Chef d’entreprise: phase de création, conseils et erreurs à éviter

Voici quelques conseils et erreurs à éviter pour tout futur chef d’entreprise porteur de projet afin que vous évitiez de vous prendre les pieds dans le tapis avant même d’avoir commencé.

1/ MON PROJET/ MON IDEE: Mon projet, mon idée, sont-ils pertinents? Mon idée est-elle différente de ce que l’on trouve actuellement sur le marché sur lequel je souhaite me lancer et me positionner? Mon idée est née comment: de quelle constatation en l’occurrence? Mon idée a-t-elle une valeur ajoutée qui fait que mon projet une fois devenu entreprise/société, va se différencier des autres sociétés déjà actives dans mon secteur? Mon projet est-il suffisamment mûri, abouti? Ai-je soumis mon projet à des proches pour avis, consultation, réaction vis à vis de mon idée afin de m’assurer que je ne suis pas le seul à penser que mon projet est bon?

2/ MON BUSINESS PLAN: Sais-je exactement ce que doit contenir mon business plan?  Suis-je conscient des points clés qu’il doit contenir, en l’occurrence:

  • Etude de marché.
  • Ma dimension entrepreneuriale.
  • Prévisionnel et projections + Mon plan média.
  • Dans la continuité de mon prévisionnel: chiffres clés comme mes charges qu’elles soient fixes ou variables, mes concurrents directs et indirects, ma marge, mon coefficient à la revente si je suis au régime BIC et selon si je vends en B2C ou/et B2B mes coefficients respectifs.
  • Mon sourcing (toujours si je suis au régime BIC).
  • Les fluctuations des devises si mon sourcing ne se situe pas en France.
  • Le champ de mes compétences si je suis seul, et le bilan des compétences de mon/mes associé(s) si nous sommes plusieurs à porter ce projet.
  • Mes éventuelles lacunes (si je ne pallie pas à celles-ci, c’est une erreur! Je me dois donc vite de m’entourer ou de solliciter l’appui de personnes possédant les compétences que je ne n’ai pas pour le moment).
  • Les points forts et les points faibles de mon projet.
  • Mon financement (nous en revenons donc au prévisionnel) ainsi que mes besoins en trésorerie. Mes diverses possibilités de financement! (Banque, Crowdfunding, ADIE, NACRE, micro-crédit et j’en passe…)
  • Le choix du statut juridique pour lequel je vais opter car se tromper de statut juridique en créant son entreprise peut se révéler lourd de conséquences.
  • Ma foi en mon projet car il est évident qu’il faut être prêt à affronter un milieu très « spécial » et éprouvant » en tant qu’entrepreneur.
  • Et bien d’autres points encore…. mais je ne peux tout vous dire.

business-plan

3/ MON RETROPLANNING: Sous quel laps de temps est-ce que je souhaite passer de stade de projet au stade d’entrepreneur?

4/ MON MARCHE / CONSOMMATION ET CYCLE DE VIE DE MON-MES PRODUITS: Suis intarissable sur ces points? Ai-je bien connaissance du cycle de vie de mon/mes produits si je suis au régime BIC, ai-je connaissance de la consommation telle qu’elle est actuellement?

5/ MOI: Me connais-je suffisamment pour être certain de résister à tout pour faire vivre, évoluer et développer mon projet contre vents et marées? Ai-je inclus dans mon projet d’entrée des idées et perspectives de développement de ce projet? (Si non, c’est une erreur de plus que vous commettez, bien qu’il ne faille pas « mettre la charrue avant les boeufs » vous vous devez d’ouvrir dès le départ une porte vers votre développement et surtout le rebondissement de votre projet selon les événements de la vie de votre projet).

6/ LE DEUIL: Êtes-vous prêt à faire le deuil de votre projet s’il est jugé non mature, non viable, non pertinent, ou tout au mieux à accepter que votre projet soit mis sous le couvert d’une couveuse d’entreprise?

