Chefs d’entreprise en activité: conseils et erreurs à éviter #2

Si vous êtes déjà en activité, cet article est pour vous, chef d’entreprise de taille TPE/PME, surtout si vous exercez sur le web 2.0 (d’ailleurs mes conseils porteront sur ce domaine essentiellement).

Voici en quelques lignes les conseils ainsi que les erreurs à éviter, incluant les BONNES questions à vous poser.

► CONSEILS aux entrepreneurs du web 2.0:

Voici les BONNES QUESTIONS à vous poser si vous exercez en e-commerce que ce soit au régime BNC soit prestation de service, soit BIC donc vente de biens.

aide aux e-commercant

1/ Mon site e-commerce est-il facile de navigation pour l’internaute lambda? Si oui, bravo! Si non, repensez au plus vite à une refonte de votre site pour une ergonomie plus agréable pour vos prospects et clients.

2/ Mon site e-commerce est-il bien référencé? Si oui bravo! Si non, POURQUOI?

► POURQUOI => COMMENT Y REMEDIER ► soit par:

  • L’amélioration considérable de votre SEO (référencement naturel) + SEM (référencement par le marketing web) + SMO (optimisation de votre référencement au travers des médias sociaux). Si votre budget est limité, privilégiez avant tout le SEO. Une simple analyse de votre code source peut révéler bien des défaillances qui sont la cause d’un mauvais référencement. Cette analyse du code source s’avère également très utile pour la veille concurrentielle. Et enfin, ciblez vos mots clés!
  • L’enrichissement de votre site e-commerce en contenu de qualité basé sur la théorie du DOSAGE: Ne pas écrire pour Google seul (il vous pénalisera), Ne pas écrire comme si l’on écrivait une lettre à sa grand-mère (contenu non optimisé pour le SEO). Bref, rédiger pour le web demande une maîtrise entre un rédactionnel compréhensible et agréable pour l’internaute, mais pertinent pour Google. Ceci n’est pas à la portée de tout le monde.
  • L’amélioration considérable de votre référencement au travers de plusieurs approches ->

A/ entre dehors du SEO ci-avant mentionné, par le SEM (mais il faut y allouer un certain budget)

B/ SMO (mais là encore les réseaux sociaux sont à double tranchant donc si vous ne vous y sentez pas à l’aise, faites appel à un community manager)

C/ Travaillez sur votre netlinking mais un netlinking de QUALITE!

D/ Dans la lignée du SMO, établissez avec intelligence et parcimonie des partenariats avec des blogs ciblés, en rapport à votre clientèle cible, mais soyez très rigoureux et surtout restez sur vos gardes avec les blogs car c’est comme dans tout, il y en a des bons, des sérieux, mais BEAUCOUP DE MAUVAIS!

E/ Armez-vous de patience car avoir un site e-commerce bien référencé de se fait pas du jour au lendemain, Google prend dorénavant tellement de choses en compte pour bien vous référencer, y compris vos images, le texte derrière celles-ci etc etc… et SURTOUT surveillez votre ANALYTICS avec la plus grande attention et ne le faites pas une fois tous les 36 du mois sinon cela ne sert à rien!

F/ Dans la continuité de votre analytics, analysez vos sources de trafic, analysez vos mots clés en trafic naturel et n’hésitez pas à changer vos mots clés d’origine selon ce que votre analytics vous montre, analysez votre taux de rebond, votre trafic sur un intervalle temps donné, et en faisant cela avec régularité, vous comprendrez POURQUOI vous avez du pain sur la planche si votre site e-commerce est mal référencé.

G/ Si mes A/ à F/ vous semblent hors de vos champs de compétences, ou simplement hors de portée car trop la tête dans le guidon, Contactez-moi, je me chargerai avec plaisir des A/ à F/ pour vous!

SEO référencement SEM SMO

3/ Quelle image je souhaite que mon site e-commerce reflète? Confiance, modernisme, différence par rapport aux autres sites e-commerce, les 3 à la fois?

Si vous visez la confiance, ayez une charte graphique SOBRE. Si vous visez le modernisme, ayez une charte graphique originale mais sans trop en faire de sorte que votre site ne ressemble pas à un sapin de Noël. Si vous visez la différence: optez pour une charte graphique ludique, décalée mais très ciblée en fonction de votre secteur d’activité (pas de tête de mort même si vous adorez ça sur un site e-commerce vendant des produits pour bébés!)

Si vous visez les 3, la confiance est tout de même à mon humble avis la notion qui prédomine aussi soyez clairs dans vos CGV, clairs dans vos titres, clairs dans vos fiches produits, et surtout installez un module de paiement qui inspire confiance! Non loin que je n’aime pas Paypal, mais un VRAI MODULE BANCAIRE est toujours plus rassurant que Paypal ou Paybox etc etc…

4/ Depuis combien de temps ai-je cette version de mon site? Si depuis 2 bonnes années, pensez à une refonte compatible avec tous les navigateurs, y compris les tablettes ainsi que les smartphones.

5/ Ai-je dans mon site e-commerce prévu quelque chose (pardon pour le mot quelque chose mais je l’emploie volontairement sinon je vous en dis trop) pour « rattraper » les abandons de panier? Si oui, bravo! Si non, pensez-y et parlez-en à votre webmaster!

6/ En combien de clics l’internaute peut-il valider son panier et régler celui-ci? Si pas mal de clics, ERREUR car trop de clics tue le clic donc le CA!

7/Savez-vous déléguer? Car tout vouloir faire soit même est une grosse ERREUR sur le moyen terme!

8/ De nouveau, si les 1/ à 7/ vous paraissent être du chinois, ou hors de votre champ de compétence ou que vous manquez de temps pour ce faire, mais que vous rêveriez de le faire, CONFIEZ-MOI vos 1/ à 7/ (pour le 4/ et le 5/, je laisse votre webmaster prendre le relais).

aide au référencement pour e commerçants

Dérogation spéciale d’une ex-chef d’entreprise #1

La suite au prochain article.

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Quand le consommACTEUR va trop loin #2: Instagram et social network la suite

Dans mon article précédent j’abordais déjà les dérives du consommacteur au travers d’un exemple pris sur Facebook, ce réseau social qui pour les entreprises, abstraction faite d’être chronophage (et de surcroît bâti sur une pure duperie de Mr Zuckerberg, car il aura tout de même fait cavalier seul pour monter Facebook en 2004 alors qu’à la base ce projet était le projet commun à deux amis. Mais le pauvre ami en question s’est lâchement et perfidement fait berner et La Silicon Valley est devenue pour lui une simple vallée en silicone pour Playmobil), peut être source de bien des ennuis et de litiges.

Je me suis arrêtée à l’analyse de Facebook et donc du comportement des concommacteurs sur ce réseau social, je reprends aujourd’hui avec les 2 précédemment énoncés soit INSTAGRAM et PINTEREST, enfin, le tout me mènera à ma vision/conclusion bien précise de ce qui aura amené le consommateur à se transformer ainsi en consommacteur ultra exigeant et parfois ultra agressif (Zalando, Sarenza, Carrefour, Leclerc, Auchan, et autres GMS et gros pontes du web, vous en êtes la cause, au même titre que les réseaux sociaux et que les décisions gouvernementales pour la protection du consommateur, décisions toujours plus contraignantes pour le vendeur, mais ça, l’Etat s’en fiche comme de l’an 40).

CONSOMMACTEUR

 

2/ INSTAGRAM: Si l’on reprend ma cartographie précédente, que je vous remets à nouveau au cas où, voici donc d’après les spécialistes, ce qu’une société peut attendre d’Instragram (qui appartient à Facebook cela dit en passant).

cartographie-medias-sociaux-2014-e1397540581686

Concernant le SEO, Instagram obtient donc un ROUGE, soit n’est d’aucune utilité pour le référencement de votre site. Concernant la e-réputation, il obtient un point VERT, donc peut s’avérer utile pour celui-ci. Concernant la relation avec le consommacteur, il obtient un point ROUGE: « PAF DANS TA FACE DE POULPE POUR UNE FOIS LE CONSOMMATEUR, INSTAGRAM ne te demande pas ton avis!«  => Pour être plus claire, Intagram n’est pas pertinent pour obtenir une relation proche avec ses prospects et clients donc inutile d’attendre d’Instagram quelconque visite de votre site web et encore moins un bon taux de conversion. Enfin, concernant la génération de trafic, avec ce dernier point ROUGE, nous revenons sur ce que je viens d’écrire: Instragram ne vous drainera pas de trafic sur votre site (mon Analytics* me l’a même confirmé! / *Analytics = outils pour avoir une visibilité sur les statistiques et performances d’un site web). ► Conclusion des performances d’Instagram: heu… comment vous le dire en restant polie…………. pour une société, INSTAGRAM est une GIGA DAUBE. Fuyez sauf si vous adorez perdre votre temps à prendre vos produits en les mettant en scène sur de jolies photos, et complètement à proscrire pour une société au régime BNC.

► ANECDOTE: Il y a quelques jours, voici ce qui m’a interpellée sur Instagram: une jeune fille âgée de 21 ans se faisait carrément insulter y compris avec des propos très très durs à encaisser. J’en déduis donc que tous les réseaux sociaux qui permettent l’échange soit les commentaires sont DANGEREUX car ils ouvrent une porte vers l’attaque, la méchanceté gratuite cachée derrière un écran, une porte vers le mal que l’on peut faire à autrui. Mais pourquoi m’étonnerais-je puisque Facebook et Instagram ont le même propriétaire!

pinterest

3/ PINTEREST: Toujours d’après cette même cartographie, concernant le SEO, Pinterest est en demi-teinte. Personnellement, je pense que vu que c’est l’un des réseaux sociaux les plus émergents actuellement et en forte progression, Pinterest n’est donc à ne pas négliger si vous exercez sur le web en e-commerce BIC car totalement inadapté pour les BNC. Concernant la e-réputation, il obtient un DOUBLE VERT, aussi, foncez si vous souhaitez construire ou renforcer votre e-réputation au travers d’un réseau social. Seul bémol, Pinterest demeure un réseau social encore trop peu utilisé par les français, aussi, il faut juste être patient, ils y arriveront tôt ou tard, en souhaitant d’ailleurs que le français délaisse FacePlouc pour Pinterest. Concernant la relation avec le consommacteur, FEU ROUGE, normal, Pinterest n’est pas fait pour que le lambda du coin vienne commenter vos Pins* (*images) et c’est TANT MIEUX! Au moins ça vous évite de lire des commentaires crétins, vides, ou au contraire « je sais tout, j’ai tout vu, j’ai tout fait », voir pire, comme je l’ai vécu des commentaires diffamatoires, acerbes, insultants, menaçants et j’en passe…. Enfin, concernant la génération de trafic, une fois encore DOUBLE VERT, donc soyez présents sur Pinterest car qui dit trafic, dit 2 choses: A/ Trafic qui peut être transformé donc CA, et B/ Trafic = Google se dit que si votre site/ e-commerce est visité, c’est qu’il doit être intéressant, donc il vient crawler* celui-ci (*parcourir, enfin les robots Google viennent le parcourir) et ceci est bénéfique pour votre SEO (référencement).

Moralité, entre Facebook, Instagram et Pinterest, d’un point de vue de chef d’entreprise exerçant sur le web, Pinterest me semble le réseau social qui vous sera le plus utile une fois que tout le monde, sauf les Facebookiens au QI d’un poulpe, aura compris qu’il faut fuir Facebook.

CONCLUSION: Pourquoi est-ce que je dis que le consommACTEUR va trop loin?

=> C’est parce qu’au travers des publicités télévisées des mastodontes comme Sarenza ou Zalando qui prônent l’envoi gratuit + le retour gratuit+ 100 jours pour réfléchir et renvoyer le produit pour se faire rembourser, entre les réseaux sociaux qui ouvrent la porte aux commentaires donc la porte à tout, dont la fameuse toute puissance du consommateur, qui en raison des sollicitations au travers de ces réseaux sociaux appelant aux commentaires, tout ceci combiné aura abouti au triste fait que le consommateur s’est transformé en ACTEUR réel et partie intégrante du système de consommation ainsi que du cycle de vie d’un produit/ d’une société/ d’une entreprise. Par ailleurs, les lois gouvernementales renforçant sans cesse la protection du consommateur ont provoqué un sentiment de toute puissance de celui-ci, n’hésitant donc plus une seconde au moindre « pépin », même si minime, à faire appel à ces organismes tels UFC, 60 Millions de Consommateurs, et notre fameuse DGCCRF! Donc non comptant d’être devenu ACTEUR du système de consommation et de votre propre société, le consommateur est également devenu PROCEDURIER (si vous avez manqué la procédure qu’une consommatrice de mon e-commerce a engagé à mon encontre au Tribunal de Proximité de son département, c’est par ici)

touche pas a mon pas de porte

► MORALITE: Qui se dévouera un jour pour botter les fesses de ces CONSOMMACTEURS qui pourrissent la vie des sociétés en usant et abusant de leur haut pouvoir de consommation tandis que, non-sens, la consommation est en berne.! Moi je veux bien recadrer tous ces fuyards du web qui se permettent de vous parasiter dans votre travail d’entrepreneur e-commerce, car dans un magasin physique, bien que cette tendance à vouloir user de son haut pouvoir s’y étende déjà, rares sont les clients/ consommacteurs qui oseraient dire en face ce qu’ils écrivent cachés derrière leur écran. Consommacteurs, ne l’oubliez pas, que vous soyez sur la toile ou en magasin, lorsque vous cliquez sur « entrer » sur nos sites e-commerce ou poussez la porte de notre boutique, vous êtes CHEZ NOUS et chez NOUS, ce n’est pas CHEZ VOUS!

Chefs d’entreprise: Erreurs à éviter, Conseils #1 mais possiblement un autre sujet…

La suite au prochain article.

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Social network: Facebook mais pas que – prémices du consommACteur qui va trop loin #1

Comme je suis une lève tôt, je surfe fréquemment sur de nouveaux réseaux sociaux que je ne connaissais pas, pour m’en faire une idée, les apprivoiser si j’arrive à décrocher un emploi dans le webmarketing 2.0, et estimer d’ailleurs leur intérêt d’un point de vue de chef (oui je sais ex-chef) d’entreprise.

Je vais plutôt vous parler des 3 que soit je connais fort bien, soit je découvre: Facebook, Instagram, et Pinterest car je ne me suis pas encore intéressée à Twitter ni à Youtube.

Il est d’abord intéressant de regarder cette cartographie média afin de connaître ce que les spécialistes en social network pensent de la pertinence de chaque réseau social, ensuite je vous donnerai mon opinion à ce sujet. (Je vous conseille d’enregistrer cette cartographie et de la zoomer à votre guise ensuite, car il est à constater qu’il faut de bonnes lunettes pour la lire tel quel)

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** Si l’on se réfère à cette cartographie, ainsi qu’à ses codes couleurs (en haut à gauche): ROUGE= MAUVAIS / ORANGE = OK et enfin VERT = BIEN **

► 1/ FACEBOOK ou plutôt d’après ce que vous avez pu lire ici ou ici ou même encore ici au travers de mon évocation des blogs parasites (article en 2 parties, ici il s’agit de la partie#1), je devrais plutôt dire FACEPLOUC:

Si l’on regarde cette cartographie, Facebook obtient une note générale très correcte: OK pour le SEO (référencement), BIEN pour que l’internaute soit au courant de la vie qui tourne autour de la marque/ société (e-réputation), BIEN pour la communication avec les consommateurs (et c’est là que le consommateur devient consommACteur tout en ne consommant pas: drôle n’est-ce pas!), et enfin BIEN pour la génération de trafic (pour une fois je suis d’accord mais il ne s’agit que de trafic non transformé donc qui ne génère pas de CA, les Facebookiens sont donc des curieux). On en déduit donc, d’après cette cartographie, que FACEBOOK EST LE KING DES SOCIAL MEDIAS. Humhum………… NOT REALLY* (*pas vraiment)

1/ Concernant le SEO: si votre page n’a pas suffisamment de « likers », elle sera référencée par Google certes, mais sans plus de portée utile pour votre ROI/ TPC/ taux de conversion.

2/ Concernant la e-réputation: Oui Facebook peut contribuer à la construire tout comme les Facebookiens peuvent largement contribuer à la détruire et pire encore, vous détruire avec! Avoir une présence d’entreprise sur Facebook revient à marcher seul sur des coquilles d’oeufs entouré(e) de loups sans cerveau prêts à mordre tout ce qui peut leur permettre de moins trouver le temps long (ok je me lâche et reformule la fin de ma phrase: de quoi trouver comment moins se faire chier dans la vie, surtout les blogueuses sur Facebook).

3/ La notion de consommACTEUR: celui que l’on consulte pour, demande avis pour et surtout celui qui du fait qu’on le consulte pour et demande avis pour, se transforme en un consommateur dictatorial impoli, aigri, hargneux, à qui tout lui est dû puisque l’adage dit « Le client est roi »! Je n’adhère pas du tout à cet adage. Si le service, la prestation sont faites correctement, le client est donc roi mais il y a une certaine limite à cette royauté, comme celle de menacer au moindre souci produit d’alerter 60 Millions de Consommateurs, UFC Que Choisir, La DGCCRF et j’en passe…. Pauvre consommateur procédurier pour bien souvent PEANUTS* (*des cacahuètes).

► Vous voulez une idée, et bien voici, attention, ça décape et surtout d’un point de vue de chef d’entreprise c’est hallucinant: (au passage chapeau pour la patience et le tact de la community manager de cette page de grande enseigne)

** Personnellement je n’ai même pas eu envie de lire le début de son histoire datant comme cet internaute le prétend: Janvier, tout ce que j’ai retenu est de suite l’apppel à UFC et la menace qui le délecte de voir cette enseigne « finie » ** (je pars vomir et reviens finir cet article)

5/ Concernant la génération de trafic: comme je l’ai dit j’adhère mais le souci est que ce fameux trafic n’est pas du trafic transformé qui génère du CA, donc au pire il sert à faire remonter votre site dans les moteurs de recherche dont le tout puissant Google.

INSTAGRAM et PINTEREST: Quand le consommACTEUR va trop loin #2

La suite au prochain article.

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Entreprise et financement: Banques et Crowdfunding, attention au miroir aux alouettes!

Dans mon tout premier article qui vous exposait à quel point la création d’entreprise peut se révéler un réel parcours du combattant sur beaucoup de points, j’avais abordé le sujet du financement, avec ironie et sarcasme certes en ce qui concerne le Crédit Agricole puisque cette banque a refusé de me prêter un somme minuscule pour une création d’entreprise.

Je reviens sur le sujet du financement car c’est malheureusement le souci majeur de beaucoup de créateurs d’entreprise et bien que les banques existent et que, depuis déjà environ deux ans en France, le crowdfunding ou financement participatif soit très utilisé par les porteurs de projet pour financer celui-ci, tout n’est pas tout rose.

Banques et entreprise ► Une vraie partie de bras de fer

Lorsque vous créez votre entreprise comme ce fût mon cas, vous avez bien souvent besoin d’un prêt. Le souci est que comme vous êtes une entreprise en création, et que par conséquent, seul votre prévisionnel peut convaincre votre banquier de vous financer puisque vous n’avez pas encore « fait vos preuves », les banques sont très frileuses à vous accorder un crédit. Malheureusement, vous, futur chef d’entreprise, subissez la politique du scoring appliquée par les banques, et surtout celle de la non prise de risques.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, vous n’échapperez pas à l’assurance sur votre tête ainsi qu’à la caution à titre personnel sur ce crédit. En gros, les banques prennent toutes les mesures pour s’assurer que même si vous mettez la clé sous la porte, vous continuerez à payer vos échéances en tant que personne physique, l’expression personne physique étant à entendre dans le cas présent: à titre personnel.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, il reste encore un souci non négligeable: les banques ne financent ni votre stock si vous êtes au régime BIC, ni votre BFR (Besoin en fonds de roulement), et c’est là que vous commencez à tourner en rond car acheter son stock avec son propre argent n’est pas à la portée de tout le monde, et démarrer sans trésorerie d’avance, encore moins… Mais c’est ainsi…

Enfin, le pire du pire du banquier, est celui qui est comme le dernier banquier que j’ai eu, soit le banquier qui vous dit maintes fois « OUI OUI VOUS AVEZ MON ACCORD DE PRINCIPE, FAITES! » Et le moment venu: « OUPS, j’ai appuyé sur la mauvaise touche et votre dossier est parti en étude au siège et je n’ai de ce fait plus la main mise sur la décision de vous prêter ou non ». Le pire du pire est donc le Banquier Girouette! D’ailleurs au final, il n’y a pas de mauvaise banque, car elles sont toutes plus ou moins pareilles, il y a surtout de mauvais banquiers.

Les banques le savent, compte tenu du contexte économique actuel, rares sont les futurs chefs d’entreprise ou chefs d’entreprise qui disposent d’un apport personnel conséquent, à moins d’être plusieurs associés (et encore..), aussi elles profitent de cette situation pour jouer avec vos nerfs. C’est un peu comme la phrase « pas de bras pas de chocolat »! Avec votre banque, si vous n’avez pas un minimum d’apport personnel lorsque vous êtes en création, et bien entendu n’avez pas un prévisionnel en béton armé, on ne vous prête pas. Toujours avec cette même banque, lorsque vous êtes déjà en activité et que vous avez besoin d’un financement pour pouvoir vous développer, si vous ne montrez pas un bilan et un compte de résultat plus que parfait, on ne vous prête pas non plus. D’où ma question: A quoi servent donc les banques pour les chefs d’entreprise si ce n’est que de se sucrer sur leur dos en frais de gestion, frais d’abonnement consultation de votre compte professionnel via leur interface, arrêtés de compte, commissions prises à chaque mouvement entrant et sortant, brefs, une multitude de frais en tout genre qui, sur une année vous coûtent souvent très cher…?

banques et entreprises

Financement participatif et entreprise ► Oui, mais…

Dès lors que vous êtes porteur d’un projet de création d’entreprise, vous avez la possibilité de soumettre celui-ci au financement participatif soit au financement par des tiers, des particuliers, des entreprises, bref le lambda qui veut bien participer à financer votre projet, avec toutefois dans la plupart des cas, une contrepartie, en nature ou autre. Il existe plusieurs plateformes dédiées au financement participatif en France, certaines sont plus fiables que d’autres, certaines plus renommées que d’autres, certaines plus ciblées sur l’entrepreneuriat que d’autres, mais de toutes, la plus grosse en France est à mon humble avis My Major Company.

Attention je n’ai aucun intérêt quelconque à recommander MMC plutôt qu’une autre plateforme de financement participatif et je ne suis pas du tout parente avec la famille Goldman (comprendre que je ne fais de publicité pour personne).

Le souci dans le recours au financement participatif est qu‘à première vue cela semble une réelle opportunité pour les porteurs de projet que d’obtenir une aide financière à rendre leur projet réel, vivant, mais lorsqu’on lit bien chaque ligne des CGU, c’est là que le bas blesse, d’où mon « OUI, MAIS… »

►EXTRAITS et donc EXEMPLES:

« Pour le porteur de projet dont le projet est financé XXX (la plateforme de financement participatif) s’engage à verser dans les plus brefs délais le montant des participations des contributeurs, déduction faite des valorisations, minoré de la commission prélevée. »Qui a compris? Parce que ni mon collaborateur comptable ni moi avons saisi le passage parlant de la « déduction des valorisations »: KESAKO?

« Le porteur de projet s’engage à envoyer à chaque contributeur, si le plancher de la jauge est atteint, un reçu fiscal dûment complété, daté et signé par le porteur de projet, étant précisé que ce reçu devra impérativement être établi sur le modèle « Cerfa n°11580*03 ». Le porteur de projet s’engage à communiquer à XXX, une copie de l’ensemble des reçus fiscaux destinés aux contributeurs, dûment complétés, datés et signés par le porteur de projet et ce, avant le versement des participations par XXX au porteur de projet. A défaut, XXX pourra suspendre le versement des participations au porteur de projet jusqu’à réception de l’ensemble des reçus fiscaux. » ► Bonjour l’usine à gaz car si vous avez à titre d’exemple, 500 contributeurs, cela fait autant de reçus fiscaux, pire, le double puisque vous devez en envoyer un à chaque contributeur et la copie de chacun à la plateforme de financement participatif si vous voulez pouvoir obtenir le versement des participations. Ahhhhhhhh 1000 FORMULAIRES CERFA: ACHEVEZ-MOI!

crowdfunding-financement participatif

Vous l’aurez compris, le financement est donc un réel casse-tête chinois pour les chefs d’entreprise car que nous soyons en création ou déjà en activité, obtenir un financement est très difficile et pourtant, sans financement, nous travaillons au final sans filet, et sommes donc à plus ou moins court terme, condamnés au banqueroute.. Que c’est donc bien triste une fois de plus..

 

Quand le consommACTEUR va trop loin!

La suite au prochain article.
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Perdre son entreprise: sentiment d’échec, souffrance morale mais aussi physique

Je devais normalement aborder une analyse de notre cher RSI racketteur et de Pôle Emploi Qui ne sert à rien et surtout impuissant face à cette montée constante du chômage, mais j’aborderai ce sujet avec ses anecdotes dans mon article suivant car spontanément, j’aimerais partager avec vous les sentiments que nous devons affronter lorsque nous, chefs d’entreprise, perdons notre « bébé », notre leitmotiv pour lequel nous nous serons battu sans relâche.

Perdre son entreprise, sa société, quelles que soient les circonstances: liquidation amiable comme ce fut mon cas, liquidation judiciaire (là c’est encore pire car non seulement vous perdez tout mais en plus vous devez tel un incapable être sous la « tutelle » d’un liquidateur judiciaire et passer au Tribunal de Commerce: quelle horreur…), fait naître en vous 2 types de souffrance: la souffrance morale et la souffrance physique.

SOUFFRANCE MORALE du chef d’entreprise ►

Voici une liste non exhaustive de ce que vous ressentez lorsque vous cessez votre activité parce que vous y êtes forcé, que ce soit en raison de dettes, de burn-out, de harcèlement et acharnement des parasites, de l’Etat et de ses charges qui ne cessent d’augmenter:

1/ Tout commence par une tristesse immense avec un sentiment de vide monumental.

2/ Arrive ensuite la culpabilité, la honte d’avoir perdu votre société même si à la base ce n’est pas votre faute. Vous n’y pouvez rien c’est ainsi, vous avez honte et vous sentez tellement coupable d’avoir…échoué, pas réussi à continuer à prendre des coups sans broncher, pas réussi à payer votre proxénète d’Etat français sans flancher, avoir fini par un gigantesque burn-out qui soit aboutissait à votre suicide soit à la cessation de votre activité mais qui au final n’écarte pas pour autant cette envie de suicide…

3/ Ensuite, tel un ordinateur qui bug, vous bloquez sur cet échec qui vous ronge le cerveau, alors que votre cerveau a déjà été plus que rongé par les soucis que vous aviez lorsque vous aviez votre société: soucis car trop de charges à payer, soucis du quotidien où il est fort rare que tout se passe comme prévu, soucis de courriers idiots du RSI et autres administrations etc etc.. Pour résumer, vous êtes prisonnier de votre échec dans votre tête après avoir été prisonnier de l’engrenage de votre société et de son rythme de fou. Vous devenez ainsi celui/celle qui n’arrive pas à « tourner la page » tant votre souffrance est douloureuse: souffrance que l’on peut comparer à une période de deuil.

4/ Vous êtes mort d’inquiétude quant à votre avenir, votre devenir, car après avoir tout perdu, comment allez-vous assumer votre quotidien, assumer vos proches, vos enfants?

5/ Vous vous posez moult questions quant à votre valeur car vous avez perdu toute confiance en vous, aussi vous en venez à désespérer qu’un bon Samaritain veuille bien vous embaucher.

6/ Vous pleurez, voudriez bien faire l’Autruche, vous réveiller de ce cauchemar, et surtout vous espérez que tout ceci n’est qu’un cauchemar et non POUR DE VRAI.

7/ Et enfin, il est fort possible que votre burn-out avec lequel vous avez passé la triste ligne d’arrivée de THE END OF THE STRORY* (* la fin de l’histoire), vous vous enfonciez dans une déprime gouffre gourmande d’absorber tout ce qui peut vous rester comme force, volonté, foi, envie.

culpabilite

SOUFFRANCE PHYSIQUE du chef d’entreprise ►

1/ Avant même de perdre votre entreprise /société, je suis certaine que si vous êtes passés comme moi par cette triste phase, vous avez d’abord perdu le sommeil: vous étiez donc déjà un Chevalier du Lexomil.

2/ Avant même de perdre votre entreprise /société, je suis certaine que si vous êtes passés comme moi par cette triste phase, vous avez d’abord perdu l’appétit. Et une fois votre entreprise perdue, c’est encore pire.

3/ Comme vous culpabilisez, vous auriez presque tendance à vouloir vous punir physiquement de cet échec. Certains le font, d’autres non. Moi, je ne souhaite pas aborder le sujet.

4/ Bizarrement, vous avez de fréquents maux de têtes (mais que vous aviez aussi déjà du temps de votre société), maux de ventre, une fatigue chronique voir des moments durant lesquels vous pourriez vous coucher par terre en boule dans le panier de votre chien tant vous vous sentez vide de tout, toute force, toute envie, toute notion de temps, de goût.

En images, voici ce que la souffrance physique d’une femme chef d’entreprise, celle que j’étais, et physiquement celle que je suis devenue, peut donner vu que je ne sais pas ce que cette souffrance engendre comme transformation physique chez un homme:

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Traduction ► Elle est triste, elle est blessée, elle est en train de mourir, elle est seule, elle est solitaire, elle est un gâchis/ honteuse, elle est jugée, elle est ignorée, elle est suicidaire, elle est stressée, elle a l’esprit confus, elle est moralement détruite, elle est déprimée/ dépressive, elle est incomprise, elle est fatiguée mais toujours en vie, elle est blessée mais le montrera pas, elle crie (de douleur) mais en silence, elle souffre mais sourit malgré tout, ELLE EST MOI.

2014-03-26 20.54.18

QUESTION: Qui après voir lu et vu ceci est encore assez fou pour vouloir créer sa société EN FRANCE? (à l’étranger, c’est YES YOU CAN*, en France c’est YES YOU DIE** = *Oui vous pouvez / ** Oui vous mourez)

RSI, Pôle emploi, analyses et anecdotes.

Promis ce sera le prochain article.

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Vécu d’entrepreneur: la vente directe, Analyse et anecdotes #2

Dans mon article précédent je vous dressais une petite liste des perles de VDI de mon réseau et comme je me suis arrêtée à la perle n°3, sur un total de 8, voici donc la suite avec pour démarrer cet article, la jolie perle n°4.

4/ En vente directe, le ba-ba pour récompenser les efforts fournis par vos VDI, abstraction faite de leur payer leurs commissions, vous mettez en place, que ce soit chaque mois, chaque trimestre, des incentives/ challenges, qui s’ajoutent aux commissions dues, afin d’augmenter leur motivation mais aussi pour leur montrer que vous les considérez. C’était donc mon cas. Je mettais en place des incentives avec divers cadeaux, récompenses à gagner, en sus de leurs commissions. Il m’est même arriver pour booster mon réseau encore plus que je souhaitais le booster, de mettre en place des « sur-challenges » soit une récompense supplémentaire cumulable avec l’incentive du mois.

Un jour, alors que j’avais décidé, pour motiver les troupes à leur maximum, de mettre en place un sur-challenge avec des produits de mes gammes à gagner en sus du challenge en cours, l’une de mes VDI, pourtant fraîchement recrutée, a remporté haut la main ce « sur-challenge ». Je lui ai donc fait parvenir ses produits gagnés afin qu’elle reçoive au plus vite ce pour quoi elle avait fait du très bon travail et ainsi lui témoigner toute ma considération.

Savez-vous ce que j’ai eu en retour? Un mail se plaignant qu’elle avait bien reçu ses cadeaux MAIS qu’elle aurait voulu les choisir (OR, il était stipulé dans le libellé de mon sur-challenge que les produits à gagner seraient sélectionnés en interne et non par la VDI gagnante) et que puisque c’était comme ça, elle ne serait presque plus active. (Je tempère les propos car ils vous rendraient aveugles).

vdi cadeau pas satisfaite

5/ Lorsque j’offrais un produit qui n’était pas prévu au programme à une VDI car j’estimais qu’elle avait réellement progressé et/ou fait de gros efforts, c’est très rare que l’on m’ait dit: MERCI. A croire que malheureusement, dès que vous êtes chef d’entreprise, quoique vous fassiez, quoique vous offriez, c’est un dû et comme vous êtes chef d’entreprise, par définition vous passez pour celui/celle qui est bourré d’argent, qui s’engraisse sur le dos de ceux qui travaillent pour vous (ça non, c’est l’inverse, c’est l’Etat qui s’engraisse sur nous chefs d’entreprise, nous il nous reste juste des miettes, tels de vrais Jacquouilles), bref, vous êtes (pardonnez-moi par avance pour cette expression) l’enfoiré(e) de service. Je reviendrai d’ailleurs dans un prochain article sur la perception qu’autrui a de nous, chefs d’entreprise.

6/ Je veux bien reconnaître que j’ai un âge certain donc que je ne suis pas au top du langage « djeuns », mais j’ai régulièrement été obligée de demander à mes VDI qui m’écrivaient par mail de… TRADUIRE ce qu’elles avaient bien voulu m’écrire. D’ailleurs, abstraction faite que je n’y comprenais rien, ce qui me choquait était le manque de respect que d’écrire ainsi à son patron, car même si en vente directe il n’y a pas de notion de subordination, j’étais tout de même au final leur patronne.

Exemple: « Slt (mon prénom), dsl de te répondre ke mnt ms j’avais pls de pc et mon tel été en panne mais tkt je m’occupe de sa dès ke je px. En + ma BM été à l’hopital pr un pb de santé aussi c pa de ma faute. A +. signé X (qui aurait besoin d’un Bescherelle -> ça c’est moi qui le pense et le rajoute). ► Si vous avez tout compris à cette phrase dénuée d’orthographe, de vrais mots, de conjugaison: BRAVO vous pouvez vous lancer dans la vente directe mais prévoyez un abonnement chez Afflelou avant par précaution!

langage sms

7/ Pour continuer dans la lignée du 6/, je ne comptais plus les mails ne commençant ni par « BONJOUR », ne finissant pas non plus par une formule de politesse ou ne serait-ce que « A BIENTÔT », bref, les mails de « ni bonjour, ni merde ni mange » comme il se dit en langage familier. Là encore, il semblerait qu’en plus d’être un râleur, le français soit un mal élevé.

8/ Le super message vocal du répondeur ► Parfois, tentant de joindre l’une de mes VDI, je tombais sur leur répondeur. Je leur avais pourtant toutes expliqué qu’elles se devaient d’avoir une messagerie de répondeur dégageant sérieux, professionnalisme afin d’inspirer la confiance et surtout représenter correctement la société qu’elle représentait soit la mienne. J’aurais mieux fait d’aller faire pipi dans la mer, au moins, non seulement j’aurais vu la mer, mais cela m’aurait évité de perdre du temps car voici ce sur quoi je suis régulièrement tombée en guise de messagerie vocale (censée donner une image professionnelle) ► « Salut vous êtes sur le portable de X (avec les enfants qui hurlent la mort derrière en fond sonore), chuis pas là pour le moment alors rappelez plus tard ». Pire encore, j’ai eu droit aux messageries « blagues » téléchargées de type: (sur une musique à fracasser les tympans) « Yo, chuis là mais j’ai pas envie d’te répondre ducon, alors j’te rappelerai quand j’aurai envie! A + gros naze (rires). Et là, je vous garantis que vous avez envie de 2 choses: passer à travers le téléphone pour étrangler votre interlocuteur auteur de cette messagerie OU aller vous jeter à la mer.

guide-du-ras-le-bol

 

Vécu d’entrepreneur: RSI et Pôle Emploi, analyse et anecdotes

La suite au prochain article.
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