La frustration de l’idée que l’on ne peut pas faire devenir entreprise – Conseils

J’ai beaucoup de mal à rédiger mes articles depuis quelques jours, car j’ai la désagréable sensation d’avoir comme la maladie d’Alzheimer, des trous noirs ou grosses pertes de mémoire, d’énormes difficultés à me concentrer et tout un panel de sensations très désagréables comme de violents maux de tête, etc etc.. Pour résumer, ça ne va pas fort. Et pourtant, paradoxe, bien que ça n’aille pas, je suis frustrée car comme je ne peux plus pour le moment de nouveau endosser la casquette de chef d’entreprise en raison de ma maladie, et aussi car je ne veux plus entendre parler d’entrepreneuriat pour les raisons que vous connaissez si vous avez lu mes articles précédents, je ne peux pas mettre en place une idée de business qui, lorsque je prends le temps d’y réfléchir, pourrait cartonner tant elle est atypique et de surcroît sur un marché porteur à l’avenir encore relativement prometteur.

Et avoir THE IDEE, mais ne pas pouvoir la faire VIVRE, c’est frustrant lorsque l’on est entrepreneur dans l’âme…

Je souris rarement en raison de ma maladie, ris encore moins, bref, je suis triste au quotidien, mais (accrochez-vous car ce qui va suivre frise un sujet de philosophie au Bac soit le genre de succession de mots où tu te dis: Hein? ça veut dire quoi?)► l’idée de cette IDEE me fait sourire et m’emmène au delà de mon impression d’envie de rien. Dommage que je n’aie réellement plus du tout l’envie, le goût, la hargne de me lancer à nouveau au pays des requins…

idée

Mais de cet article sur mon idée de business, on pourrait malgré tout en venir à se poser la question: A quel moment un porteur de projet doit-il divulguer son idée sans risquer de se la faire « piquer » par un autre?

J’aurais tendance à dire: une fois que sa société est immatriculée et qu’elle est active, pas avant, sinon, ce porteur de projet, s’il n’est pas assez aguerri, risque fort de se faire souffler son idée par plus averti que lui dans le business donc de se retrouver le bec dans l’eau avec dans le meilleur des cas, un concurrent direct qui arrive en même temps que lui sur le même marché, et dans le pire des cas, il ne met même plus son projet à bien car il ne peut rivaliser avec celui qui se sera mis à sa place en se positionnant le premier sur le marché de son idée.

Un exemple dont j’ai déjà parlé: il était une idée de réseau social, portée par 2 jeunes créateurs de start-up. L’un des 2 était bien plus vicieux que l’autre. Et au lieu de faire naître ce projet en association (qui était tout de même une association par amitié et même envie commune), pas de chance, le plus vicieux des 2 aura travaillé en parallèle pour sortir ce projet de réseau social révolutionnaire tout seul (tout au moins sans cette association avec son ami). Le projet vous le connaissez: FACEBOOK, le plus vicieux des 2 aussi: Mark Zuckerberg. Moche tout de même cette démarche non?

Aussi, si j’avais à donner quelques conseils de rétroplanning à bien respecter à tout porteur de projet qui a donc une idée qu’il souhaite transformer en réelle société active, voici:

1/ Si le projet est porté par plusieurs associés: toujours s’assurer que l’on ne se fera pas trahir par ceux-ci avant l’immatriculation finale de la société et surtout bien ficeler les statuts.

2/ Si le projet est porté par une seule personne, et si ce porteur de projet a réellement besoin d’une aide extérieure pour mener à bien son projet, ne passer que par des organismes faits pour cela, comme BGE Perspectives par exemple ou toujours faire signer un contrat de confidentialité et d’engagement à ne pas reproduire le projet si le porteur de projet fait appel à une tierce personne indépendante dans le conseil à la création d’entreprise.

3/ Si le projet a pour objet d’exploiter un nom de marque, bien commencer par déposer cette marque à l’INPI (après avoir effectué une recherche dans la base marques pour qu’on ne vienne pas vous réclamer une antériorité quelconque) et ne pas hésiter à verrouiller la marque sur un nombre de classes conséquent (à condition que ce ne soit pas tout et n’importe quoi non plus).

4/ Si le projet a pour objet d’exploiter une innovation, bien déposer cette innovation sous forme de dépôt de dessins et modèles à l’échelle que l’on souhaite (nationale, internationale), et bien déposer un brevet d’innovation (toujours à l’échelle que l’on souhaite).

5/ Si le projet a pour vocation d’être en activité en partie ou en son tout sur le web, bien acheter tous les noms de domaines qui peuvent être différemment orthographiés en rapport avec le nom commercial ou marque s’il s’agit d’une exploitation de marque, et bien penser à acheter les extensions principales. A titre d’exemple, votre projet va porter sur l’exploitation d’un nom de marque (la vôtre) et vous avez décidé d’appeler cette marque (là je donne un nom au hasard): ANTIPINGOUIN. Il vous faut donc déposer votre marque, soit Antipingouin, à l’INPI. Si Antipingouin est un objet novateur, déposez vos dessins, modèles et brevet, puis ensuite pensez à bien acheter les noms de domaines principaux pour vous « blinder » sur le web. Ce qui donnerait à minima ► antipingouin.com / antipingouin.fr/ anti-pingouin.com/ anti-pingouin.fr (pourquoi .fr? Parce qu’ici tout au moins nous sommes en France mais si vous êtes espagnol, optez pour le « .es » of course!) et si vous avez un peu de « rab » financièrement, car un nom de domaine ne coûte guère, déclinez aussi votre antipingouin.’extension principale’, par exemple ‘.com’ au PLURIEL, on ne sait jamais.

