces dividendes pris au RSI, mais si ces dividendes sont supérieurs à 10% du montant de votre capital, non seulement vous payez 15% de RSI dessus mais en plus de ces 15% donnés gracieusement au RSI alors que vous les avez déjà grassement entretenus avec vos appels à cotisations trimestriels, vous payez également 40% de plus au RSI sur toute prise de dividendes supérieurs au montant de votre capital social!  BRAVO L’ETAT FRANCAIS, vous avez trouvé le moyen de nous plumer comme des poulets avec une très grande finesse d’esprit! Pour le coup, ça mérite une médaille je pense, la médaille du MEILLEUR MAC DE TOUS LES TEMPS!

L'Etat et ses taxes, les frères qui rapent tout

Mais il faut selon cet Etat français encourager l’entrepreneuriat car c’est tellement louable pour eux et valorisant que d’afficher de jolies statistiques prouvant sur le papier qu’il y a eu x% d’augmentation de créations d’entreprise telle année. D’ailleurs cela dit en passant, l’année 2013 a explosé les records de fermetures de sociétés depuis la crise de 2008: Merci l’Etat, merci son dirigeant sans envergure que même Mme Merkel ne daigne bien souvent pas regarder tant il semble lui paraître transparent.

Sauf que ces X% cachent la souffrance vécue par une chef d’entreprise surtaxé, mais là on ne fait pas de statistiques sur ce sujet: c’est TABOU!

Voici une liste non exhaustive des taxes basiques que nous, chefs d’entreprise, hormis celles de constitution et dissolution devons régulièrement payer:

RSI + URSSAF + CFE (ex Taxe professionnelle mais qui ne sert à rien, tout au moins pour nous chefs d’entreprise)+ IS + TVA + selon votre activité Taxe Transports + frais d’enregistrement de toute modification de votre structure (modification de vos statuts, de votre capital social etc etc…) et bien entendu étant donné que nous sommes des citoyens, nous payons aussi des Impôts sur le Revenu. ► Et après on s’étonne que nous, chefs d’entreprise perdons le sommeil, devenons des chevaliers du Lexomil, faisons volontiers le soir venu, ami ami avec un petit verre de Jack Daniel’s, avons des cernes sous les yeux de la taille de la valise d’un touriste japonais en visite de 3 semaines à Paris, et qu’au bout d’un moment, n’en pouvant plus, finissons par non seulement ne plus partir en vacances car il faut payer le RSI, mais de toute façon on ne peut plus partir car nous sommes épuisés moralement et physiquement, au bord si ce n’est en plein dedans, du BURN-OUT.

A contrario, vous qui conduisez les yeux hagards votre petite voiture citadine, vous croisez régulièrement de splendides voitures allemandes flambantes, avec à leur volant des jeunes hommes tout juste âgés d’une vingtaine d’années, qui vivent dans des logements sociaux, le tout aux frais de la princesse, mais visiblement, eux, ils ont le sourire puisqu’ils roulent fenêtre ouverte, musique à fond, tout en sachant bien qu’ils n’ont pas de N° Siret EUX car on ne délivre pas de N° Siret pour une activité de type BIC: vente de sucre en poudre compacté en boulette! Finalement, qui a raison, vous dans votre voiture poubelle ou eux avec leurs gros moteurs et leur sucre en poudre ou/et savonnette?

Et là, dans ce genre de moments, je suis certaine que vous, chefs d’entreprise du présent ou du passé vous vous êtes tous au moins une fois dit: « Mais qu’est ce que j’ai fait de me mettre dans mon activité actuelle et à mon compte, j’aurais mieux fait de me lancer dans la vente d’herbes aromatiques aux feuilles si particulières, au moins je saurais pourquoi je ne dors que d’un oeil! »

cannabis

Vécu d’entrepreneur et entreprise: vérités, analyse, incohérences.

La suite au prochain article: « Le non-sens du Made in »

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En route vers l’année 3 de l’entreprise #2 – Année 3

Comme je l’exposais précédemment, j’avais donc après réflexion et analyse de mon chiffre d’affaires issu du B2B, décidé d’ajouter la seule voie de distribution qui me manquait: la vente directe. Je connaissais certaines bases de vente directe mais il fallait que je le reconnaisse, j’avais aussi beaucoup de lacunes pour suffisamment maîtriser le sujet et enfin partir à la recherche de mes futures VDI (vendeur à domicile indépendant).