7/ Si vous sentez que vous avez une certaine crainte suite à la lecture de ces 6 points, n’hésitez pas à me solliciter (car étant passée par là, sans me vanter car ce n’est pas moi qui le dit mais autrui, dont des spécialistes de la création d’entreprise: les business plan sont l’une de mes spécialités), pour vous aider à MONTER VOTRE PROJET en bonne et due forme. Contactez-moi!

accompagnement a la creation dentreprise

 

Chefs d’entreprise en activité: conseils et erreurs à éviter #2

La suite au prochain article.

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Entreprise et financement: Banques et Crowdfunding, attention au miroir aux alouettes!

Dans mon tout premier article qui vous exposait à quel point la création d’entreprise peut se révéler un réel parcours du combattant sur beaucoup de points, j’avais abordé le sujet du financement, avec ironie et sarcasme certes en ce qui concerne le Crédit Agricole puisque cette banque a refusé de me prêter un somme minuscule pour une création d’entreprise.

Je reviens sur le sujet du financement car c’est malheureusement le souci majeur de beaucoup de créateurs d’entreprise et bien que les banques existent et que, depuis déjà environ deux ans en France, le crowdfunding ou financement participatif soit très utilisé par les porteurs de projet pour financer celui-ci, tout n’est pas tout rose.

Banques et entreprise ► Une vraie partie de bras de fer

Lorsque vous créez votre entreprise comme ce fût mon cas, vous avez bien souvent besoin d’un prêt. Le souci est que comme vous êtes une entreprise en création, et que par conséquent, seul votre prévisionnel peut convaincre votre banquier de vous financer puisque vous n’avez pas encore « fait vos preuves », les banques sont très frileuses à vous accorder un crédit. Malheureusement, vous, futur chef d’entreprise, subissez la politique du scoring appliquée par les banques, et surtout celle de la non prise de risques.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, vous n’échapperez pas à l’assurance sur votre tête ainsi qu’à la caution à titre personnel sur ce crédit. En gros, les banques prennent toutes les mesures pour s’assurer que même si vous mettez la clé sous la porte, vous continuerez à payer vos échéances en tant que personne physique, l’expression personne physique étant à entendre dans le cas présent: à titre personnel.

Si vous tombez sur un banquier un peu plus enclin à vous financer, il reste encore un souci non négligeable: les banques ne financent ni votre stock si vous êtes au régime BIC, ni votre BFR (Besoin en fonds de roulement), et c’est là que vous commencez à tourner en rond car acheter son stock avec son propre argent n’est pas à la portée de tout le monde, et démarrer sans trésorerie d’avance, encore moins… Mais c’est ainsi…

Enfin, le pire du pire du banquier, est celui qui est comme le dernier banquier que j’ai eu, soit le banquier qui vous dit maintes fois « OUI OUI VOUS AVEZ MON ACCORD DE PRINCIPE, FAITES! » Et le moment venu: « OUPS, j’ai appuyé sur la mauvaise touche et votre dossier est parti en étude au siège et je n’ai de ce fait plus la main mise sur la décision de vous prêter ou non ». Le pire du pire est donc le Banquier Girouette! D’ailleurs au final, il n’y a pas de mauvaise banque, car elles sont toutes plus ou moins pareilles, il y a surtout de mauvais banquiers.

Les banques le savent, compte tenu du contexte économique actuel, rares sont les futurs chefs d’entreprise ou chefs d’entreprise qui disposent d’un apport personnel conséquent, à moins d’être plusieurs associés (et encore..), aussi elles profitent de cette situation pour jouer avec vos nerfs. C’est un peu comme la phrase « pas de bras pas de chocolat »! Avec votre banque, si vous n’avez pas un minimum d’apport personnel lorsque vous êtes en création, et bien entendu n’avez pas un prévisionnel en béton armé, on ne vous prête pas. Toujours avec cette même banque, lorsque vous êtes déjà en activité et que vous avez besoin d’un financement pour pouvoir vous développer, si vous ne montrez pas un bilan et un compte de résultat plus que parfait, on ne vous prête pas non plus. D’où ma question: A quoi servent donc les banques pour les chefs d’entreprise si ce n’est que de se sucrer sur leur dos en frais de gestion, frais d’abonnement consultation de votre compte professionnel via leur interface, arrêtés de compte, commissions prises à chaque mouvement entrant et sortant, brefs, une multitude de frais en tout genre qui, sur une année vous coûtent souvent très cher…?

banques et entreprises

Financement participatif et entreprise ► Oui, mais…

Dès lors que vous êtes porteur d’un projet de création d’entreprise, vous avez la possibilité de soumettre celui-ci au financement participatif soit au financement par des tiers, des particuliers, des entreprises, bref le lambda qui veut bien participer à financer votre projet, avec toutefois dans la plupart des cas, une contrepartie, en nature ou autre. Il existe plusieurs plateformes dédiées au financement participatif en France, certaines sont plus fiables que d’autres, certaines plus renommées que d’autres, certaines plus ciblées sur l’entrepreneuriat que d’autres, mais de toutes, la plus grosse en France est à mon humble avis My Major Company.

Attention je n’ai aucun intérêt quelconque à recommander MMC plutôt qu’une autre plateforme de financement participatif et je ne suis pas du tout parente avec la famille Goldman (comprendre que je ne fais de publicité pour personne).

Le souci dans le recours au financement participatif est qu‘à première vue cela semble une réelle opportunité pour les porteurs de projet que d’obtenir une aide financière à rendre leur projet réel, vivant, mais lorsqu’on lit bien chaque ligne des CGU, c’est là que le bas blesse, d’où mon « OUI, MAIS… »

►EXTRAITS et donc EXEMPLES:

« Pour le porteur de projet dont le projet est financé XXX (la plateforme de financement participatif) s’engage à verser dans les plus brefs délais le montant des participations des contributeurs, déduction faite des valorisations, minoré de la commission prélevée. »Qui a compris? Parce que ni mon collaborateur comptable ni moi avons saisi le passage parlant de la « déduction des valorisations »: KESAKO?

« Le porteur de projet s’engage à envoyer à chaque contributeur, si le plancher de la jauge est atteint, un reçu fiscal dûment complété, daté et signé par le porteur de projet, étant précisé que ce reçu devra impérativement être établi sur le modèle « Cerfa n°11580*03 ». Le porteur de projet s’engage à communiquer à XXX, une copie de l’ensemble des reçus fiscaux destinés aux contributeurs, dûment complétés, datés et signés par le porteur de projet et ce, avant le versement des participations par XXX au porteur de projet. A défaut, XXX pourra suspendre le versement des participations au porteur de projet jusqu’à réception de l’ensemble des reçus fiscaux. » ► Bonjour l’usine à gaz car si vous avez à titre d’exemple, 500 contributeurs, cela fait autant de reçus fiscaux, pire, le double puisque vous devez en envoyer un à chaque contributeur et la copie de chacun à la plateforme de financement participatif si vous voulez pouvoir obtenir le versement des participations. Ahhhhhhhh 1000 FORMULAIRES CERFA: ACHEVEZ-MOI!

crowdfunding-financement participatif

Vous l’aurez compris, le financement est donc un réel casse-tête chinois pour les chefs d’entreprise car que nous soyons en création ou déjà en activité, obtenir un financement est très difficile et pourtant, sans financement, nous travaillons au final sans filet, et sommes donc à plus ou moins court terme, condamnés au banqueroute.. Que c’est donc bien triste une fois de plus..

 

Quand le consommACTEUR va trop loin!

La suite au prochain article.
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2014 ou l’hécatombe des entrepreneurs, article à coeur ouvert

Maintenant que je me suis enfin débarrassée par écrit sur ce blog de mes fléaux incarnés: PassWord, La Blogosphère ce Dallas impitoyable, et la DGCCRF et ses Inspectrices inhumaines serial-killers tristement cautionnées par l’Etat, j’ai besoin de faire un article PAUSE pour évacuer la tristesse qui me remplit car je continue de voir à quel point c’est l’hécatombe au sein de mes contacts professionnels.