ANTIPINGOUIN

Sur ce, je me surprends car moi qui ne pensais écrire que quelques lignes, au final cet article veut quand même dire quelque chose, et ça m’aura fait du bien de l’écrire, et ça, c’est l’essentiel. Si de surcroît il peut être d’utilité, c’est encore mieux.

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Chef d’entreprise: phase de création, conseils et erreurs à éviter

Voici quelques conseils et erreurs à éviter pour tout futur chef d’entreprise porteur de projet afin que vous évitiez de vous prendre les pieds dans le tapis avant même d’avoir commencé.

1/ MON PROJET/ MON IDEE: Mon projet, mon idée, sont-ils pertinents? Mon idée est-elle différente de ce que l’on trouve actuellement sur le marché sur lequel je souhaite me lancer et me positionner? Mon idée est née comment: de quelle constatation en l’occurrence? Mon idée a-t-elle une valeur ajoutée qui fait que mon projet une fois devenu entreprise/société, va se différencier des autres sociétés déjà actives dans mon secteur? Mon projet est-il suffisamment mûri, abouti? Ai-je soumis mon projet à des proches pour avis, consultation, réaction vis à vis de mon idée afin de m’assurer que je ne suis pas le seul à penser que mon projet est bon?

2/ MON BUSINESS PLAN: Sais-je exactement ce que doit contenir mon business plan?  Suis-je conscient des points clés qu’il doit contenir, en l’occurrence:

  • Etude de marché.
  • Ma dimension entrepreneuriale.
  • Prévisionnel et projections + Mon plan média.
  • Dans la continuité de mon prévisionnel: chiffres clés comme mes charges qu’elles soient fixes ou variables, mes concurrents directs et indirects, ma marge, mon coefficient à la revente si je suis au régime BIC et selon si je vends en B2C ou/et B2B mes coefficients respectifs.
  • Mon sourcing (toujours si je suis au régime BIC).
  • Les fluctuations des devises si mon sourcing ne se situe pas en France.
  • Le champ de mes compétences si je suis seul, et le bilan des compétences de mon/mes associé(s) si nous sommes plusieurs à porter ce projet.
  • Mes éventuelles lacunes (si je ne pallie pas à celles-ci, c’est une erreur! Je me dois donc vite de m’entourer ou de solliciter l’appui de personnes possédant les compétences que je ne n’ai pas pour le moment).
  • Les points forts et les points faibles de mon projet.
  • Mon financement (nous en revenons donc au prévisionnel) ainsi que mes besoins en trésorerie. Mes diverses possibilités de financement! (Banque, Crowdfunding, ADIE, NACRE, micro-crédit et j’en passe…)
  • Le choix du statut juridique pour lequel je vais opter car se tromper de statut juridique en créant son entreprise peut se révéler lourd de conséquences.
  • Ma foi en mon projet car il est évident qu’il faut être prêt à affronter un milieu très « spécial » et éprouvant » en tant qu’entrepreneur.
  • Et bien d’autres points encore…. mais je ne peux tout vous dire.

business-plan

3/ MON RETROPLANNING: Sous quel laps de temps est-ce que je souhaite passer de stade de projet au stade d’entrepreneur?

4/ MON MARCHE / CONSOMMATION ET CYCLE DE VIE DE MON-MES PRODUITS: Suis intarissable sur ces points? Ai-je bien connaissance du cycle de vie de mon/mes produits si je suis au régime BIC, ai-je connaissance de la consommation telle qu’elle est actuellement?

5/ MOI: Me connais-je suffisamment pour être certain de résister à tout pour faire vivre, évoluer et développer mon projet contre vents et marées? Ai-je inclus dans mon projet d’entrée des idées et perspectives de développement de ce projet? (Si non, c’est une erreur de plus que vous commettez, bien qu’il ne faille pas « mettre la charrue avant les boeufs » vous vous devez d’ouvrir dès le départ une porte vers votre développement et surtout le rebondissement de votre projet selon les événements de la vie de votre projet).

6/ LE DEUIL: Êtes-vous prêt à faire le deuil de votre projet s’il est jugé non mature, non viable, non pertinent, ou tout au mieux à accepter que votre projet soit mis sous le couvert d’une couveuse d’entreprise?

7/ Si vous sentez que vous avez une certaine crainte suite à la lecture de ces 6 points, n’hésitez pas à me solliciter (car étant passée par là, sans me vanter car ce n’est pas moi qui le dit mais autrui, dont des spécialistes de la création d’entreprise: les business plan sont l’une de mes spécialités), pour vous aider à MONTER VOTRE PROJET en bonne et due forme. Contactez-moi!

accompagnement a la creation dentreprise

 

Chefs d’entreprise en activité: conseils et erreurs à éviter #2

La suite au prochain article.

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