Le commencement #1

J’ai imaginé écrire ce blog comme on écrit un livre. C’est pourquoi il aura une structure bien particulière en terme d’ordre chronologique des articles qui vont se succéder.

J’écris surtout ce blog pour faire part de mon expérience mais aussi pour moi: mettre des mots bien précis sur des maux, il paraît que cela a un effet libérateur et il est indéniable que j’ai un grand besoin de me libérer de beaucoup de vécu violent et douloureux de mon expérience de l’entrepreneuriat.

Je vais donc dans un premier temps focaliser mes articles sur ce qui est l’essence même de ce blog: mon témoignage, mon vécu de chef d’entreprise avec ses vérités.

Dans un second temps, mes articles traiteront alternativement d’analyses, tout au moins de mon point de vue sur beaucoup de sujets qui nous concerne, nous, chefs de TPE, PME que ce soit au présent, au passé ou au futur, et de ce que je nomme les fléaux et parasites de l’entreprise.

► LE COMMENCEMENT #1

Après un parcours professionnel un peu atypique puisqu’ayant exercé dans des secteurs d’activité très hétéroclites, je me suis lancée dans l’aventure de la création d’entreprise il y a 5 ans.

A cette époque, j’étais pleine d’envie, d’espoirs, et cerise sur le gâteau j’étais convaincue d’avoir THE idée. Comme tout créateur d’entreprise, je ne pouvais pas m’auto-financer de A à Z, aussi là commença mon tout premier parcours du combattant: convaincre les banques de me suivre dans mon projet.

Malgré un savoir-faire déjà acquis par mes expériences professionnelles précédentes, un business plan en béton, un prévisionnel ficelé comme un magnifique rôti de 1er choix, obtenir un financement fût très compliqué. Pourtant, non sens n°1 que je soulève avec ce blog, à l’époque je ne demandais que 6000€ de financement et j’essuyais réponse négative sur réponse négative. Allez chercher l’erreur lorsque l’on sait que ce n’est même pas le prix d’une voiture de ville d’occasion et que pour ce type de prêt, les banques financent volontiers des véhicules bien plus coûteux à des ménages pas forcément très solides quant à leur budget. Je m’en gratte d’ailleurs encore la tête…

La première banque chez qui j’ai frappé fût, par réflexe pour y être cliente depuis à l’époque déjà plus de 15 années à titre personnel avec un compte courant sans aucun incident, un livret A comme n’importe quel franchouillard de base, et même un plan épargne logement: le Crédit Agricole.

Logo-Credit-Agricolela banque à qui ne pas parler sauf si vous n’avez besoin de rien!

Je me rappelle encore de ce que Mr Arnaud de Montebourg  avait exprimé lors d’une conférence à laquelle j’avais assisté en 2010 alors qu’il abordait la situation des agriculteurs. En gros, il avait dit: « Comme son nom l’indique, dans Crédit Agricole, il y a le mot agricole. Qu’on m’explique donc pourquoi lorsqu’un agriculteur demande un soutient financier au Crédit Agricole, on le lui refuse?! » (Ceci m’avait fait glousser comme une poule – sujet agricole oblige –  compte tenu de ce que je pensais de cette banque).

Je ne demandais pas le financement d’un élevage de chèvres, loin de là, mais juste 6000€ après plus de 15 années de bons et loyaux services de cliente docile, carrée dans ses comptes, et fidèle. Et la réponse du Crédit Agricole a été: NON.

Vérité n°1: A tous les futurs chefs d’entreprise (car si vous êtes déjà dans l’engrenage de l’entrepreneuriat vous devez déjà avoir votre banquier attitré), je vous déconseille le Crédit Agricole que je qualifierai de banque…….. de………. papier toilette? Ramassis d’idiots? Que sais-je, mais vous m’avez comprise.

Anecdote n°1 par contre: lorsqu’un an après avoir créé mon entreprise, j’ai remporté un concours récompensant les créateurs d’entreprise, devinez qui m’a remis mon chèque de lauréat? Le Crédit Agricole! Drôlesque non?

Vous l’aurez compris, j’ai obtenu un financement, créé mon entreprise mais pas grâce au Crédit Agricole, et non sans mal aussi, car la France aime beaucoup mais alors beaucoup rendre les formalités administratives très compliquées alors qu’elles pourraient être si simples. Si  à cette complication et lourdeur administrative vous ajoutez une pincée d’incompétence de certains fonctionnaires employés au CFE, au GTC, ou au SIE, c’est que ça y est, vous commencez à rentrer dans le vif du sujet: Bienvenue dans le monde de fous des entrepreneurs français et ce n’est qu’une petite mise en bouche. Ce qui m’amène donc finalement à aborder le fléau n°1 de tout entrepreneur français: l’administration française et ses perles de culture!

Si vous êtes déjà chef de TPE/PME ou en passe de le devenir, voir ex chef de  TPE/PME, je suis persuadée que vous aussi vous avez dû presque faire un stage des chez Commandos pour obtenir un vulgaire tampon sur un document (à prix d’or ceci dit d’ailleurs le coup de tampon).

 

► LE COMMENCEMENT #2

La suite au prochain article.

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