Amazon, ce géant du web qui traite ses employés comme du bétail

Je l’avais promis à mon ami, je me fais la plume de sa mésaventure récente chez Amazon, ce géant du web qui engrange des milliards d’euros, bien qu’il ait une interface pourrie pour l’internaute et encore plus pourrie vu de derrière en tant de vendeur.

Ah Amazon, oh grand manitou du web, qui d’une part de contribue pas réellement à donner une excellente image du web tant leur marketplace est moche, et qui d’autre part embauche en intérimaire à tour de bras mais n’hésite pas à mettre fin à la mission de ces mêmes pauvres intérimaires pressés comme des citrons tant on leur demande un haut rendement, en plein milieu de poste.

On s’étonne que beaucoup de sites e-commerce ont fermé cette année 2014, et pourtant parmi ces sites, j’en connais qui étaient très bien placés depuis des années. Pas la peine de tant s’étonner tant que ça au regard de plusieurs facteurs ►

1/ Le Pingouin est plus préoccupé par ses feux de cheminée que par son taux de chômage au plafond et son économie à ras les pâquerettes.

2/ Le français commence à revenir à des achats uniquement en boutique physique car le web est devenu pour certains produits moins rassurant qu’en magasin réel en dur.

3/ Des mastodontes tel Amazon n’ont qu’un seul objectif, devenir de plus en plus leader sur le marché des achats en ligne, peu importe à quel prix, qu’il soit financier en ne payant pas forcément toutes ses dettes/ taxes / charges, et humain en exploitant ses employés.

Pour en revenir à Amazon vu de l’intérieur, voici le témoignage par mes doigts sur mon clavier de ce que mon ami a vécu:

Il a été embauché en intérimaire plus de 3 mois après avoir passé les « tests Amazon » avec succès (déjà la promesse de démarrer rapidement après qu’il ait réussi tous les tests n’a pas été tenue, sauf si l’on considère que 3 mois de délai est RAPIDE). Une fois sa première journée d’intérimaire faite, il est rentré cuit, mort, lessivé de sa journée, bien qu’il ne soit ni fainéant, ni rachitique à ne pas pouvoir porter ne serait-ce qu’un colis. En d’autres termes, le rendement imposé au sein d’Amazon est tel qu’on se croirait dans le film de Charlie Chaplin « Les temps modernes » mais version 21ème siècle et en pire en plus!

Il a travaillé dur pendant des semaines pour non seulement systématiquement atteindre les objectifs de rendement fixé mais aussi les dépasser car il avait espoir, n’ayant rien d’autre en vue, d’être embauché « salarié d’Amazon » et non plus intérimaire de telle société d’Intérim. Il était chaque jour le premier sur la longue liste des employés sur les chaînes de préparation de commandes. Mais peut-être aurait-il mieux fait de se contenter du minimum syndical lorsque l’on sait ce qui lui est arrivé au final.

amazon traite ses employés comme du bétial

Un matin, il a pris son poste fort tôt, en remarquant de beaucoup des têtes connues qu’il croisait depuis des semaines étaient absentes. Sans se poser de question car une fois la sonnerie enclenchée, la seule chose qu’Amazon attend de son personnel est: que les managers field support jouent les chiens d’attaque prêts à aboyer sur les membres de leur équipe, et que les membres de ces équipes carburent à la vitesse de la lumière en fermant surtout bien leur clapet.

Seule exception à la règle pour que les cerbères n’aboient pas et les employés sur les chaînes aient presque le droit de respirer un peu plus fort est qu’il y ait une visite d’un politique du coin qui se profile ce jour-ci et dans ce cas, Amazon, comme de par magie sort la crêpière, met de la musique ou appelle une équipe sportive pour signer des autographes histoire de faire croire qu’Amazon est bienveillant, prévenant, bref, le Père Noël incarné.

Ce qu’il ne savait donc pas ce matin là, c’est qu’il y avait une raison à ces têtes connues absentes: la veille, Amazon avait mis fin à la mission de plus de 70 intérimaires en un seul poste. Lorsqu’il rentra chez lui une fois son poste fini, il reçu un appel de l’agence d’Intérim qui l’embauchait pour le compte d’Amazon en lui annonçant que ça n’était pas la peine qu’il se présente le lendemain au travail, sa mission était finie, il devait rapporter son badge au plus vite à la dite agence. Et Hop, encore une vague de plus de 100 intérimaires stoppés en plein élan en un seul poste! Le lendemain, il sut par un « collègue » que pire encore, vicieux qu’est ce cher Amazon, au moment de la pause du matin, les cerbères en question avaient juste dit aux moutons d’intérimaires qu’ils pouvaient rentrer chez eux car toutes les commandes étaient traitées, donc au lieu de terminer à 13h00, ils finissaient à 10h30. Mais ce que ces pauvres moutons d’intérimaires ne savaient pas, c’est qu’une fois arrivés au portique de sortie, d’autres cerbères les attendaient pour leur demander de rendre leurs badges. Qui dit plus de badge dit plus de travail, la dure loi de « pas de bras pas de chocolat » revisitée par Amazon. Aussi, de nouveau plus de 70 intérimaires stoppés mais cette fois-ci en plein poste….. ça laisse dubitatif…

Que dire de plus après avoir raconté cela si ce n’est que travailler chez Amazon revient à être traité comme un moins que rien, un numéro, un kleenex que l’on jette une fois qu’on s’est bien mouché dedans, pire encore un morceau de papier toilette une fois qu’on s’est bien torché le cul avec. Oui je sais, c’est cash, c’est graveleux, mais c’est AMAZON, le géant du web au logo qui sourit mais qui se torche le cul avec des êtres humains. 

Si après ça vous avez toujours envie d’engraisser ce marketplace, libre à vous, moi, je passe mon tour et préfère lui souhaiter Joyeux Noël Félix!

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