J’ai donc continué à exploiter mes 2 voies de distribution tout en préparant mon lancement en vente directe pendant plusieurs mois pour qu’au moment de mes premiers recrutements, je sois parfaitement opérationnelle. Ne se lance pas dans la vente directe qui veut et qui a vu de la lumière et veut entrer par curiosité, c’est un secteur très particulier, un réel métier.

Au bout de quelques mois, avec l’aide de professionnels de la vente directe adhérents de la FVD en terme de conseils qu’ils m’auront prodigués, tout était prêt: les documents internes pour mes futures VDI, mon programme de recrutement, de formations, les documents qui allaient être les supports administratifs de mes VDI pour leurs commandes etc etc…

Parallèlement, j’avais à la fois envie d’un nouveau look pour mon site e-commerce, et surtout j’avais besoin de le faire évoluer en vue de cette nouvelle voie de distribution que j’allais ajouter. Aussi, j’ai fait remanier mon site e-commerce par mes webmasters pour le rendre plus performant, plus agréable pour les internautes, et encore plus « pro » d’aspect bien qu’il soit déjà très carré. L’année 3 de mon entreprise démarra donc par un site e-commerce tout beau tout propre, et le lancement à quelques semaines près de mes premiers appels au recrutement de VDI.

Comme j’avais à l’époque déjà une bonne communauté sur Facebook, mes premiers appels au recrutement furent sur ce réseau social. Et je ne sais encore pourquoi, car la vente directe a bien souvent une image « vieillotte » tandis que la majorité des personnes sur Facebook ont moins de 35 ans, soit donc un profil aux antipodes de la « vieillotterie », cela a fonctionné. En quelques mois à peine, j’avais déjà constitué un bon réseau de vente à domicile de mes produits avec des VDI un peu partout en France.

L’impact sur mon chiffre d’affaires a bien entendu été positif, l’impact sur mon volume de travail aussi par contre, et déjà que je n’avais pas de vie, avec cette troisième voie de distribution, je commençais mes journées à 5h30 du matin avant le lever de mes enfants, et les finissaient à bien souvent 23h voir minuit, juste avec les pauses que toute maman fait si elle n’a pas de mode de garde et ne met pas ses enfants à la cantine: celle du midi, celle de la sortie d’école de fin de journée, et les repas (je vous rassure, je prenais tout de même le temps d’une douche!).

Je crois que cette période, même si épuisante, aura été la période durant laquelle je me suis le plus épanouie à être mon propre employeur, à avoir ma propre barque à mener. Même sur Facebook, l’ambiance au sein de ma communauté était joviale, agréable, ma page/communauté drainait des visites pour mon site e-commerce, et les visites étaient transformées. Facebook m’était donc à la fois utile en terme de CA, de taux de conversion, d’e-réputation, de recrutements, et agréable, plaisant même pour être franche.

vente directe et vdi

Seul petit bémol qui a légèrement plombé (mais pas à s’en pendre non plus) mon épanouissement pendant cette période a été ma décision de passer de l’EI en société car plus intéressant fiscalement. Disons que notre cher RSI ainsi que le SIE ont eu légèrement du mal à comprendre que non, je n’avais pas liquidé mon EI, mais transformé mon EI en société.

ANECDOCTE RSI ► N’arrivant pas visiblement à comprendre que mon EI était juste devenue société, j’ai été radiée du RSI en tant que personne physique de mon EI (jusque là, RAS, c’est tout à fait normal), mais ne sachant que faire, ils m’ont radiée tout court! Après que mon cabinet comptable leur ait expliqué (toujours en mode lettre recommandée bien entendu!) maintes et maintes fois le pourquoi du comment, un jour j’ai enfin reçu une nouvelle attestation de prise en charge par le RSI, mais petit souci, il n’y avait plus mes enfants dessus: tour de magie du RSI, ils avaient fait disparaître mes enfants!

Mon cabinet comptable a dont repris ses bonnes habitudes d’appels, lettres recommandées au RSI pour que mes enfants soient de nouveau sur ma carte vitale comme ils l’avaient toujours été. Et là, drôlissime mais VRAI, j’ai reçu pas moins de 4 cartes vitales différentes pour obtenir la bonne avec tout le monde dessus. Une fois il en manquait un, celle d’après j’étais de nouveau seule dessus, bref, un réel grand n’importe quoi.

carte-vitale-2_01

** Je passe du coq à l’âne en faisant une parenthèse moins drôle cette fois par contre mais toujours concernant le RSIFuturs chefs d’entreprise, sachez que même après l’arrêt de votre société, le RSI continuera à faire du grand n’importe quoi et vous demandera de payer des cotisations trimestrielles et de régularisation non seulement erronées mais en plus de cela d’un montant on ne sait pourquoi, exorbitant! Préparez-vous d’ores et déjà mentalement à cela auquel cas vous cesseriez d’exercer en indépendant et liquideriez votre société, car je n’y étais pas prête et dans l’état où je suis actuellement, le choc est réellement dur à encaisser….**

Après plusieurs mois à jongler avec 3 voies de distribution, constatant encore de manière plus flagrante la baisse de mon chiffre d’affaires provenant du B2B et surtout épuisée physiquement, j’ai dû prendre à nouveau le temps de réfléchir vite et bien sur la position qu’il me fallait prendre pour le bien de ma société. Soit je conservais les 3 voies, mais sachant que j’en avais une qui devenait de plus en plus fragile: B2B, soit je coupais la tête à l’une de ces voies pour me focaliser sur celles qui étaient les plus rentables. J’ai alors décidé que pour la prochaine collection saisonnière de mes produits, je stopperais le B2B et ne conserverais que mon site e-commerce et la vente directe.

L’été passe tranquillement, le réseau par contre est quasi inactif pendant cet été là (mais c’est ainsi en vente directe, il faut juste le savoir et l’anticiper en terme de trésorerie), je prends quelques jours de congés en famille (lorsqu’on est chef d’entreprise, seul aux commandes de son propre bateau, il est fort rare de prendre plus d’une semaine de vacances et si vous êtes dans l’entrepreneuriat de type TPE/PME, vous le savez tout autant que moi) pour me préparer à une rentrée je l’espère à l’époque en trombe, et ce avec une mine un peu moins décrépie par mes heures de travail cumulées tout au long des mois précédents. Et là, malheureusement, je n’arrive même plus à me souvenir comment tout à commencé mais tout ce que je sais c’est que mon cauchemar a commencé.

 

Année 4 de mon ENTREPRISE: le CAUCHEMAR #1

La suite au prochain article.
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En route vers l’année 3 de l’entreprise #1

Avant de vous parler de ma démarche pour ajouter une 3ème voie de distribution à mon entreprise soit la vente directe, j’aimerais aborder une première analyse et quelques premiers fléaux de chefs d’entreprise.

En tant que chef de TPE/PME (ex chef puisque l’on m’a tout pris), j’aimerais témoigner sur ce que nous, à la tête de TPE/PME, pouvons ressentir, vivre ou au contraire ne pas vivre.

Lorsque l’on est seul aux commandes d’une entreprise, ou société à dimension humaine, je pense que vous serez d’accord avec moi si vous êtes, soit passé par ce statut, soit dans ce cas actuellement, nous devons braver beaucoup d’obstacles et ceci n’est pas toujours ni facile, ni sans conséquences et physiques et psychologiques.

ANALYSE ET FLEAUX ► en tant que chef de TPE, voici ce que j’ai à vous partager:

1/ Lorsque l’on n’a aucun associé, aucun soutient extérieur pour nous aider à prendre nos décisions, nous avons bien souvent au bout d’un certain temps un fort sentiment d’isolement, de surcroît en exerçant à distance (e-commerce) et non pas en boutique physique car au moins en boutique physique vous côtoyez du monde au quotidien (les commerçants de votre rue, vos clients, les passants visiteurs..)

2/ Lorsque l’on est chef de TPE surtout, nous sommes multi-tâches, multi-casquettes……. MOULTIPASS (cf le 5éme Elément de Luc Besson si vous ne comprenez pas ce que je veux dire). Si de surcroît vous avez plusieurs voies de distribution comme c’était mon cas, il vous faut non seulement gérer votre e-commerce avec tout ce que cela implique, mais aussi vos comptes clients professionnels. En gros vous êtes partout en même temps, le premier et le dernier maillon de la chaîne à la fois, et vous menez une vie de fou.

Mener une vie de fou peut être grisant un moment certes, mais ce moment passé, votre corps, votre esprit vous rappellent à l’ordre et vous commencez à non seulement à être plus qu‘épuisé physiquement, mais aussi psychologiquement. Votre souffrance de chef d’entreprise commence. Votre vie au rythme de fou devient une non-vie, vous êtes un NO LIFE du travail, une vulgaire machine à travailler, un esclave de votre propre activité, prisonnier de votre propre engrenage et vous n’avez ni le temps de vous demander quand ce rythme va-t-il se ralentir pour que vous puissiez enfin souffler un peu, ni les moyens, car plus vous vous développez, plus vous « pompez » si nous imageons la chose, plus on vous pompe. Si vous ne vous sentez pas du tout pompé (ce dont je doute), allez faire un peu de lecture par ici, vous comprendrez très vite que même le mot « être pompé » est FAIBLE.

3/ Lorsque l’on est chef d’entreprise de TPE/PME, notre meilleur ami devient presque notre comptable et ce n’est pas sans raison. C’est parce que volontairement ou involontairement nous sommes amenés à l’appeler plusieurs fois par semaine, parfois même par jour, pour divers courriers administratifs que nous recevons en quantité astronomique.

FLEAU ► LES ADMINISTRATIONS FRANCAISES

Nous, chefs d’entreprise, nous sentons quasi harcelés par ces administrations qui bien souvent, en dehors de ne surtout pas oublier de nous rappeler le paiement de nos diverses taxes, nous adressent des courriers ou appels à cotisation totalement erronés.
Le souci majeur est que c’est à NOUS de prouver que leur courrier n’a pas lieu d’être ou leur calcul est faux sinon on nous applique une gentille majoration forfaitaire de pénalité de 10% de la somme que l’on vous réclame. Non-sens n’est ce pas ?!
Certes, une fois cette majoration appliquée, vous pouvez faire une demande de remise gracieuse de celle-ci, mais comme tout échange avec les administrations françaises se fait par courrier recommandé avec accusé réception (et oui, sinon, ils sont capables de vous dire qu’ils n’ont jamais rien reçu et même en envoyant un beau recommandé, ils arrivent à perdre votre courrier : mais qu’ils sont forts ces gens-là !), cela vous coûte toujours en fin d’année une coquette somme appelée FRAIS DE CHANCELLERIE par votre cabinet comptable, alors que si les administrations françaises faisaient correctement leur travail, ces frais seraient minimes.

Parmi les fléaux administratifs, nous pouvons répertorier notre cher RSI : officiellement Régime Social des Indépendants, officieusement Ramassis de Sangsues et d’Incompétents. Et encore, je suis gentille car le RSI, cette plaie pour tout travailleur indépendant, cette gangrène qui nous ronge à petit feu, n’est qu’un maillon du Gang Criminel Organisé mais malheureusement LEGAL de l’Etat français. (J’aborderai ultérieurement quelques anecdotes et vérités sur mon vécu avec le RSI : ça croustille sous la dent tel un croissant chaud tout juste sorti du four).

Pourquoi Gang Criminel Organisé ? Si vous êtes chef d’entreprise ou l’avez été, vous savez de quoi je parle. Je parle des charges que l’Etat nous impose et toujours crescendo, des taxes qui chaque année augmentent et nouvelles taxes que l’on nous sort du chapeau tel un magicien sort son lapin, tout fier de son tour de magie, de ce racket qu’est la TVA : certes, nous, sociétés, ne sommes que des collecteurs de cette taxe, mais si par malheur le mois X vous faites un chiffre d’affaires de folie avec en contrepartie peu d’achats fournisseurs, vous vous retrouvez rapidement avec un montant de TVA à payer à vous donner envie de vous pendre (ça m’est arrivé d’en pleurer en voyant que je redonnais chaque mois 19.6% puis depuis janvier de cette année 20% de mon chiffre d’affaires durement atteint).

