La perception qu’autrui se fait d’un chef d’entreprise: en gros le patron est un con

Comme je cherche un travail, j’ai récemment décroché un entretien pour une embauche éventuelle et ceci m’a ouvert les yeux sur comment, nous, chefs d’entreprise, étions perçus par les recruteurs.

► Petite parenthèse: j’ai dû envoyer au moins une centaine de CV, oui oui, au moins 100, et soit je n’ai pas de réponse, soit j’ai eu une/des réponse(s) mais négative(s) (y compris pour des postes pourtant bien en dessous de mes compétences), et cet entretien aura pour le moment été le seul que j’aurai réussi à décrocher, entretien que je n’ai pas hésité à aller passer à 600km de chez moi car je suis dans l’urgence de trouver un emploi. Et après, je vois aux informations télévisées que Mr Rebsamen, Ministre du Travail parle de renforcer les contrôles chez les demandeurs d’emploi….humhum…je reste dubitative… Effectivement il y a des chômeurs professionnels, mais il y a aussi des demandeurs d’emploi comme moi qui s’usent chaque jour à en trouver un, souvent d’ailleurs sous-payé compte tenu du contexte économique, souvent précaire (trouver une offre en CDI relève du miracle).

Alors Mr Rebsamen, déjà, cela coule de source qu’il y ait sanction en cas de fraude à la déclaration de situation de demandeur d’emploi: ça chez moi, ça s’appelle pondre une phrase débile et ne pas avoir inventé la poudre. Au lieu de parler de contrôles renforcés chez les demandeurs d’emploi, pourquoi ne contrôleriez-vous pas ceux qui en ont un dans vos administrations étant donné que la seule chose qu’ils sachent correctement faire est de surveiller la pendule ou la machine à café? Pourquoi Mr Rebsamen ne cherchez-vous pas plutôt une solution pour endiguer la montée du chômage et la montée en puissance de la fermeture des entreprises, petites, moyennes ou grandes? En fait d’ailleurs, pourquoi vous ne vous tairiez-vous pas tout court afin d’éviter de sortir des conneries aussi monumentales que celle-ci, bien que je ne sois pas surprise puisqu’elles sont dans la continuité des toutes les conneries monumentales de ce Gouvernement Pingouin, qui, au lieu d’agir pour ce fameux changement, n’a pour le moment su que pondre une réforme scolaire qui dépasse toute logique!

Pour en revenir à l’objet de cet article, suite à mon entretien avec le recruteur en question mentionné ci-avant, voici ce que j’en ai déduit aux vues de l’orientation qu’a pris cet entretien, c’est à dire: mauvaise, et, bien que je sois au fond du trou, malheureusement, quand je trouve qu’on me sort des inepties infondées, je ne peux pas me taire, d’où un entretien « fight »* (*houleux, dirons-nous).

Comme le poste à pourvoir était non pas pour être « Responsable de… », « Chef de… » mais plutôt orienté « Faire partie de… », ce Monsieur a donc d’entrée commencé par mettre en doute mes capacités à m’intégrer dans une équipe. Ensuite, il a fait une description du profil des chefs d’entreprise comme étant des machines, sans coeur, sans sentiment, dépourvus de toute empathie, de toute capacité à s’impliquer dans un schéma économique et social et non seulement économique tout court, en gros, pour lui, nous, chefs d’entreprise, sommes associables, ne savons pas ce qu’est l’esprit d’équipe, nous sommes de VERITABLES CONS.

► Et c’est là que je ne suis pas du tout d’accord!

patron percu comme un enfoiré

Moi aussi avant d’être chef d’entreprise je suis passée par le salariat et effectivement, des patrons cons, j’en ai croisé, mais tous ne l’étaient pas! Je parle surtout de mon point de vue de patron d’une TPE comme je l’étais, pour les patrons de PME, les artisans, les commerçants. Croyez-vous que cela nous plaît de prendre, surtout lorsque l’on est seul aux commandes de sa société, certaines décisions dont nous connaissons les répercutions sur l’humain que nous gérons? NON!

Malheureusement, peu de personnes arrivent à intégrer dans leur cerveau borné que lorsque nous sommes chef d’entreprise, surtout si notre entreprise est de taille humaine, justement nous sommes HUMAINS. Nous devons faire notre Dr Jekill et Mister Hide. C’est à dire que nous devons prendre des décisions parfois très dures car ces décisions sont cruciales pour le devenir de notre société, mais en parallèle, nous souffrons réellement de devoir faire ces choix. Pour le lambda, étant donné que nous sommes une seule et unique personne, nous sommes donc des machines sans coeur selon les décisions difficiles que nous devons prendre pour notre société. Or, NON, nous avons un coeur, nous sommes altruistes, mais devons jongler en permanence avec nos objectifs incontournables à réaliser pour ne serait-ce que payer nos charges et diverses taxes toujours plus lourdes, et les relations humaines que nous entretenons avec nos personnels si nous gérons de l’humain, et ce jonglage est très difficile psychologiquement à supporter. 

D’ailleurs, je reviens juste en quelques mots sur ce qui a alimenté certains de mes précédents articles, si ces blogueuses hyènes parasites, facebookiens emplis de haine et de hargne, si PassWord, R2D2, ces adorables inspectrices de la DGCCRF, ainsi que beaucoup de mes VDI, avaient ne serait-ce que réfléchi une seconde au fait que OUI, je ne pouvais qu’être humaine puisque je ne suis pas faite de métal ni de circuits imprimés, sans doute aurais-je été épargnée de tout le tourment que l’on m’a fait endurer pendant 2 années et qui dure encore au travers de cette chère Inspectrice de la DGCCRF qui veut ma peau à titre personnel. Oui j’étais chef d’entreprise et mon entreprise se portait bien MAIS j’étais et je suis un être humain, avec des sentiments! J’ai l’impression de faire comme dans le film « Elephant Man » et de crier haut et fort: JE SUIS UN ÊTRE HUMAIN! 

Je-suis-un-être-humain.

Voyez que non comptant d’être en souffrance lorsque nous avons notre entreprise, nous continuons au final de l’être après lorsque nous cherchons un emploi car nous sommes catalogués, et c’est bien dommage de nous mettre cette étiquette de PATRON = CONNARD. Tout comme c’est dommage que lorsque l’on est femme chef d’entreprise, on ait soit l’étiquette de la « truffe de service » si nous sommes trop souples, ou l’étiquette « du diable incarné qu’il faut absolument descendre » si nous adoptons un management un peu plus strict….

Et comme tant qu’à faire, qui ne tente rien n’a rien, pour rappel: JE CHERCHE UN EMPLOI.

Ah j’oubliais! Comme j’ai eu le triste privilège d’y assister impuissante devant mon écran de télévision et que chaque année, le 11 Septembre, je ne peux m’empêcher de penser à ce terrible moment, voici pour toutes les victimes ainsi qu’à leur famille:

in_memory_of_the_innocent_victims_who_died_on_september_11_2001

 

Entreprises et financement: Banques et Crowdfunding* (*financement participatif)

La suite au prochain article.

Rendez-vous sur Hellocoton !