Que je parle avec des chefs de grosses sociétés, des chefs de TPE, de PME, avec des artisans, avec certains de mes anciens partenaires et prestataires, j’entends toujours la même triste phrase: « ça va mal, même très mal, on n’a jamais connu ça. » Même les associations fonctionnant grâce aux financements divers des Conseils Régionaux, Départementaux etc etc …pleurent que le gâteau se rétrécit d’année en année et que les budgets alloués sont de plus en plus serrés.

Il est un Pingouin qui avait dit en 2012: « Le changement c’est maintenant! » Pour sûr oui, il y en a eu depuis 2012 du changement, mais pas dans le bon sens…

La France plonge, les entreprises souffrent, ferment, les chefs d’entreprise que je continue de côtoyer sont de plus en plus dépités, désabusés, usés, et tout ceci m’attriste et me révolte à la fois. Que faut-il donc faire pour que ce plongeon vers une  France version crise grecque cesse, s’endigue? Faut-il continuer à faire gonfler le nombre de signatures de la pétition pour la démission de Mr Qui ne Sert à Rien, nombre déjà supérieur à 30.000 signatures, pour enfin sortir, ne serait-ce qu’un peu, la tête de l’eau?

Hollande-Demission-

Faut-il fermer nos frontières pour que les logements sociaux financés en grande partie par les Conseils Régionaux, les Communes donc nous, contribuables, puissent être attribués aux français plutôt qu’à des Roms? Faut-il faire des coupes claires dans cette Europe des 28 qui compte malheureusement trop de pays qui tirent l’Europe des 12 vers le bas? Je n’ai pas la réponse. Mais je m’inquiète. Je m’insurge contre ce « nouveau monde du changement » qui n’est qu’une vaste fumisterie et qui nous tire tous: foyers, chefs d’entreprise, salariés, libéraux, vers un gouffre sans pareil.

Lorsque j’entends certains grands, très grands et très capables chefs d’entreprise me dire qu’ils ne savent pas comment ils vont faire pour sauvegarder leur propre emploi et celui de leurs salariés, comment moi, moi qui ne suis qu’une ex-chef d’entreprise de taille TPE pourrais-je trouver LA solution à ce marasme sans précédent?

Tout ce que je sais, c’est qu’il faut très vite réagir et trouver de la compétence incarnée ►

nicolas_sarkozy

Je passe du coq à l’âne, mais comme je viens d’évoquer plus haut dans cet article mes anciens partenaires et prestataires, même s’ils le savent car je leur ai dit avant que je ne cesse mon activité, je voudrais dire publiquement qu’en 5 ans, j’en ai croisé des pourritures, OUI VOUS AVEZ BIEN LU: DES VRAIES POURRITURES HUMAINES, enfin plutôt inhumaines, mais j’ai malgré tout, eu le privilège de faire de très belles rencontres avec une fidélité de partenariat sans faille pendant ces 5 années.

Qui figure parmi mes « MERCI à vous et vous me manquez, mes anciens partenaires et prestataires »?

-> Mon collaborateur comptable qui est juste une perle rare pour sa compétence, sa disponibilité, son empathie, sa gentillesse, son amour pour le travail bien fait.

-> Mes webmasters pour leur compétence aussi, leur disponibilité également, pour les moments de rire que nous avons partagé, pour leurs conseils prodigués alors que je n’étais qu’une novice du web 2.0.

-> Mon transitaire, enfin mes transitaires car j’ai eu plusieurs interlocuteurs et tous autant qu’ils sont, ont toujours été à la hauteur de la complexité du travail qui leur est confié.

-> Mon tout premier banquier qui m’a dit « OUI » lorsque j’ai créé ma société et m’a accordé mon si petit prêt de 6.000€.

-> Certains de mes pairs de la vente directe qui n’auront jamais été avares de leurs conseils, soutient, suivi, encouragements.

-> 2 femmes de coeur qui étaient au sein de mon réseau de VDI et qui ont su voir en moi la personne que je suis et non une machine chef d’entreprise.

Comme ceci me contrarie, j’en oublie très certainement, aussi mes profondes excuses à ceux que je ne cite pas..

merci

A contrario, qui figure parmi mes « Vaya con Dios, vous ne méritez pas que je daigne regarder en arrière vous concernant »?

-> En toute logique mes fléaux incarnés: PassWord, R2D2, les blogs parasites de Facebook, la DGCCRF, tout organisme d’administration d’Etat qui m’aura sucé jusqu’à la moelle comme le RSI, le Trésor Public et j’en passe, et enfin, quasi toutes mes VDI qui auront toutes plus ou moins fait comme dans la chanson de Mr Dutronc: « Retourné leur veste » en me crachant dessus à la moindre occasion.

-> Mon dernier banquier, cette girouette sans courage, sans panache, qui se sera dégonflé tel un ballon de baudruche lorsque je lui ai dit de vive voix et entre 4 yeux ce que je pensais de lui. Peu glorieux pour un grand gaillard d’environ 1.85m et 90kg que de devenir une vraie petite souris face à une frêle femme chef d’entreprise d’1.65m les jours de grand vent et 45 kg.

J’avais besoin d’écrire ma tristesse, mon inquiétude concernant l’hécatombe que je vois se dérouler sous mes yeux, j’avais besoin de remercier publiquement ceux qui m’auront accompagnée jusqu’au bout dans mon aventure d’entrepreneur, et j’avais besoin aussi de dédier cette photo ci-dessous à ceux que je veux oublier à tout jamais:

fléaux d'entrepreneur

Si vous m’avez lue, ici, sur cet article et que vous avez adhéré à mes propos, MERCI à vous aussi.

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Année 1 et 2 de l’entreprise #4

Mon article précédent vous exposait mon expérience dans le B2B avec franchiseurs et franchisés. En B2B, j’ai d’autres témoignages, anecdotes et constatations à vous faire partager.

Comme mes produits étaient saisonniers, en fin de saison, j’avais besoin non seulement de vider mes stocks de la saison terminée mais aussi de rentrer de la trésorerie au maximum pour absorber le plus possible celle investie dans les nouvelles collections ► Fléau de base du jeune chef d’entreprise: son BFR (pour les non avertis: Besoin en Fonds de Roulement que nos amis les banques ne financent pas). J’ai donc les 2 premières années eu recours parfois à des annonces sur des plateformes dédiées au déstockage. Et comme dirait la phrase assez familière:« tu peux mais c’est dangereux! »

Dangereux? Pourquoi?Pour votre santé mentale! Parce que sincèrement, entre le « nanard » de service qui, à peine s’être courtement présenté et tout juste vous avoir dit pourquoi il vous appelle, vous demande d’entrée, de baisser votre prix alors que déstockage oblige, celui-ci est déjà plus que très bas, entre celui qui vous a confondu avec un « marchand de tapis », ou celui qui vous fait croire qu’il met une réelle option d’achat puis disparaît dans la nature (tout au moins ne procède pas au virement de votre pro-forma et surtout ne répond plus au téléphone), vous DEVENEZ CHEVRE!

Un conseil si vous avez besoin de vous débarrasser de collections passées: passez par des sites de ventes privées adaptés à vos produits et clientèle cible, au moins vous aurez de réels interlocuteurs en face de vous, pas des guignols (je n’ai rien contre les marionnettes et étant petite j’aimais beaucoup la chanson du même nom de Chantal Goya! – Humour cynique et sarcastique certes -).

B2B

Pour avancer dans la chronologie, à la fin de la seconde année de vie de mon entreprise, j’ai pris le temps d’analyser mon chiffre d’affaires issu du B2B et j’ai pu constater que plus les mois passaient, plus les commandes de mes revendeurs étaient petites et plus ils m’exposaient au téléphone avoir des grosses difficultés de trésorerie. Je les comprenais et les comprends toujours d’ailleurs. Comment voulez-vous, si vous avez à titre d’exemple une boutique de vêtements non franchisée, rivaliser avec toutes ces grosses enseignes du textile qui cassent les prix en permanence (l’anniversaire XY, la semaine de folie, les soldes avant les soldes, les soldes après les soldes etc etc…  et pourquoi pas la Fête du Slip tiens?!) et peuvent communiquer à foison sur tous types de support? C’est presque mission impossible lorsque l’on connaît le coût d’une campagne de simples flyers recto/verso distribués en boîtes à lettres. Pour une grosse enseigne en revanche, ces campagnes représentent des cacahuètes, mais pas pour un indépendant. La bataille est donc inégale. Et au fil des mois j’ai commencé à perdre certains de mes revendeurs car en fermeture définitive. Parallèlement, en même temps, je commençais aussi à voir certains de mes homologues e-commerçants fermer les uns après les autres. A tel point que je me souviens avoir été prise de panique en me disant que la prochaine, ce serait moi… Mais non. J’ai eu l’impression pendant une époque d’être comme le Dernier des Mohicans.

Je suis donc passée par une phase de réflexion et de remise en question afin de ne pas subir le même sort que beaucoup de mes revendeurs et beaucoup de mes pairs e-commerçants.

C’est à ce moment là que j’ai réalisé une chose: nous, chefs d’entreprise de type TPE/PME, nous nous sentons bien seuls parfois, isolés, torturés par les choix à faire avec personne pour nous guider si vous n’avez pas d’associé (ce qui était mon cas). D’ailleurs après coup, j’aurais dû adhérer à des associations telles que CGPME qui est présente dans toutes les régions, avec bien souvent un Pôle Femmes, mais je n’en avais pas le temps car la tête dans le guidon et trop de multi-casquettes à porter.

Quoiqu’il en soit, je n’avais pas le temps de trop m’attarder à m’apitoyer et il fallait que je réfléchisse vite et bien.

De là est sorti une idée issue de cette analyse: il n’existe que 3 voies de distribution: en boutique, en VPC (e-commerce), en vente directe. J’avais déjà la première et la seconde, il ne me manquait que la troisième. C’est ainsi que pour pallier à une baisse éventuelle et notable de mon chiffre d’affaires, et donc une stagnation de ma progression, j’ai décidé de travailler à maîtriser la vente directe et d’ajouter une fois ce sujet maîtrisé cette voie de distribution à mon actif.

 

En route vers l’année 3 de mon ENREPRISE #1

La suite au prochain article.

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Le commencement #1

J’ai imaginé écrire ce blog comme on écrit un livre. C’est pourquoi il aura une structure bien particulière en terme d’ordre chronologique des articles qui vont se succéder.

J’écris surtout ce blog pour faire part de mon expérience mais aussi pour moi: mettre des mots bien précis sur des maux, il paraît que cela a un effet libérateur et il est indéniable que j’ai un grand besoin de me libérer de beaucoup de vécu violent et douloureux de mon expérience de l’entrepreneuriat.

Je vais donc dans un premier temps focaliser mes articles sur ce qui est l’essence même de ce blog: mon témoignage, mon vécu de chef d’entreprise avec ses vérités.

Dans un second temps, mes articles traiteront alternativement d’analyses, tout au moins de mon point de vue sur beaucoup de sujets qui nous concerne, nous, chefs de TPE, PME que ce soit au présent, au passé ou au futur, et de ce que je nomme les fléaux et parasites de l’entreprise.

► LE COMMENCEMENT #1

Après un parcours professionnel un peu atypique puisqu’ayant exercé dans des secteurs d’activité très hétéroclites, je me suis lancée dans l’aventure de la création d’entreprise il y a 5 ans.

A cette époque, j’étais pleine d’envie, d’espoirs, et cerise sur le gâteau j’étais convaincue d’avoir THE idée. Comme tout créateur d’entreprise, je ne pouvais pas m’auto-financer de A à Z, aussi là commença mon tout premier parcours du combattant: convaincre les banques de me suivre dans mon projet.

Malgré un savoir-faire déjà acquis par mes expériences professionnelles précédentes, un business plan en béton, un prévisionnel ficelé comme un magnifique rôti de 1er choix, obtenir un financement fût très compliqué. Pourtant, non sens n°1 que je soulève avec ce blog, à l’époque je ne demandais que 6000€ de financement et j’essuyais réponse négative sur réponse négative. Allez chercher l’erreur lorsque l’on sait que ce n’est même pas le prix d’une voiture de ville d’occasion et que pour ce type de prêt, les banques financent volontiers des véhicules bien plus coûteux à des ménages pas forcément très solides quant à leur budget. Je m’en gratte d’ailleurs encore la tête…

La première banque chez qui j’ai frappé fût, par réflexe pour y être cliente depuis à l’époque déjà plus de 15 années à titre personnel avec un compte courant sans aucun incident, un livret A comme n’importe quel franchouillard de base, et même un plan épargne logement: le Crédit Agricole.

Logo-Credit-Agricolela banque à qui ne pas parler sauf si vous n’avez besoin de rien!

Je me rappelle encore de ce que Mr Arnaud de Montebourg  avait exprimé lors d’une conférence à laquelle j’avais assisté en 2010 alors qu’il abordait la situation des agriculteurs. En gros, il avait dit: « Comme son nom l’indique, dans Crédit Agricole, il y a le mot agricole. Qu’on m’explique donc pourquoi lorsqu’un agriculteur demande un soutient financier au Crédit Agricole, on le lui refuse?! » (Ceci m’avait fait glousser comme une poule – sujet agricole oblige –  compte tenu de ce que je pensais de cette banque).

Je ne demandais pas le financement d’un élevage de chèvres, loin de là, mais juste 6000€ après plus de 15 années de bons et loyaux services de cliente docile, carrée dans ses comptes, et fidèle. Et la réponse du Crédit Agricole a été: NON.

Vérité n°1: A tous les futurs chefs d’entreprise (car si vous êtes déjà dans l’engrenage de l’entrepreneuriat vous devez déjà avoir votre banquier attitré), je vous déconseille le Crédit Agricole que je qualifierai de banque…….. de………. papier toilette? Ramassis d’idiots? Que sais-je, mais vous m’avez comprise.

Anecdote n°1 par contre: lorsqu’un an après avoir créé mon entreprise, j’ai remporté un concours récompensant les créateurs d’entreprise, devinez qui m’a remis mon chèque de lauréat? Le Crédit Agricole! Drôlesque non?

Vous l’aurez compris, j’ai obtenu un financement, créé mon entreprise mais pas grâce au Crédit Agricole, et non sans mal aussi, car la France aime beaucoup mais alors beaucoup rendre les formalités administratives très compliquées alors qu’elles pourraient être si simples. Si  à cette complication et lourdeur administrative vous ajoutez une pincée d’incompétence de certains fonctionnaires employés au CFE, au GTC, ou au SIE, c’est que ça y est, vous commencez à rentrer dans le vif du sujet: Bienvenue dans le monde de fous des entrepreneurs français et ce n’est qu’une petite mise en bouche. Ce qui m’amène donc finalement à aborder le fléau n°1 de tout entrepreneur français: l’administration française et ses perles de culture!

Si vous êtes déjà chef de TPE/PME ou en passe de le devenir, voir ex chef de  TPE/PME, je suis persuadée que vous aussi vous avez dû presque faire un stage des chez Commandos pour obtenir un vulgaire tampon sur un document (à prix d’or ceci dit d’ailleurs le coup de tampon).

 

► LE COMMENCEMENT #2

La suite au prochain article.

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