En route vers l’année 3 de l’entreprise #2 – Année 3

Comme je l’exposais précédemment, j’avais donc après réflexion et analyse de mon chiffre d’affaires issu du B2B, décidé d’ajouter la seule voie de distribution qui me manquait: la vente directe. Je connaissais certaines bases de vente directe mais il fallait que je le reconnaisse, j’avais aussi beaucoup de lacunes pour suffisamment maîtriser le sujet et enfin partir à la recherche de mes futures VDI (vendeur à domicile indépendant).

J’ai donc continué à exploiter mes 2 voies de distribution tout en préparant mon lancement en vente directe pendant plusieurs mois pour qu’au moment de mes premiers recrutements, je sois parfaitement opérationnelle. Ne se lance pas dans la vente directe qui veut et qui a vu de la lumière et veut entrer par curiosité, c’est un secteur très particulier, un réel métier.

Au bout de quelques mois, avec l’aide de professionnels de la vente directe adhérents de la FVD en terme de conseils qu’ils m’auront prodigués, tout était prêt: les documents internes pour mes futures VDI, mon programme de recrutement, de formations, les documents qui allaient être les supports administratifs de mes VDI pour leurs commandes etc etc…

Parallèlement, j’avais à la fois envie d’un nouveau look pour mon site e-commerce, et surtout j’avais besoin de le faire évoluer en vue de cette nouvelle voie de distribution que j’allais ajouter. Aussi, j’ai fait remanier mon site e-commerce par mes webmasters pour le rendre plus performant, plus agréable pour les internautes, et encore plus « pro » d’aspect bien qu’il soit déjà très carré. L’année 3 de mon entreprise démarra donc par un site e-commerce tout beau tout propre, et le lancement à quelques semaines près de mes premiers appels au recrutement de VDI.

Comme j’avais à l’époque déjà une bonne communauté sur Facebook, mes premiers appels au recrutement furent sur ce réseau social. Et je ne sais encore pourquoi, car la vente directe a bien souvent une image « vieillotte » tandis que la majorité des personnes sur Facebook ont moins de 35 ans, soit donc un profil aux antipodes de la « vieillotterie », cela a fonctionné. En quelques mois à peine, j’avais déjà constitué un bon réseau de vente à domicile de mes produits avec des VDI un peu partout en France.

L’impact sur mon chiffre d’affaires a bien entendu été positif, l’impact sur mon volume de travail aussi par contre, et déjà que je n’avais pas de vie, avec cette troisième voie de distribution, je commençais mes journées à 5h30 du matin avant le lever de mes enfants, et les finissaient à bien souvent 23h voir minuit, juste avec les pauses que toute maman fait si elle n’a pas de mode de garde et ne met pas ses enfants à la cantine: celle du midi, celle de la sortie d’école de fin de journée, et les repas (je vous rassure, je prenais tout de même le temps d’une douche!).

Je crois que cette période, même si épuisante, aura été la période durant laquelle je me suis le plus épanouie à être mon propre employeur, à avoir ma propre barque à mener. Même sur Facebook, l’ambiance au sein de ma communauté était joviale, agréable, ma page/communauté drainait des visites pour mon site e-commerce, et les visites étaient transformées. Facebook m’était donc à la fois utile en terme de CA, de taux de conversion, d’e-réputation, de recrutements, et agréable, plaisant même pour être franche.

vente directe et vdi

Seul petit bémol qui a légèrement plombé (mais pas à s’en pendre non plus) mon épanouissement pendant cette période a été ma décision de passer de l’EI en société car plus intéressant fiscalement. Disons que notre cher RSI ainsi que le SIE ont eu légèrement du mal à comprendre que non, je n’avais pas liquidé mon EI, mais transformé mon EI en société.

ANECDOCTE RSI ► N’arrivant pas visiblement à comprendre que mon EI était juste devenue société, j’ai été radiée du RSI en tant que personne physique de mon EI (jusque là, RAS, c’est tout à fait normal), mais ne sachant que faire, ils m’ont radiée tout court! Après que mon cabinet comptable leur ait expliqué (toujours en mode lettre recommandée bien entendu!) maintes et maintes fois le pourquoi du comment, un jour j’ai enfin reçu une nouvelle attestation de prise en charge par le RSI, mais petit souci, il n’y avait plus mes enfants dessus: tour de magie du RSI, ils avaient fait disparaître mes enfants!

Mon cabinet comptable a dont repris ses bonnes habitudes d’appels, lettres recommandées au RSI pour que mes enfants soient de nouveau sur ma carte vitale comme ils l’avaient toujours été. Et là, drôlissime mais VRAI, j’ai reçu pas moins de 4 cartes vitales différentes pour obtenir la bonne avec tout le monde dessus. Une fois il en manquait un, celle d’après j’étais de nouveau seule dessus, bref, un réel grand n’importe quoi.

carte-vitale-2_01

** Je passe du coq à l’âne en faisant une parenthèse moins drôle cette fois par contre mais toujours concernant le RSIFuturs chefs d’entreprise, sachez que même après l’arrêt de votre société, le RSI continuera à faire du grand n’importe quoi et vous demandera de payer des cotisations trimestrielles et de régularisation non seulement erronées mais en plus de cela d’un montant on ne sait pourquoi, exorbitant! Préparez-vous d’ores et déjà mentalement à cela auquel cas vous cesseriez d’exercer en indépendant et liquideriez votre société, car je n’y étais pas prête et dans l’état où je suis actuellement, le choc est réellement dur à encaisser….**

Après plusieurs mois à jongler avec 3 voies de distribution, constatant encore de manière plus flagrante la baisse de mon chiffre d’affaires provenant du B2B et surtout épuisée physiquement, j’ai dû prendre à nouveau le temps de réfléchir vite et bien sur la position qu’il me fallait prendre pour le bien de ma société. Soit je conservais les 3 voies, mais sachant que j’en avais une qui devenait de plus en plus fragile: B2B, soit je coupais la tête à l’une de ces voies pour me focaliser sur celles qui étaient les plus rentables. J’ai alors décidé que pour la prochaine collection saisonnière de mes produits, je stopperais le B2B et ne conserverais que mon site e-commerce et la vente directe.

L’été passe tranquillement, le réseau par contre est quasi inactif pendant cet été là (mais c’est ainsi en vente directe, il faut juste le savoir et l’anticiper en terme de trésorerie), je prends quelques jours de congés en famille (lorsqu’on est chef d’entreprise, seul aux commandes de son propre bateau, il est fort rare de prendre plus d’une semaine de vacances et si vous êtes dans l’entrepreneuriat de type TPE/PME, vous le savez tout autant que moi) pour me préparer à une rentrée je l’espère à l’époque en trombe, et ce avec une mine un peu moins décrépie par mes heures de travail cumulées tout au long des mois précédents. Et là, malheureusement, je n’arrive même plus à me souvenir comment tout à commencé mais tout ce que je sais c’est que mon cauchemar a commencé.

 

Année 4 de mon ENTREPRISE: le CAUCHEMAR #1

La suite au prochain article.
Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités