Chef d’entreprise: phase de création, conseils et erreurs à éviter

Voici quelques conseils et erreurs à éviter pour tout futur chef d’entreprise porteur de projet afin que vous évitiez de vous prendre les pieds dans le tapis avant même d’avoir commencé.

1/ MON PROJET/ MON IDEE: Mon projet, mon idée, sont-ils pertinents? Mon idée est-elle différente de ce que l’on trouve actuellement sur le marché sur lequel je souhaite me lancer et me positionner? Mon idée est née comment: de quelle constatation en l’occurrence? Mon idée a-t-elle une valeur ajoutée qui fait que mon projet une fois devenu entreprise/société, va se différencier des autres sociétés déjà actives dans mon secteur? Mon projet est-il suffisamment mûri, abouti? Ai-je soumis mon projet à des proches pour avis, consultation, réaction vis à vis de mon idée afin de m’assurer que je ne suis pas le seul à penser que mon projet est bon?

2/ MON BUSINESS PLAN: Sais-je exactement ce que doit contenir mon business plan?  Suis-je conscient des points clés qu’il doit contenir, en l’occurrence:

  • Etude de marché.
  • Ma dimension entrepreneuriale.
  • Prévisionnel et projections + Mon plan média.
  • Dans la continuité de mon prévisionnel: chiffres clés comme mes charges qu’elles soient fixes ou variables, mes concurrents directs et indirects, ma marge, mon coefficient à la revente si je suis au régime BIC et selon si je vends en B2C ou/et B2B mes coefficients respectifs.
  • Mon sourcing (toujours si je suis au régime BIC).
  • Les fluctuations des devises si mon sourcing ne se situe pas en France.
  • Le champ de mes compétences si je suis seul, et le bilan des compétences de mon/mes associé(s) si nous sommes plusieurs à porter ce projet.
  • Mes éventuelles lacunes (si je ne pallie pas à celles-ci, c’est une erreur! Je me dois donc vite de m’entourer ou de solliciter l’appui de personnes possédant les compétences que je ne n’ai pas pour le moment).
  • Les points forts et les points faibles de mon projet.
  • Mon financement (nous en revenons donc au prévisionnel) ainsi que mes besoins en trésorerie. Mes diverses possibilités de financement! (Banque, Crowdfunding, ADIE, NACRE, micro-crédit et j’en passe…)
  • Le choix du statut juridique pour lequel je vais opter car se tromper de statut juridique en créant son entreprise peut se révéler lourd de conséquences.
  • Ma foi en mon projet car il est évident qu’il faut être prêt à affronter un milieu très « spécial » et éprouvant » en tant qu’entrepreneur.
  • Et bien d’autres points encore…. mais je ne peux tout vous dire.

business-plan

3/ MON RETROPLANNING: Sous quel laps de temps est-ce que je souhaite passer de stade de projet au stade d’entrepreneur?

4/ MON MARCHE / CONSOMMATION ET CYCLE DE VIE DE MON-MES PRODUITS: Suis intarissable sur ces points? Ai-je bien connaissance du cycle de vie de mon/mes produits si je suis au régime BIC, ai-je connaissance de la consommation telle qu’elle est actuellement?

5/ MOI: Me connais-je suffisamment pour être certain de résister à tout pour faire vivre, évoluer et développer mon projet contre vents et marées? Ai-je inclus dans mon projet d’entrée des idées et perspectives de développement de ce projet? (Si non, c’est une erreur de plus que vous commettez, bien qu’il ne faille pas « mettre la charrue avant les boeufs » vous vous devez d’ouvrir dès le départ une porte vers votre développement et surtout le rebondissement de votre projet selon les événements de la vie de votre projet).

6/ LE DEUIL: Êtes-vous prêt à faire le deuil de votre projet s’il est jugé non mature, non viable, non pertinent, ou tout au mieux à accepter que votre projet soit mis sous le couvert d’une couveuse d’entreprise?

7/ Si vous sentez que vous avez une certaine crainte suite à la lecture de ces 6 points, n’hésitez pas à me solliciter (car étant passée par là, sans me vanter car ce n’est pas moi qui le dit mais autrui, dont des spécialistes de la création d’entreprise: les business plan sont l’une de mes spécialités), pour vous aider à MONTER VOTRE PROJET en bonne et due forme. Contactez-moi!

accompagnement a la creation dentreprise

 

Chefs d’entreprise en activité: conseils et erreurs à éviter #2

La suite au prochain article.

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Entreprise et financement: Banques et Crowdfunding, attention au miroir aux alouettes!

Dans mon tout premier article qui vous exposait à quel point la création d’entreprise peut se révéler un réel parcours du combattant sur beaucoup de points, j’avais abordé le sujet du financement, avec ironie et sarcasme certes en ce qui concerne le Crédit Agricole puisque cette banque a refusé de me prêter un somme minuscule pour une création d’entreprise.

Je reviens sur le sujet du financement car c’est malheureusement le souci majeur de beaucoup de créateurs d’entreprise et bien que les banques existent et que, depuis déjà environ deux ans en France, le crowdfunding ou financement participatif soit très utilisé par les porteurs de projet pour financer celui-ci, tout n’est pas tout rose.

Banques et entreprise ► Une vraie partie de bras de fer

Lorsque vous créez votre entreprise comme ce fût mon cas, vous avez bien souvent besoin d’un prêt. Le souci est que comme vous êtes une entreprise en création, et que par conséquent, seul votre prévisionnel peut convaincre votre banquier de vous financer puisque vous n’avez pas encore « fait vos preuves », les banques sont très frileuses à vous accorder un crédit. Malheureusement, vous, futur chef d’entreprise, subissez la politique du scoring appliquée par les banques, et surtout celle de la non prise de risques.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, vous n’échapperez pas à l’assurance sur votre tête ainsi qu’à la caution à titre personnel sur ce crédit. En gros, les banques prennent toutes les mesures pour s’assurer que même si vous mettez la clé sous la porte, vous continuerez à payer vos échéances en tant que personne physique, l’expression personne physique étant à entendre dans le cas présent: à titre personnel.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, il reste encore un souci non négligeable: les banques ne financent ni votre stock si vous êtes au régime BIC, ni votre BFR (Besoin en fonds de roulement), et c’est là que vous commencez à tourner en rond car acheter son stock avec son propre argent n’est pas à la portée de tout le monde, et démarrer sans trésorerie d’avance, encore moins… Mais c’est ainsi…

Enfin, le pire du pire du banquier, est celui qui est comme le dernier banquier que j’ai eu, soit le banquier qui vous dit maintes fois « OUI OUI VOUS AVEZ MON ACCORD DE PRINCIPE, FAITES! » Et le moment venu: « OUPS, j’ai appuyé sur la mauvaise touche et votre dossier est parti en étude au siège et je n’ai de ce fait plus la main mise sur la décision de vous prêter ou non ». Le pire du pire est donc le Banquier Girouette! D’ailleurs au final, il n’y a pas de mauvaise banque, car elles sont toutes plus ou moins pareilles, il y a surtout de mauvais banquiers.

Les banques le savent, compte tenu du contexte économique actuel, rares sont les futurs chefs d’entreprise ou chefs d’entreprise qui disposent d’un apport personnel conséquent, à moins d’être plusieurs associés (et encore..), aussi elles profitent de cette situation pour jouer avec vos nerfs. C’est un peu comme la phrase « pas de bras pas de chocolat »! Avec votre banque, si vous n’avez pas un minimum d’apport personnel lorsque vous êtes en création, et bien entendu n’avez pas un prévisionnel en béton armé, on ne vous prête pas. Toujours avec cette même banque, lorsque vous êtes déjà en activité et que vous avez besoin d’un financement pour pouvoir vous développer, si vous ne montrez pas un bilan et un compte de résultat plus que parfait, on ne vous prête pas non plus. D’où ma question: A quoi servent donc les banques pour les chefs d’entreprise si ce n’est que de se sucrer sur leur dos en frais de gestion, frais d’abonnement consultation de votre compte professionnel via leur interface, arrêtés de compte, commissions prises à chaque mouvement entrant et sortant, brefs, une multitude de frais en tout genre qui, sur une année vous coûtent souvent très cher…?

banques et entreprises

Financement participatif et entreprise ► Oui, mais…

Dès lors que vous êtes porteur d’un projet de création d’entreprise, vous avez la possibilité de soumettre celui-ci au financement participatif soit au financement par des tiers, des particuliers, des entreprises, bref le lambda qui veut bien participer à financer votre projet, avec toutefois dans la plupart des cas, une contrepartie, en nature ou autre. Il existe plusieurs plateformes dédiées au financement participatif en France, certaines sont plus fiables que d’autres, certaines plus renommées que d’autres, certaines plus ciblées sur l’entrepreneuriat que d’autres, mais de toutes, la plus grosse en France est à mon humble avis My Major Company.

Attention je n’ai aucun intérêt quelconque à recommander MMC plutôt qu’une autre plateforme de financement participatif et je ne suis pas du tout parente avec la famille Goldman (comprendre que je ne fais de publicité pour personne).

Le souci dans le recours au financement participatif est qu‘à première vue cela semble une réelle opportunité pour les porteurs de projet que d’obtenir une aide financière à rendre leur projet réel, vivant, mais lorsqu’on lit bien chaque ligne des CGU, c’est là que le bas blesse, d’où mon « OUI, MAIS… »

►EXTRAITS et donc EXEMPLES:

« Pour le porteur de projet dont le projet est financé XXX (la plateforme de financement participatif) s’engage à verser dans les plus brefs délais le montant des participations des contributeurs, déduction faite des valorisations, minoré de la commission prélevée. »Qui a compris? Parce que ni mon collaborateur comptable ni moi avons saisi le passage parlant de la « déduction des valorisations »: KESAKO?

« Le porteur de projet s’engage à envoyer à chaque contributeur, si le plancher de la jauge est atteint, un reçu fiscal dûment complété, daté et signé par le porteur de projet, étant précisé que ce reçu devra impérativement être établi sur le modèle « Cerfa n°11580*03 ». Le porteur de projet s’engage à communiquer à XXX, une copie de l’ensemble des reçus fiscaux destinés aux contributeurs, dûment complétés, datés et signés par le porteur de projet et ce, avant le versement des participations par XXX au porteur de projet. A défaut, XXX pourra suspendre le versement des participations au porteur de projet jusqu’à réception de l’ensemble des reçus fiscaux. » ► Bonjour l’usine à gaz car si vous avez à titre d’exemple, 500 contributeurs, cela fait autant de reçus fiscaux, pire, le double puisque vous devez en envoyer un à chaque contributeur et la copie de chacun à la plateforme de financement participatif si vous voulez pouvoir obtenir le versement des participations. Ahhhhhhhh 1000 FORMULAIRES CERFA: ACHEVEZ-MOI!

crowdfunding-financement participatif

Vous l’aurez compris, le financement est donc un réel casse-tête chinois pour les chefs d’entreprise car que nous soyons en création ou déjà en activité, obtenir un financement est très difficile et pourtant, sans financement, nous travaillons au final sans filet, et sommes donc à plus ou moins court terme, condamnés au banqueroute.. Que c’est donc bien triste une fois de plus..

 

Quand le consommACTEUR va trop loin!

La suite au prochain article.
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