les entreprises françaises croulent sous les charges et taxes

Je parle aussi des textes de loi, des articles TRUCMUCHE auxquels nous, professionnels devont nous conformer sous peine de sanctions. Je parle aussi de certaines aberrations comme le fait d’allonger le délai de rétractation pour le consommateur qui achète à distance en le passant de 7 jours francs à 14 jours francs ► En gros, vous ne savez pas réellement quel chiffre d’affaires vous allez réaliser en clôturant votre mois puisque tout ce que vous vendez à compter du milieu du mois peut au final faire l’objet d’une rétractation pour remboursement.
C’est bien de protéger les consommateurs, mais qui protège les entrepreneurs ? Que nous a-t-on donné comme avantage en contrepartie de cet allongement ? RIEN. En gros, nous devons nous taire, acquiescer, et faire profil bas en croisant les doigts pour ne pas tomber sur trop de clients faisant valoir ce droit au bout de 14 jours… Un souci de plus pour nous, chefs d’entreprise vendant à distance et même en vente directe.

Dans ce Gang Criminel Organisé, se trouve bien entendu le SIE qui vous attend au virage à la clôture de votre exercice pour vous prendre un maximum d’IS. Là encore vous ressentez un sentiment immense d’injustice car après avoir payé toute une année d’exercice comptable : charges, taxes diverses et variées, TVA, frais de chancellerie en plus de vos honoraires comptables à cause des multiples courriers que vous devez envoyer à ces organismes pour leur signaler qu’ils devraient arrêter de fumer la moquette avant de vous écrire, vous devez payer des impôts société qui sont bien entendu totalement séparés des impôts sur le revenu que vous allez aussi payer. PAYER, PAYER, PAYER, et encore PAYER, ce qui fait de nous, sociétés et entreprises françaises, les vaches à lait de l’Etat, les dindons de la farce, les laissés pour compte d’un système faussement pro-entrepreneurial, des prostituées.

Enfin, n’oublions pas de citer ce qui est notre épée de Damoclès à tous, nous qui sommes chefs d’entreprise : le frère jumeau de ce Gang Criminel Organisé ► Les Cowboys des Administrations Françaises dont les 3 Mousquetaires principaux sont: Fisc, DGCCRF, URSSAF et Inspection du Travail (les 3 Mousquetaires étaient 4 ne l’oublions pas).

Ces Cowboys sociopathes n’ont aucun scrupule à vous pourrir la vie, la santé et c’est LEGAL ! Pourtant, et triste constatation d’ailleurs, nombreux sont les entrepreneurs, artisans, commerçants, dirigeants à s’être suicidé à cause d’un contrôle fiscal, de la DGCCRF, ou contrôle URSSAF, mais PARADOXE, ces cowboys sociopathes ne sont pour autant pas poursuivis et continuent EUX, leur petite vie de fonctionnaire d’Etat grassement payé, avec de nombreux avantages, une cotisation privilégiée pour leur retraite et leurs RTT : « Repose Toi Toutletemps ».

Si je ne divague pas, lorsque l’on provoque la mort d’une personne, sans avoir forcément eu l’intention de la donner, nous sommes poursuivis en justice et jugés pour HOMICIDE INVOLONTAIRE. Et bien qu’on m’explique POURQUOI ces Cowboys des Administrations Françaises ne sont-ils pas passibles de tels jugements ?

Et si grâce à Dieu (ou qui vous voulez), vous ne vous pendez pas à cause de ces Cowboys, dans le meilleur des cas, vous devenez soit ce que Pierre Blanc-Sahnoun (Coach de cadres dirigeant et fondateur et Directeur de White Spirit) appelle: un CHEVALIER DU LEXOMIL (désolée non, vous ne devenez pas un Chevalier du Zodiaque aux super pouvoirs…), soit un chevalier du Lexomil associé à un dépressif profond stade 3 donc en dépression majeure = MOI aujourd’hui… Moi qui lutte au quotidien pour ne pas finir entre quatre planches car je suis mère et mes enfants ont besoin de leur maman.

Les entrepreneurs chevaliers du lexomil

Ce qui m’amène à penser à la chanson de Forent Pagny qui en gros se résume à : « Vous pouvez tout me prendre, mais vous n’aurez pas MA LIBERTE DE PENSER! »  Et au jour d’aujourd’hui, c’est bien tout ce qu’il me reste, c’est pour cela d’ailleurs que je n’ai plus peur de me taire, car qu’allez vous prendre à quelqu’un qui n’a plus rien ?

 

En route vers l’année 3 de mon ENTREPRISE #2
La suite au prochain article.
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